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17/05/12
Nine
CIRCUS MAXIMUS
 
CIRCUS MAXIMUS, 5 ans après Isolate, leur précédent opus qui avait marqué les esprits de nombreux adeptes du métal progressif mélodique, nous revient avec cet album qui s'inscrit certes dans la même veine que leur précédente production, mais qui n'hésite pas à explorer des contrées plus éloignées du métal pur et dur.
Le line-up n'a pas changé et il et bon de rappeler que l'ensemble des musiciens assure vraiment, mention spéciale au chanteur Mike ERIKSEN qui, pour moi, est tout simplement le Geoff TATE des années 2000. De là à dire que le groupe suivra la même trajectoire divine que le QUEENSRYCHE des années 80 (de The Warning à Empire) , il n'y a qu'un pas. En tout cas avec Nine, la ligne est tracée et CIRCUS MAXIMUS pourrait bel et bien entrer au panthéon des groupes mythiques du métal si toutes leurs productions à venir sont de cet acabit.
Dans cet album les chansons longues, plus progressives, côtoient les chansons courtes, plus accessibles.
Hormis l'introduction, l'album démarre fort avec Architect Of Fortune qui est tout simplement le meilleur titre de l'album. C'est mélodique, progressif, ça part dans tous les sens, un véritable feu d'artifices qui dure 10 minutes, d'une jouissance extrême.
A partir du morceau suivant, ce sont les titres courts qui sont à l'honneur.
Namaste est un titre très Heavy, qui fera un malheur sur scène.
Game Of Life s'approche déjà plus des contrées AOR, et le fait avec un brio exceptionnel. Le refrain est un hymne qu'on a envie de chanter sans arrêt.
Reach Within suit la même tendance. Les riffs sont excellents, la musique est entraînante.
Encore une fois CIRCUS MAXIMUS s'attache à produire des refrains hyper-mélodiques. J'aurais presque préféré que les choeurs, sur les refrains, soient plus présents car il sont effectivement en retrait par rapport au précédent album.
I Am est le morceau qui flirte le plus avec la Pop. Et oui, CIRCUS MAXIMUS ose tout, sans complexe.
Used replace le curseur au niveau du Heavy. La bête métallique est de retour est chasse sa proie, c'est du moins l'impression que laisse ce titre.
The One est un morceau Heavy-Rock. Une particularité de cet album nous apparaît ici : les riffs de tous les titres, ou presque, sont très hachés tant au niveau des guitares que des chants. Ce parti pris est loin d'être déplaisant, bien au contraire.
Les deux derniers titres, Burn After Reading et Last Goodbye sont à nouveau progressifs et plus longs (10 minutes par titre). C'est encore et toujours brillant. CIRCUS MAXIMUS joue avec mes sentiments : j'étais en manque de choeurs sur les refrains et l'album s'achève avec une chorale d'enfants. Je pleure car c'est déjà fini. Je jubile car les écoutes vont être nombreuses.
Si le métal était une galaxie, CIRCUS MAXIMUS serait le meilleur des mondes.
Manu
Date de publication : jeudi 17 mai 2012