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Dehors les poseurs !
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Let The Posers Fall ! est le septième album de ce trio finlandais, depuis sa formation 2007 (après trois ans sous le nom de THE COVEN). Il était temps de s’intéresser à la musique de ce groupe, trop souvent étiqueté Doom Metal, ce qui s’avère trop réducteur. Si CARDINALS FOLLY affectionne effectivement quelques tournures Doom, la majorité des morceaux sont menés sur des tempos trop enlevés pour la lenteur caractéristique du genre. Cette étiquette est à comprendre comme une filiation avec PENTAGRAM, groupe précurseur s’il en est, DEATH ROW, BEDEMON... Titre le plus long de l’album (7’29), Cultist Highway appartient de facto au Doom, avec ses riffs pesants et son ambiance générale majestueuse. De même que le venimeux Providence, en fin d’album, avec ses riffs pesants et sa rythmique éléphantesque.
Cependant, d’autres influences s’entendent dans ce Heavy Doom Metal, notamment celles émanant d’un certain Heavy Metal du début des années 80. Que l’on pense à PAGAN ALTAR, WITCHFYNDE, WITCHFINDER GENERAL, CLOVEN HOOF… Bref, un Heavy Metal, souvent porté sur l’occulte et, d’une manière générale, sur des sujets sombres au possible. On retrouve ici ce goût pour des compositions construites selon un agencement de séquences différenciées, avec des riffs tranchants, nettement dessinés, et une section rythmique s’adaptant avec souplesse à toutes les configurations.
Quant au chant, assuré par le bassiste Mikko, il évolue dans un registre clair et médium. Il débite des lignes de chant expressives, un peu en mode complainte. Pour autant, il faut avouer que, quand il cherche à pousser sa voix, la justesse fait quelques fois défaut. A plusieurs reprises (Your Stallions Are Burning, Cultist Highway), des vocaux hargneux et aboyés font des apparitions qui ne passent pas inaperçues, créant un contraste dynamique du meilleur effet.
Dans l’ensemble, le son demeure suffisamment clair et net pour que l’on entende correctement chaque instrument et chaque inflexion vocale. Indubitablement, il se dégage de cet album une atmosphère délicieusement lugubre, servie par des musiciens habités par leur art. Le trio s’avère totalement légitime et crédible quand il crie à la chute des poseurs !
Vidéo de New York Ripper : cliquez ici
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