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Chronique
ADX - Immortel

Style : Heavy Metal
Support :  CD+DVD - Année : 2011
Provenance du disque : Reçu du groupe
14titre(s) - 57minute(s)

Site(s) Internet : 
ADX MYSPACE 
ADX WEBSITE
ADX FACEBOOK

Label(s) :
XIII Bis Records
 (17/20)

Auteur : metalmp
Date de publication : 06/10/11
Au nom du père, du fils et du sacre d'adx
Certains d'entre vous ont sans doute déjà lu cette chronique. ADX publiant en réalité un CD/DVD que le management du groupe, que je remercie, a bien voulu me prêter, je vous propose de découvrir également le contenu visuel de cete nouveauté digne d'un des plus grands représentants de la scène metal hexagonale avant de retrouver le groupe en tournée en 2012 et, surtout au Paris Metal France Festival qui se tiendra au Divan Du Monde le 8 janvier prochain.

Depuis son retour en grâce en 2008 avec le superbe Division Blindée, ADX a su occuper la scène juste ce qu’il faut. Ni trop, ni trop peu. Après avoir sillonné la France et proposé une relecture en 2010 de son mythique album La Terreur – proposant la version originale plus une réenregistrée par l’équipe actuelle et rebaptisé Terreurs ADX nous a rappelé à quel point il fut un acteur important du paysage metallique français. Avec Immortel, son nouvel album (en bacs dès le 17 octobre), la fine équipe démontre avoir encore toute sa place au sein de notre univers.

Le groupe retrouve XIII bis, le label qui avait réédité en 1997 Exécution en CD et permis le retour du groupe en publiant, en 1998, la compilation In Memorium et l'album Résurrection, avant qu'ADX ne se remette en repos avant de succomber au chant d'autres sirènes.

Hormis, comme ce fut déjà le cas sur Division Blindée, une intro et une outro calmes, ADX nous propose un florilège de ce qu’il sait faire de mieux : axés autour d’un thème central (la religion et les croyances inhérentes, ses dérives au cours de l’histoire), ce sont douze morceaux de speed metal forgés sur des riffs incisifs, des rythmes saccadés et lourds et des mélodies à la fois complexes et imparables qui nous sont ici offertes. Du refrain immédiatement mémorisable à faire chanter par le public, il y en a : Le Secret, Les Larmes Du Diable ou Le Dernier Geste entreront bientôt dans la catégorie des futurs classiques du genre qu'on retrouvera en concert.

Le travail est sans conteste celui d’une équipe soudée et solide. On retrouve le jeu de guitare épileptique si particulier de BYet la finesse directe de celui de Betov. On remarque qu’une place plus importante à été laissée à la basse groovy et déterminée de Klod. Les talents de bassiste de Klod sont mis en avant sur, par exemple, L’adieu aux armes, une chanson typique d’ADX, au groove lourd et imparable. Mais c’est surtout Dog qui est à l’honneur. Dog et le travail titanesque qu’il effectue derrière sa batterie. Avec sa frappe sûre, sans jamais user des techniques à la mode, Dog s’impose définitivement comme un des tous meilleurs batteurs du marché, sans doute le meilleur de sa catégorie, au moins en France. La voix de Phil, quant à elle, se bonifie avec le temps. Elle se fait rageuse profonde, caverneuse ou inquiétante. Et l’on retrouve par instants, de façon surprenante, déroutante même, des petits couacs dans cette voix rageuse et puissante lorsqu’elle monte dans les aigus. Même s’il y a comme un arrière goût de « pas fini », ces faiblesses participent en quelque sorte au rendu « horrifique » des parties en question.

ADX vit avec son temps et avec son histoire. Le groupe a su développer dès ses débuts une marque sonore reconnaissable entre mille. Mais ADX ne vit pas sur son passé. Si c’était le cas, BY et Klod n’auraient pas leur place dans le groupe. Or, ces deux vieux briscards (le premier, pour rappel, ayant chanté chez Der Kaiser, le second ayant gratté chez Witches) ont su apporter leur touche et leur personnalité au sein d’ADX. Si Klod et ses chœurs peuvent parfois dénoter du chant rugueux de Phil, le bassiste semble se faire vocalement plus discret, tandis que Bernard Yves QUERUEL a su devenir le complice idéal de Betov.

Si j’ai une nette préférence pour les titres cités plus haut, auxquels on peut ajouter le très Maidenien Pachydermus ou l’inquiétant Messe Rouge, seuls Immortel, le morceau titre, et Baptême De Sang me laissent froid. Le reste fourmille d’idées tout en fleurant bon le ADX traditionnel. Loin d’être cousus de fil blanc, Delirium (qui rappelle le jeune âge de METALLICA), Messe Rouge, Le Carnaval Des Lâches ou encore L’Adieu Aux Armes sont l’œuvre d’un groupe qui parvient à surprendre encore, tout en conservant son identité. C’est à ça qu’on reconnait les grands, non ? Il ne fait aucun doute qu’ADX saura nous faire une nouvelle fois frémir et sourire (ADX sérieux live, ce n’est pas ADX…) au cours de sa tournée démarrant en ce mois d’octobre.

ADX vit avec son temps et propose, comme tant d’autres aujourd’hui, un DVD enregistré lors de sa prestation du Raismesfest de 2009. Jouant en plein jour, la formation picarde entre en scène avec un Caligula rapide et déterminé suivi d’un Notre Dame de Paris qui, visiblement, fait plaisir au public. Le groupe semble plus qu’en forme et fait tout pour, s’il en était besoin, pour convaincre les quelques 2000 personnes présentes à Raismes (que Phil appelle – accidentellement mais par deux fois – Hellfest). Les classiques (L’étranger, Mémoire de l’éternel, Suprématie, Déesse Du Crime…) côtoient les titres plus récents (A La Gloire De Dieu, Livide, De L’Autre Côté, Lycanthropie…) tous aussi efficaces car tous interprétés avec passion et cet humour propre à ADX, et sans lequel le groupe ne serait pas ce qu’il est (bon, je me passerai du désormais traditionnel La Bamba version destroy… Vous pourrez vous l'oublier au PMFF le 8 janvier prochain, SVP?)

Les images sont nettes et réserves quelques surprises (comme cette caméra côté cour qui filme Dog. Lorsque celui-ci se lève, la caméra fixe ne filme plus exactement sa tête), le son est propre, bien que l’on eût espéré plus entendre le public (hormis ce fan qui réclame Caligula entre chaque titre …) et ADX, même en plein jour, tire profit des éclairages chaleureux qui lui sont mis à disposition pour offrir un DVD de qualité.

En réalité, cette qualité affecte l’ensemble de ce CD/DVD, ce qui nous réconcilie avec ADX dont l’édition limitée de Terreurs m’avait tant déçu. Au delà des douze titres interprétés, le DVD propose en bonus un document sur les coulisses du Raismesfest qui se termine, malheureusement, bien trop vite. On en eût souhaité d’avantage, mais ne boudons pas le plaisir de la globalité de ce DVD. Comme, en plus, c'est bientôt Noël, vous savez ce qu'il vous reste à ajouter à votre liste...
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Phiphi Le lundi 5 décembre 2011
Moi j'aime bien la Bamba jouée par ADX... ;)
Commentaire de metalmp : Mais point trop n'en faut. J'aime les délires du groupe. Et j'aime aussi les surprises. J'aime moins les habitudes. Et la Bamba ne me surprend plus.
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