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14/06/11
Rev-raptor
U.D.O.
 
Pour moi, U.D.O. est sans aucun doute un groupe phare du metal allemand, qui a su en son temps écrire l'histoire du Metal avec un grand M. C'est sans doute pour cette raison que je les retrouve souvent à Wacken où presque chaque année, ils inaugurent l'ouverture de ce plus grand festival d'Europe. Sur scène, ils envoient, ça c'est clair. Leur musique endiablée entraînant toujours même les plus fatigués. Et même si leur allure se rapproche davantage des papys en blousons noirs que des réels allumés qu'ils étaient d'antan, les fans de la voix inclassable de l'ancien chanteur d'ACCEPT restent toujours scotchés devant la régularité du groupe.

C'est donc avec intérêt que se pose la question de l'apport de la nouvelle mouture, Rev-Raptor.

Le nouvel album d'U.D.O. commence sur les chapeaux de roues avec une première chanson dans la lignée de qu'on aime chez UDO. Un Heavy Metal traditionnel, efficace, ponctué d'une rythmique allemande bien structurée par la guitare en arrière plan. Même si le morceau est plaisant, il n'en demeure pas moins que le reste de l'album s'enlise dans des répétitions stéréotypées qui finissent par lasser.
Autrement dit, celui qui aimait U.D.O. jusqu'à présent ne pourra que se réjouir de retrouver une vieille bande de potes qui garde la même ligne. En revanche, pour ceux qui n'adhéraient que moyennement voire pas du tout, et bien qu'ils ne s'attendent pas à être surpris.

Underworld et Motor-Borg peuvent être soulignés car Udo ne peine pas à emmener les auditeurs, même les plus blasés.

I Give As Good As I Get se pose comme la ballade de l'album. Comme le titre de la chanson l'indique, on veut bien croire qu'U.D.O. a fait de son mieux pour cet album, mais cette chanson reste quelque peu inutile, avec des répétitions à n'en plus finir.

Un jugement un peu sévère peut-être pour un album somme toute dans la tradition d'U.D.O.. Cependant, comme mes prédécesseurs de Metal Integral sur les albums précédents, je tends plutôt à être déçue, non pas par le manque de métal classique que j'affectionne somme toute beaucoup, mais davantage par la surprise qui se fait attendre et finit par décevoir par son absence.

Un peu comme RHAPSOSY OF FIRE, à trop vouloir respecter son style et faire ce qu'on excelle à faire, U.D.O. s'est pris à son propre piège.

Peut-être sinon que les fans invétérés seront les plus adeptes à noter cet album...
vyx
Date de publication : mardi 14 juin 2011