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12/01/17
2 : cursed and damned
LUCIFER'S FALL
 
Nous avions apprécié le premier album de ce groupe australien fondé par deux membres des excellents ROTE MARE (relire ici : cliquez ici). Autant le dire d'emblée, II : Cursed And Damned surpasse nettement son prédécesseur. Pourquoi ?

En premier lieu parce qu'il élargit le champ d'expression du groupe. Le premier opus se situait dans le champ du Doom Metal classique à la SAINT VITUS, PENTAGRAM ou REVEREND BIZARRE. Le goût pour la lourdeur (gros son de basse notamment) et le chant un peu rauque et sans fioritures confirment la filiation. Cette face Doom s'épanouit littéralement dans les compositions les plus longues comme Cursed Priestess et The Necromancer.

Pour autant, d'autres tendances sont à l’œuvre. Déjà, le tempo est assez souvent plus appuyé que ce qui se rencontre dans le Doom Metal. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à écouter le groove irrésistible de Mother Superior, savourer le presque Punk (Fuck You) We're Lucifer's Fall, ou encore headbanguer sur les riffs hachés de Sacrifice. Même si la première partie du tandem The Invocator / Cursed Be Thy Name relève du Doom majestueux et pesant, la seconde fonce tête baissée, un peu à la manière d'un HIGH BY FIRE (avec de surcroît des vocaux qui dérapent dans les aigus, comme au bon vieux temps des débuts de EXCITER ou DESTRUCTION).

Certains traits de caractère des guitares (solos à la fois tranchants et construits, quelques passages jumeaux, introduction guitare acoustique et voix claire de The Necromancer) marquent des liens nets avec le Heavy Metal classique. Une zone d'influence palpable sur la longue composition finale Homunculus dont les riffs galopants complètent à merveille les éléments plus typiquement Doom.

Par dessus tout, ce qui frappe, c'est la sensation de vivacité qui témoigne de l'engagement sincère du groupe dans l'interprétation de son Doom. Là où quantité de formations Doom en rajoute dans la catatonie, LUCIFER'S FALL propose un rendu vibrant, engagé, sans fioritures, révélateur d'une énergie live galvanisante et d'un sens de l'efficacité brute flagrant. Une belle réussite.

Vidéo de Mother Superior : cliquez ici
Alain
Date de publication : jeudi 12 janvier 2017