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Chronique
ANDI DERIS & THE BAD BANKERS - Million dollar haircuts on ten cent heads

Style : Metal
Support :  CD promo - Année : 2013
Provenance du disque : Reçu du label
11titre(s) - 43minute(s)

Site(s) Internet : 
EAR MUSIC WEBSITE
ANDI DERIS FACEBOOK

Label(s) :
Ear Music
 (15/20)

Auteur : Chouman
Date de publication : 25/01/14
Premier méfait des bad bankers
Outre une intense activité en tant que frontman d’HELLOWEEN, institution allemande au sein de laquelle il a succédé avec brio au redoutable Michael KISKE, Andi DERIS mène, depuis la fin des années 1990, une carrière solo. Celle-ci a déjà donné lieu à deux albums, Come In From The Rain (1997) et Done By Mirrors (1999), suivis en 2013 de Million Dollar Haircuts On Ten Cent Heads. Ce nouvel opus est crédité à ANDI DERIS & THE BAD BANKERS, toute récente formation où le chanteur est associé à trois jeunes musiciens espagnols, Nico MARTIN (guitare), Jezoar MARRERO (basse) et Nasim LOPEZ-PALACIOS (batterie).

Million Dollar Haircuts On Ten Cent Heads pourra désarçonner les fans d'HELLOWEEN, puisqu'il n'explore pas exclusivement les registres Heavy et Power Metal. Le Hard Rock est ainsi abordé, au détour du décomplexé Cock, mâtiné de Thrash, et du plus conventionnel TWOTW 1938 (Don't Listen To The Radio). L'album comporte également des titres insolites : citons Banker’s Delight (DOA), marqué par des riffs malsains et un chant évoquant Marilyn MANSON, ou encore I Sing Myself Away, une ballade aux consonances Folk.

Cependant, nous nous garderons d'affirmer qu'Andi DERIS délaisse ses premières amours. Sur cet album, il propose l'intéressant Blind, dans lequel des refrains énergiques succèdent à des couplets paisibles soutenus par une guitare en son clair. Adoptant une construction similaire, Enamoria 1.8 présente des parties lead teintées de Heavy Metal. En outre, Who Am I incorpore des caractéristiques de cette même mouvance, mais avec davantage de parcimonie : les lourds riffs de ce titre, dignes de Toni IOMMI (BLACK SABBATH), constituent ainsi une digression.

Enfin, le chanteur convoque régulièrement de grandes figures du Metal. Son interprétation des refrains de This Could Go On Forever peut évoquer Klaus MEINE (SCORPIONS), tandis que les accents qu'il adopte sur Must Be Dreaming nous ramènent immanquablement aux deux vocalistes de JUDAS PRIEST, Rob HALFORD – période Painkiller – et Tim « Ripper » OWENS. Si les titres concernés se révèlent réussis, ces différents hommages, intervenant donc après le clin d’œil à Marilyn MANSON, laissent parfois l'impression d'avoir affaire à un album manquant de personnalité propre. Rien de réellement dommageable, toutefois, Million Dollar Haircuts On Ten Cent Heads apparaissant, de manière générale, plutôt agréable.
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