14 / 20
05/11/12
Feelin' the doom
ACIDCELL
 
Formé en 2011 du côté de Zurich, l'une des places fortes financières et économiques suisse, il faut peu de temps aux 4 musiciens d'ACIDCELL, Anthony DE ANGELIS (chant et auteur de l'artwork, très réussi), Michael BUZEK (guitares et claviers), Buddah CRAVEN (batterie, percu., samples) et Martin LUZIO (basse) pour nous proposer leur 1er album, Feelin' The Doom.

Rivetées et soudées au lance-flamme, poncées à la toile émeri, les 10 compositions de cet album forment l'ossature métallique d'un Metal Indus. Electro. abrasé d'un Gothic / Dark Metal. L'entame de chaque titre, avec ses claviers, sa rythmique et ses guitares, nous ramène indubitablement vers le Panzer Metal des allemands de RAMMSTEIN, voire OOMPH! et DEATHSTARS. Le chant, en anglais, un brin déjanté et hystérique d'Anthony, ainsi que son look, peut rappeler Marilyn MANSON, voire ROB ZOMBIE et un peu plus loin Billy IDOL (période Punk). J'oserai même une comparaison, plutôt dans le maniérisme, avec David BOWIE sur l'excellent et mélodique gothique One Of Us.
Si le puissant Do I Look Like A Slut, Beautiful Undead, Stick It, One Of US, Feelin' The Doom et Children Of The Night (et son léger penchant SISTERS OF MERCY) sont percutants, mélodiques et fortement charpentés, Parasite, Deathmachine, Hate Me (et son interlude plus ou moins arabisant) ainsi que la power ballade Dark / Gothic Out In The Dark, mettant un terme à l'album, manquent à mon goût d'inspirations et sombrent quelque peu dans un poncif rebattu.

Certes, ce n'est pas avec Feelin' The Doom qu'ACIDCELL va jaillir du lot des groupes qui ont aimablement suivi le boulevard tracé par RAMMSTEIN et compagnie. Mais ce premier album, rapidement enregistré, n'en reste pas moins léger, honnête et plaisant.
Ben
Date de publication : lundi 5 novembre 2012