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28/05/13
Battle beast
BATTLE BEAST
 
Quand BATTLE BEAST fit irruption en 2011 avec son premier album, Steel, il faisait figure d’héritier décomplexé de JUDAS PRIEST et d’ACCEPT. Avec une particularité qui permet sans coup férir de se distinguer des dizaines d’autres formations axées sur le Heavy Metal des années 80 : le chant agressif, aigu et éraillé était l’œuvre d’une chanteuse au gosier en acier trempé ! Ce joli début aurait pu ne pas avoir de suite quand on apprit fin 2012 le départ de cette vocaliste remarquable, Nitte.
Pourtant, l’écoute de ce second album éponyme apporte un démenti cinglant aux pronostics funestes. En effet, BATTLE BEAST a su trouver une seconde perle rare, Noora LOUHIMO. La demoiselle possède elle aussi un organe vocal d’une puissance redoutable, capable de passer de passages médium et des montées aigus éraillées. Derrière elle, ses collègues vont toujours piocher chez JUDAS PRIEST et chez ACCEPT pour construire les fondations de leurs morceaux. Cela dit, BATTLE BEAST apporte une touche personnelle à ce contexte Heavy Metal traditionnel. Le groupe soigne tout particulièrement ses arrangements mélodiques, qu’il s’agisse des gros refrains fédérateurs ou des nombreuses interventions des claviers. On notera aussi des solos de guitares rapides et techniques, parfois proches du néo classique.

Cela dit, cette tendance mélodique verse facilement dans le kitsch. Les sonorités des claviers ou de certains passages de batterie sont franchement datées 80’s ! De même, certaines rythmiques très dansantes et quelques mélodies faciles évoquent la Dance la plus commerciale !!! BATTLE BEAST nous convainc bien davantage quand il s’agit de foncer de distribuer des claques, même si on évolue alors dans un parcours très balisé.
Ce second opus parviendra sûrement à convaincre les fans de Happy Metal, de Heavy Metal européen classique, de Power mélodique à la SONATA ARCTICA. Même si BATTLE BEAST ne révolutionne rien, il ne se contente pas de singer les aînés et tente d’ancrer son Heavy traditionnel dans une certaine modernité.
Alain
Date de publication : mardi 28 mai 2013