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31/05/2026
Te veut ivre
PENITENT
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Diantre, la belle trouvaille que voici ! Formé à Marseille en 2022, le quartette PÉNITENT se présente à nous par le truchement d’un mini album particulièrement goûteux. Il faut dire que le groupe cultive les facteurs d’originalité. D’un point de vue stylistique, il est difficile de trancher si PÉNITENT relève du classement dans le Hard Rock ou dans le Heavy Metal. En effet, si le son général s’avère aéré, il n’en demeure pas moins que les riffs de guitare sonnent de manière charnue et apportent une indéniable épaisseur, soutenus par une basse tour à tour ronde et tendue à souhait.
Faisons fi des étiquettes, PÉNITENT œuvre dans des formats relativement brefs, entre trois et cinq minutes. C’est largement suffisant pour construire des successions de séquences contrastées, avec à la clé une tendance gentiment progressive. En sus des rythmiques déjà évoquées, soulignons l’importance des interventions de la guitare solo, toujours au service de la dynamique des morceaux, jamais portées par une quelconque volonté de démonstration technique. Autre gros marqueur identitaire pour PÉNITENT, le chant. L’option retenue est une expression en français, dans un registre clair, mi-chanté mi-déclamé, à l’instar de la manière de Christian DECAMPS aux grandes heures d’ANGE. Il y a dans le phrasé un je ne sais quoi de dramatique et de théâtral, tandis que les paroles révèlent des tournures littéraires, voire poétiques. Les thèmes abordés se veulent sombres et angoissants. En clôture d’album, le groupe se permet de reprendre le titre Fils de Lucifer, à l’origine face B d’un 45 tours publié en 1985 par le groupe ICARE (écoutez la version originale : cliquez ici). Qui plus est, l’introduction est une réappropriation du Bal en Fa Dièse Mineur d’Angelo BRANDUARDI, preuve de l’éclectisme du groupe. Décidément, PÉNITENT séduit autant qu’il intrigue et on se surprend à attendre avec impatience un premier album pour voir si le groupe tient la distance dans un format long. A priori, il est amplement permis d’espérer une bonne surprise. Les amateurs de formations plus ou moins obscures comme PAGAN ALTAR ou SARACEN trouveront leur pesant de mélodies vénéneuses, tandis que les amateurs de Hard et de Heavy chantés en français dans les années 80 feront revivre leurs sensations d’époque. Vidéos de Broucolaque cliquez ici et de Fils de Lucifer cliquez ici
Alain
Date de publication : dimanche 31 mai 2026 |
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