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31/12/15
Dinocracy
RAPTOR KING
 
L’univers de RAPTOR KING, power trio français formé par Raptor V, Nightsmoke et Don Coco, est peuplé de dinosaures, tyrannosaures et autres vélociraptors (merci les gars, cela nous change du matraquage Star Wars des dernières semaines !). Ils nous souhaitent la bienvenue dans ce monde fossilisé, où ces grosses bestioles régnaient en maître, en nous offrant un premier EP 5 titres, le bien nommé Dinocracy.
Ces trois gaillards sont aussi agressifs, affamés qu’un troupeau de T.rex, fonçant mâchoire au vent à la poursuite d’une proie innocente. Avec en fond sonore, le déferlement de vagues déchaînées de Heavy Metal mêlé de Trash, Death, Hardcore, voire une certaine urgence Punk, que s’emploie à faire rugir RAPTOR KING. Si le propos musical peut rappeler les 70’s (The Campaign où comment MOTÖRHEAD se retrouve sous amphétamines), le son de Dinocracy est moderne. Les refrains sont percutants, les riffs virils et la rythmique bouillonnante, voire tonitruante. Puissantes, rapides (speedées ?), énergiques pour ne pas dire énervées, ces 21 minutes vous percutent le cortex et vous envoient bouler, groggy, au fond de votre caverne. RAPTOR KING, pour se faire entendre vocalement, combine deux types de chant. L’un, puissant et grave [non sans rappeler Lemmy (RIP…)], poussant quelques growls, affronte les hurlements belliqueux du second. Affaire de goût comme toujours, j’avoue que ce chant hurlé vient vite saturer ma capacité d’écoute.
Il n’empêche, sous un vernis « ère secondaire » gentiment déjanté, sans se prendre la tête, les 3 énergumènes de RAPTOR KING délivre 5 titres sérieux, solides et puissants, proposant un assemblage de styles dédié à la scène.

Da Fuck Where I Just Lend vidéo : cliquez ici

Dinocracy :
01 : Da Fuck where I Just Lend – 02 : The Campaign – 03 : Jugular – 04 : Acolytes – 05 : In Your Face



Ben
Date de publication : jeudi 31 décembre 2015