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13/01/13
A perfect day
A PERFECT DAY
 
Power trio formé en 2011, A PERFECT DAY réunit des membres du groupe italien LABYRINTH. Désireux de s’écarter du Power Metal, son guitariste Andrea CANTARELLI présente des ébauches de titres Hard Rock au bassiste-chanteur Roberto TIRANTI. Convaincu par ceux-ci, ce dernier ajoute alors à un agenda passablement chargé ce side project au sein duquel il occupe le même poste. Complété par le batteur Alessandro BISSA, A PERFECT DAY propose en 2012 un premier album éponyme, publié par Frontiers Records.

La musique de A PERFECT DAY se rattache au courant Post Grunge, sans y adhérer totalement. En premier lieu, les titres de l’album sont généralement sous-tendus par des guitares Heavy, une caractéristique qu’on illustrera notamment par les riffs d’Another Perfect Day ou Alone And Free (Rockblind). Ensuite, on y rencontre des colorations mélancoliques (Silent Cry), quoique qu’elles apparaissent moins fréquemment que chez les artistes similaires.

Toutefois, une différence majeure apparaît en matière de chant, le ténor Roberto TIRANTI se démarquant nettement de ses alter ego à la voix rocailleuse. Tout aussi remarquables, les performances qu’il réalise peuvent ainsi évoquer le Hard Rock FM, ainsi sur Long Road To Ruin ou encore sur les refrains de Alone And Free (Rockblind), où le jeu des musiciens justifie tout autant ce rapprochement. A contrario, sur Warm Embrace, TIRANTI adopte brièvement un chant grave et traînant, donnant lieu à l’unique incursion de A PERFECT DAY dans le Grunge classique.

Qu’ils se conforment au registre Post Grunge ou le délaissent, les Italiens livrent des morceaux particulièrement accrocheurs, tels que le puissant Silent Cry. Ils y font valoir un grand talent mélodique, en particulier Andrea CANTARELLI qui, par un bref riff, illumine la fin de l’intro de Another Perfect Day. Sa contribution peut être soulignée en de nombreuses autres occasions, notamment des arpèges jouant un rôle central sur Waiting On The Edge, ou encore des solos volontiers spectaculaires (We Only Say Goodbye). Retenue en clôture de l’album, cette power ballad dévoile une surprise de taille, sous la forme d’une intro vocale typiquement Gospel, jusque dans ses chœurs. On peut y voir une preuve supplémentaire de la diversité des chemins conduisant à cet album, qui voit le trio briller en dehors du courant qui lui est familier.
Chouman
Date de publication : dimanche 13 janvier 2013