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24/02/14
Chronicles of the immortals - netherworld
VANDEN PLAS
 
Après Christ O en 2006, concept-album inspiré du roman d’Alexandre DUMAS père, Le Comte de Monte-Cristo, les Allemands de Kaiserslautern se nourrissent de nouveau de littérature, cette fois-ci sur les terres de la Science-Fiction / Fantasy, s’appropriant La Chronique Des Immortels, une des nombreuses œuvres de l’écrivain allemand Wolfgang HOHLBEIN. 4 années semble donc être le rythme de croisière qu’a adopter VANDEN PLAS pour nous offrir un nouvel album, depuis Beyond Daylight en 2002, suivi donc de Christ O (2006), du rugueux et puissant concept-album Seraphic Clockwork (2010) et maintenant ce nouvel album, Chronicles Of The Immortals – Netherworld volume 1, la suite étant annoncé pour 2015 (et non pas pour 2019 !).

Andy KUNTZ (chant), Stephan LILL (guitares), Torsten REICHERT (basse), Günter WERNO (claviers) et Andreas LILL (batterie) nous livrent ici un petit bijou de (Heavy) Metal progressif, où abondent des mélodies accrocheuses, séduisantes, appuyées par un feeling indéniable et gorgées d’émotions. Plus tempéré, plus chaud, voire plus inspiré que son prédécesseur, Chronicles Of The Immortels - Netherworld s’ouvre sur une introduction narrative déclamée par une voix profonde et grave, enveloppée d’une ambiance symphonique classisante, Andy venant sur la fin posée sa voix au timbre majestueux, donnant le ton de ce qui va se prolonger. Tissant une épopée à travers l’immortalité, thème de l’album, les 10 compositions s’enchaînent les unes aux autres. Avec The Black Knight, titre le plus long (8’29), où nous retrouvons la griffe magique, depuis plus de 20 ans, de VANDEN PLAS, ce Metal progressif mélodique, imbriquant passages calmes et envolées fiévreuses, l’énergie du Metal côtoyant cette douceur harmonique particulière. Son magnifique « refrain » se voit paré de discrets chœurs féminins. Godmaker (titre choisi comme single), énergique et puissant sans être agressif se lie au court Misery Affection Prelude où le piano et le duo de Andy avec une douce voix féminine apaisent le mouvement. Introduit par le piano et de nouveau cette ambiance symphonique entendue sur l’intro., porté par la voix féminine et des chœurs (d’opéra), A Ghosts Requiem s’enflamme sur le final avec le chant de Andy. Certainement l’un des titres que je préfère. New Vampyre suit le schéma de Godmaker, avec en plus un long passage instrumental sublime, montée en puissance débutée par un piano / guitare, où s’attellent basse et batterie. De même que The King And The Children Of Lost World, avec son petit air arabisant sur le début et où les guitares donnent la réplique aux claviers, utilisant tout au long de l’album différents sons, des 70’s à nos jours. Misery Affection est la suite de Misery Affection Prelude, douce et sereine ballade avec sons de violon et avec de nouveau le piano et le duo de voix, qui s’électrise sur la fin. Soul Alliance s’imprègne de passages symphoniques dans un décor Metal, entrecroisant piano / basse. Tout comme Inside, avec ses chœurs symphoniques, qui se termine de façon grandiloquente, mettant un terme à ce somptueux album, gracieux et riche en mélodies.

Apparemment joué sur scène depuis 2012 en Allemagne, cet « opéra Metal », Chronicles Of The Immortels – Netherworld, confirme l’intérêt prononcé de Andy KUNTZ pour les comédies musicales, dont son projet solo ABYDOS (2004), entouré des musiciens de VANDEN PLAS, est lui aussi devenu une comédie musicale en 2006. Et qui sait, peut-être que l’ensemble de ces 2 volumes feront l’objet d’une réalisation sur support visuel ? En attendant, nous ne pouvons que nous rassasier jusqu’à plus faim (ou plus soif…) de cette première partie !

Ben
Date de publication : lundi 24 février 2014