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Chronique
MOTHER LOVE BONE - Mother love bone

Style : Hard Rock
Support :  CD - Année : 1992
Provenance du disque : Acheté
17titre(s) - 84minute(s)

Site(s) Internet : 
MOTHER LOVE BONE MYSPACE 

Label(s) :
Mercury
 (18/20)

Auteur : Chouman
Date de publication : 22/07/11
oldies but goldies: un autre martyr du grunge
Nous avons décidé de vous faire découvrir (ou re découvrir) les albums qui ont marqué une époque et qui nous paraissent importants pour comprendre l'évolution de notre style préféré.
Nous traiterons de l'album en le réintégrant dans son contexte originel (anecdotes, etc.)...
Une chronique qui se veut 100% "passionnée" et "nostalgique" et qui nous l'espérons, vous fera réagir par le biais des commentaires ! ......
Bon voyage !


MOTHER LOVE BONE constitue l’une des premières formations à éclore sur la scène de Seattle à la fin des années 1980. Caractérisé par une effervescence créative considérable, ce courant est également marqué par de forts liens d’amitié et d’admiration réciproque entre ses nombreux groupes. Reposant largement sur la forte personnalité de son chanteur Andrew WOOD, MOTHER LOVE BONE connaîtra une existence éphémère, interrompue par la tragique disparition de celui-ci, emporté en 1990 par une overdose à 24 ans seulement. En dépit de cette fin de carrière prématurée, le combo exercera une forte influence sur la mouvance grunge. C’est ainsi qu’un des groupes incontournables de ce courant, PEARL JAM, reprendra fréquemment sur scène leur fameux Crown of Thorns.

Dès 1987, Andrew WOOD, qui animait auparavant MALFUNKSHUN, joue avec trois anciens membres de GREEN RIVER, autre pionnier du grunge. Les guitaristes Stone GOSSARD et Bruce FAIRWEATHER ainsi que le bassiste Jeff AMENT forment avec le chanteur le groupe de reprises LORD OF THE WASTELAND, complété par le batteur Regan HAGAR, issu lui aussi de MALFUNKSHUN. Lorsque Greg GILMORE prend la place de ce dernier en 1988, la formation prend le nom de MOTHER LOVE BONE. Elle ne tardera guère à se faire un nom sur le circuit de Seattle, grâce notamment aux performances scéniques du charismatique et théâtral Andrew WOOD. Le Shine EP, un 5 titres, sort en 1989. Simultanément à une tournée, le groupe commence à travailler sur son album Apple. Le drame qui survient le 16 mars 1990 en fera un disque posthume. Le label Stardog/Mercury a regroupé les deux parutions en une compilation éponyme parue en 1992. Cette excellente intégrale montre l’important potentiel dont disposait MOTHER LOVE BONE.

La formation pratique un Hard Rock extrêmement efficace, reposant sur des riffs aisément mémorisables, à travers lesquels on peut reconnaître la signature de Stone GOSSARD qui exprimera par la suite ses talents de guitariste rythmique au sein de PEARL JAM. Ainsi Stardog Champion s’ouvre sur un gimmick lourd souligné par une distorsion puissante, et voit Greg GILMORE pilonner ses fûts. Les plages du LP se teintent parfois de Funk, feeling qui apparaît ainsi sur les lignes de basse de Heartshine. On peut imaginer qu’il s’agit là d’une des influences d’Andrew WOOD dont le premier projet se nommait MALFUNKSHUN.

Outre les riffs des guitaristes, les lignes de chant contribuent pour une part importante à la dynamique des titres. Les vers chantés par WOOD se révèlent souvent très accrocheurs. Ainsi le refrain de Capricorn Sister, chanté avec une grande conviction, met en exergue l’expression « mother love bone ». On peut tout aussi bien citer Stardog Champion, qui apparaît donc à plusieurs titres très représentatif de la musique de MOTHER LOVE BONE. Il débute par le vers : « San Francisco, where the flowers bloom in spring » et présente l’originalité de prendre fin sur un chœur d’enfants qui scandent des onomatopées, procédé qui ajoute au caractère entraînant du morceau.

Les compositions montrent des qualités mélodiques évidentes. Certains des meilleurs extraits sont en effet construits sur des arpèges de guitares - on retiendra par exemple les ballades Bone China et Stargazer – ou comportent d’agréables phrases lead, à la manière de Holy Roller. Plusieurs titres bénéficient en outre de parties de piano signées WOOD, qui crée des intros majestueuses et mélancoliques, à l’image de celle de Man of Golden Words. Quoique plus discrète, sa contribution à la triste Gentle Groove peut également être soulignée.

Enfin, on ne peut évoquer l’impact de MOTHER LOVE BONE sans rendre à Andrew WOOD l’hommage que ses performances vocales méritent. Cet autre martyr du grunge laisse le souvenir d’une voix particulièrement expressive, parfois écorchée, sur les superbes Bone China et Stargazer notamment, et très souvent poignante. Véritable joyau, Crown of Thorns en constitue peut-être le meilleur témoignage. D’ailleurs, comment ne pas être bouleversé lorsque l’album se clôt par l’enchaînement Chloe Dancer/Crown of Thorns, medley qui voit se succéder en deux titres toute l’émotion que peuvent dégager le piano et la voix de WOOD ?

Très marqués par la disparition de leur ami, GOSSARD et AMENT souhaitent faire vivre son souvenir au moyen du projet TEMPLE OF THE DOG, ainsi nommé en référence à une expression contenue dans le titre Man of Golden Words. Y participent également Mike McCREADY, futur guitariste soliste de PEARL JAM, ainsi que deux membres de SOUNDGARDEN : le chanteur Chris CORNELL, grand ami de WOOD, et le batteur Matt CAMERON. Ce groupe réalise un album réussi, auquel on ne s’étonnera guère à trouver une tonalité très mélancolique. Il comporte deux titres plus particulièrement dédiés au regretté WOOD : Say Hello 2 Heaven et Reach Down. Un certain Eddie VEDDER prête main forte à CORNELL sur le titre Hunger Strike. Si MOTHER LOVE BONE n’est plus, son héritage s’avère donc considérable, puisque de ses cendres a émergé presque immédiatement PEARL JAM, toujours en activité aujourd’hui.

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