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16/03/14
White light generator
CRIPPLED BLACK PHOENIX
 
Justin GREAVES (guitare électrique et acoustique, batterie, claviers, banjo, samples…), Daniel ANGHEDE (chant, guitare électrique), Karl DEMATA (guitare), Christian HEILMANN (basse), Mark FURNEVALL (claviers, synthés, chœur), Ben WILSKER (tambours) et Daisy CHAPMAN (chant, piano) forment le line up actuel de ce nouvel et 7ème album studio du groupe CRIPPLED BLACK PHOENIX. Groupe anglais qui a vu le jour en 2004 sous l’impulsion de Justin GREAVES. Ce dernier s’est entouré au fil des albums de nombreux autres musiciens, tous issus de groupes connus et reconnus (IRON MONKEY, MOGWAI, ELECTRIC WIZARD pour ne citer que ceux-ci).

Bien malin celui qui peut à l’écoute (aux écoutes !) de White Light Generator définir une ligne claire et baliser, de façon plus ou moins précise, la Musique du groupe tant celle-ci vagabonde entre passé (70’s) et une modernité certaine, des sons « vintage » assumés des claviers, de la production, des effets sonores et arrangements subtiles au styles pratiqués : obscur Rock psychédélique, Rock Progressif, Post Rock, Art Rock, Pop Rock, Space Rock, Ambient… Bref, tout un kaléidoscope de styles, d’ambiances, d’atmosphères et de mélodies que nous qualifierons Rock, et qui fait qu’à chaque écoute, c’est à une dégustation, aux goûts parfois plus ou moins énigmatiques sans être vraiment alambiqués, que le groupe nous invite.
Bien que la différence de luminosité soit tenue, l’album est divisé en 2 parties, Black Side (7 compositions) et White Side (6 compositions), totalisant 70 minutes. En ouverture : Sweeter Than You, une délicate composition voix / guitare acoustique qui me rappelle le chanteur anglais Fyfe DANGERFIELD (GUILLEMOTS) sur son album solo Fly Yellow Moon. Puis l’album s’électrise en un tourbillon d’harmonies habiles et gracieuses, composé d’ambiances plus ou moins sombres et atmosphériques rappelant PINK FLOYD, ANATHEMA… (No ! Part 1 et les 9’45 de No ! Part 2), de parties rythmiques martiales et pulsées (le psychédélique Let’s Have An Apocalypse Now !), de tensions (Black Light Generator et son côté psychédélique 70’s). Une certaine lenteur plombe Parasites, teinté Rock Progressif. Nous passerons sur la 7ème composition, narrée et non nommée. Northern Comfort débute White Side, alternant passages calmes et éthérés et vigueur électrique, avec son motif mélodique de piano répété sur sa longueur. Le groupe joue ici admirablement sur les contrastes, pour finir avec des voix féminines bulgares. Puis White Light Generator va dérouler jusqu’à son terme, en prenant son temps, 5 compositions calmes, planantes et hypnotiques, mélodieuses : Wake Me Up When It’s Time To Sleep et son orientation PINK FLOYD, Caring Breeds The Horror, You’ll Be Murdered, le long We Remember You avec son début voix / piano et son magistral final instrumental et enfin A Brighter Tomorrow, tout en sensations avec le duo voix féminine / voix masculine. Magnifique ! Tout au long de l’album, je pense aussi aux albums The Octopus d’AMPLIFIER et Childhood’s End de ULVER. Mais comme bien souvent avec cette Musique, la richesse des compositions (écriture, sons, mélodies…) et les nombreux styles abordés peuvent rappeler de nombreuses références, selon la culture musicale de chacun. Qui aura la bonne idée de se frotter à White Light Generator de CRIPPLED BLACK PHOENIX !





Ben
Date de publication : dimanche 16 mars 2014