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23/03/14
The oath
The Oath
 
Les seventies sont une époque du 20ème siècle très riche en naissances musicales. De nombreuses formations mondialement renommées ont vu le jour durant cette décade fabuleuse sur le plan artistique. Outre les rockers de KANSAS, de YES, d’AEROSMITH ou de DEEP PURPLE, les années 70 ont également vu surgir du néant des monstres métalliques qui ont influencé plusieurs générations de zicos après eux. C’est le cas de BLACK SABBATH, de IRON MAIDEN ou de SCORPIONS, véritables fers de lance d’un mouvement de radicalisation musicale que l’on connaît aujourd’hui encore sous le nom de heavy metal et qui, loin d’être has been comme le disco, rassemble encore de nos jours de nombreux adeptes. Notamment les membres du combo international THE OATH.

Celui-ci se compose, d’une part, de Johanna SADONIS au chant (ex-CRYOGENIC) et de Linnéa OLSSON à la guitare (SONIC RITUAL), qui se sont rencontrées à Berlin pour mettre en place ce projet ensemble, et, d’autre part, de Simon BOUTELOUP à la basse (KADAVAR) et de Andrew PRESTRIDGE à la batterie (ANGEL WITCH), qui sont venus se greffer au duo féminin sus-cité après avoir entendu que les filles allaient monter un groupe ensemble. L’idée initiale remonte à 2012. Puis, de fil en aiguille, celle-ci est rapidement devenue concrète et la composition des morceaux a débutée en 2013. L’enregistrement, qui a duré seulement 10 jours, pour conserver une certaine authenticité, a permis au quartet de capter l’essence même de ce qu’était le heavy doom metal des 70’s, c'est-à-dire une atmosphère minimaliste séduisante et mystérieuse.

Tout au long des 9 titres de ce debut-album éponyme, on peut ressentir largement les influences des filles, puisque ce sont elles les seules compositrices. Successivement, on peut entendre des riffs lourds et lents à la BLACK SABBATH, des morceaux dont les ambiances se rapprochent également tantôt de WITCHFINDER GENERAL et tantôt de LED ZEPPELIN, ou des notes qui n’auraient pas dépareillées sur un opus de CANDLEMASS…Cela dit, et c’est ce qu’il convient de retenir ici, malgré le ressenti que l’on peut avoir en écoutant The Oath, la formation arrive à introduire sa patte personnelle, ce qui est sans aucun doute dû au fait que ce sont deux nanas qui mènent la barque. Cela change de l’excessif taux de testostérone qui prédomine dans ce milieu du heavy doom. Ceci dit, aucun morceau ne manque d’énergie ou de « couilles ». La durée moyenne de chacune des pistes ne dépasse pas les 4 minutes et des poussières, bien que All Must Die, Leaving Together et Psalm 7 fassent plus de 20 minutes à elles trois.

Ce premier ouvrage discographique du groupe est une réussite. Alliant à la fois la lourdeur, ambiances brumeuses et mélodies envoûtantes, The Oath a tous les atouts pour vous plaire si vous êtes fans de Tony IOMMI, de Dave CHANDLER ou de Leif ENDLING, voire même de certaines formations underground de la NWOBHM telles que ANGEL WITCH, WITCHFINDER GENERAL ou encore SATANIC RITES. Vraiment, une bien belle sortie, que je me dois de saluer, car un disque comme celui-ci qui nous transporte dans le temps il n’en sort quasiment jamais, à part peut-être une fois de temps à autres, comme, par exemple, le 13 de BLACK SABBATH ou le Scorpion Child de SCORPION CHILD. Bon, celles et ceux parmi vous qui veulent aller se fumer un joint en buvant une mousse bien fraîche habillé(e)s dans des frusques à fleurs avec un bandeau « peace & love » sur la tête, suivez ces deux belles blondes, vous ne serez pas déçu(e)s, parole de hippie !
Jan
Date de publication : dimanche 23 mars 2014