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17/08/2026
Nifelheim
FEJD
 
Il aura fallu de longues années avant que ma route croise celle de ce groupe suédois. En effet, la formation du combo remonte à 2002 et les albums ont été ponctuels : Storm (2009, cliquez ici), Eifur (2010, cliquez ici), Nagelfar (2013) et Trolldom (2016). Jusqu’à ce hiatus d’une décennie qui rend fin avec ce cinquième album. Ne connaissant pas les précédents albums, je ne peux établir de comparaisons, ni évaluer la progression de la musique du groupe ; je me contenterai donc de faire un point à date. Il semblerait cependant que le groupe ait durci le ton par rapport à ses débuts.

Qu’on se le dise, FEJD pratique un Folk Metal dans le cadre conceptuel de la mythologie nordique. Pas très original, objecterez-vous et je vous donnerai raison. Cela dit, FEJD est parvenu à définir une petite niche qui lui est propre. En effet, la formation ne compte aucun guitariste dans ses rangs. A priori, cette configuration rare fait courir le risque d’avoir un manque, comme un trou dans le substrat instrumental. Or, il n’en est rien car le groupe a trouvé des substituts crédibles et substantiels.

Outre une batterie au jeu généreux et dense, on tient une basse dont les lignes tendues et épaisses contribuent fortement à la dynamique de l’ensemble. L’instrument principal est la mora harpa, instrument traditionnel à cordes frottées, avec le renfort ponctuel d’un bouzouki et d’une guimbarde. Afin d’apporter plus de consistance et de ne pas laisser de vide, des claviers font office d’arrangements utiles. Tout cet attelage s’évertue à produire toujours et encore des mélodies, présentées dans un écrin rythmique puissant.
Quant au chant, il évolue dans un registre clair et médium et propose des lignes vocales modulées, souvent renforcées par des chœurs ou harmonisées, avec parfois un résultat un brin épique. De très légères touches caverneuses pointent par moments le bout leur nez, sans pour autant créer un lassant rapport de la belle et de la bête.

D’une manière générale, l’approche adoptée par FEJD s’avère très positive et limpide, dynamique et entraînante. On se surprend à entonner à pleins poumons certains refrains et on se retient d’esquisser des pas de dance, tant l’interprétation a de l’allant et avance avec force et optimisme. Voilà qui rend l’album particulièrement attrayant et plaisant à découvrir, quand bien même il ne révolutionne en rien le Folk Metal.

Vidéo de Strilja : cliquez ici
Alain
Date de publication : lundi 17 août 2026