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30/05/09
Ohmphrey
OHMPHREY
 
OHMPHREY est le résultat de la collaboration de 2 musiciens du groupe OHM : le guitariste Chris POLAND (ancien membre de MEGADETH, au cas où !) et le bassiste Robertino PAGLIARI et de 3 musiciens du groupe Rock UMPHREY'S McGEE : le guitariste Jake CINNINGER, le batteur Kris MYERS et le claviériste Joel CUMMINS. Tous les 5 se sont enfermés durant 2 jours au studio The Glass House à Los Angeles pour "jamer" cet album. La biographie fait état d'un album à la musique improvisée, et je dois avouer que je peine à le croire à son écoute. L'univers musical instrumental de ce (super) groupe américain est, synthétiquement parlant, l'association hétérogène de Heavy et de Rock (les guitares), de Jazz (la batterie et la basse), le tout accompagné par des claviers et du piano. Les compétences techniques de chaque musicien confinent au virtuose, et mettre en mots leur musique n'est pas chose aisée !

Les 6 premiers titres (de 3 à plus de 8 minutes) font chacun preuve d'une constante mélodie, où alternent ou se superposent les sons de guitares Heavy et Rock (THE SHADOWS, voire SANTANA), rageurs ou plus feutrés, où le jeu du batteur s'accélère ou ralentit au gré du titre, et où la basse se fait ronde et ronflante, avec en fond des ambiances proposées par les claviers. Jamais étouffantes, ces compositions (improvisées !) sont d'un luxe et d'une originalité rafraîchissante. Someone Said You Were Dead est le titre où le style Heavy est le plus marqué, avec son jeu de guitare façon guitar hero (SATRIANI). Denny's By The Jail est plus sombre, avec son final de folie. Not Afraid Of The Dark et son intro au piano est tout aussi remarquable. Ce ne sont là que quelques exemples de prouesse !
Les 2 derniers titres sont quant à eux plus difficile d'accès. Shrooms'N Chesse (15 minutes) évolue sur les terres d'un Jazz Progressif, tout en finesse et retenue. What's The Word, Thunderbird (12 minutes) aux sons de claviers à la DAFT PUNK (!) est le titre le moins "structuré" de l'album, où l'impression d'improvisation est la plus sensible, lui aussi emprunt d'un style Jazz Progressif.
Comme c'est le cas bien souvent (pour ne pas dire toujours !) avec ce style musical, une écoute attentive et répétée (au casque et dans l'obscurité !) est plus que nécessaire pour apprécier toute la richesse et la subtilité de ces compositions. Et saluer le fabuleux travail fait sur le mix et la production.

Une fois de plus, MAGNA CARTA nous permet de découvrir un groupe de grande classe, avec un album estampillé pur Produit (au sens noble du terme !) de ce label.




Ben
Date de publication : samedi 30 mai 2009