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Chronique
TRAUMER - Avalon

Style : Melodic Speed Metal
Support :  CD - Année : 2016
Provenance du disque : Reçu du label
11titre(s) - 58minute(s)

Site(s) Internet : 
TRAUMER WEBSITE

Label(s) :
Fastball Music
 (16/20)

Auteur : Jan
Date de publication : 24/06/17
Quand les anciennes incarnations de stratovarius et d'angra s'épousent et se donnent une seconde chance...
Et bien, mes aïeux, voilà bien un album qui me change complètement d’univers. Exit le heavy metal bien massif, bonjour le power metal hyper mélodique. Le passage de GRAVE DIGGER à TRAUMER* fait vraiment mal. Non pas que la formation brésilienne dont je vous présente aujourd’hui le nouvel opus soit nulle d’une quelconque manière que ce soit, mais glisser d’un Healed By Metal guerrier à un Avalon pailleté s’avère assez ardu, d’autant plus que cela fait un bail que je n’avais pas écouté de power à la STRATOVARIUS et ANGRA, exception faite lorsque j’ai rédigé ma critique du quintet ukrainien SUNRISE. Et, comment vous dire, j’ai les yeux qui grésillent et les oreilles qui suintent...Ah non, mince ! C’est l’inverse ! Désolée pour cette petite inversion lexicale, mais j’ai rarement les globes oculaires et les idées à la bonne place ces temps-ci. Cela dit, j’arrive quand même à structurer mes pensées et à les poser sur mon logiciel de traitement de texte. Sinon, je ne serais pas là à vous bassiner avec mes longues tirades ennuyeuses qui vous embêtent trois plombes avant de comprendre là où je veux en venir avec telle ou telle galette métallique dont j’ai régulièrement l’immense honneur, mais également la difficile tâche d’analyser sous toutes les coutures possibles et inimaginables tous ses aspects, même les plus obscurs, puis de vous retranscrire mes conclusions et sensations verbalement.

Bien qu’il fût extrêmement compliqué pour moi de lâcher le cuir et les clous, ma veste à patches et mon Harley, je dois vous avouer que ce bref saut quantique dans le monde bariolé des chemises à jabot, du pianotage sur synthés et des miaulements très haut perchés est comme une pause bienvenue pour moi, histoire ensuite de me remettre aux grognements d’ours mal léché qui ne manquent pas dans le heavy metal. Mais bon, je suis dans le moment présent et, présentement, je suis plongée corps et âme dans ce sympathique Avalon, sur lequel se jetteraient sûrement avec avidité les hordes de groupies Bisounours®(es) et de licornes irisées de la franchise Mon Petit Poney®.

Non, sans blague, c’est vrai que le power metal conviendrait parfaitement à ces deux catégories de créatures si elles existaient dans le monde réel. Après tout, les formations qui évoluent dans ce genre stylistique abordent souvent des thématiques liées à l’imaginaire fertile de Tolkien ou d’autres auteurs de Fantasy, courant littéraire rempli de dragons et de gobelins. Et, donc, pourquoi ne pas y adjoindre des oursons en peluche qui distribuent beaucoup (trop) d’amour et des équidés cornus qui gambaderaient gaiement dans les vertes prairies du Gondor ?

Plus sérieusement, TRAUMER n’est pas de ces groupes qui prônent l’abus de batailles épiques ou de ripailles elfiques. Non, le quintet est plus terre-à-terre, préférant s’inspirer des expériences personnelles intimes de tout un chacun ou de la société actuelle. Il nous parle même de spiritualité. C’est dire à quel point il ne colle pas tout à fait à l’étiquette « power metal » dont il s’est lui-même affublé volontairement en jouant cette musique particulière. Sauf, bien sûr, s’il a été influencé par STRATOVARIUS ou ANGRA. Ce qui est le cas ici.

Tout, de la musique aux textes, en passant par la façon de chanter de Guilherme, ainsi que le son obtenu après mixage et mastering, me rappelle énormément ce que faisaient STRATOVARIUS et ANGRA dans les années 90, c’est à dire avant que ces deux mastodontes du power ne soient complètement dénaturés par les départs forcés de Timo TOLKKI, d’une part, et du trio Andre MATOS/Ricardo CONFESSORI/Luis MARIUTTI, d’autre part.

Car oui, tout comme Sunrise, TRAUMER a pris exemple à la fois sur son idole scandinave et ses compatriotes sud-américains, afin de créer une pâte tendre et moelleuse qui a sa propre personnalité, mais dont on reconnaît aisément l’origine. Et que personne n’ose me dire le contraire, d’autant plus que TRAUMER n’a pas hésité une seule seconde à reprendre les standards que sont Father Time et Carry On, ce qui prouve, une fois de plus, que le power metal de TRAUMER reprend les architectures structurelles du power des finlandais et de celui de ses ainés brésiliens. Toutefois, le power metal de TRAUMER reste assez personnel, tout comme celui de SUNRISE. Et Guilherme reste assez discret dans son mimétisme vocal avec Andre MATOS, sauf sur Carry On, où il se lâche complètement et où la ressemblance avec Andre est frappante.

En même temps, ces coïncidences, qui n’en sont pas, n’étonnent guère lorsque l’on découvre que Avalon a été masterisé par l’unique Mika JUSSILA, l’homme qui est, en grande partie, à l’origine du son STRATOVARIUS (et celui qui s’est occupé de l’album Aurora Consurgens d’ANGRA). Par ailleurs, TRAUMER a décidé de traiter la thématique du temps qui passe et ne revient jamais, sujet cher à ANGRA également (Time, Streets Of Tomorrow, Nova Era, Rebirth, Sprouts Of Time, Passing By, Newborn Me, Final Light), à Andre MATOS (Time To Be Free, Letting Go, A Lapse In Time, Course Of Life, Sometimes) et à SHAMAN (Here I Am, For Tomorrow, Time Will Come). Et, du coup, il en ressort très clairement que les sud-américains sont carrément obsédés par l’espace, le temps et des choses similaires. Un peu comme leurs ancêtres mayas et leur célèbre calendrier apocalyptique.

Chez TRAUMER, c’est aussi une certitude avec des chansons ayant pour titres Tempus Est, Forever Starts Tomorrow, Changes, voire Our Spirit Never Dies et d’autres contenant au moins un vocable temporel. On se croirait littéralement dans Retour Vers Le Futur avec un Guilherme HIROSE en Doc Emmett Brown, l’album étant la sexy DeLorean qui permet de voyager dans le continuum espace-temps.

Musicalement, Avalon se rapproche des premiers SHAMAN, ANGRA et Andre matos en solo, tout en nous offrant une bonne dose de personnalité, même si sur The Song Of Broken Heart, le refrain et les mélodies tirent un peu sur ceux de Metal Nation de PRIMAL FEAR. Sûrement un concours de circonstances, bien que, personnellement, j’en doute un peu...Toutes les compos de ce deuxième tiennent bien la route et l’album se laisse écouter de bout en bout avec, toutefois, quelques titres qui sortent du lot, Avalon bien sûr, mais aussi Traumer, Angel Of The Night et Our Spirit Never Dies. Les autres pistes ne manquent pas d’aplomb non plus, mais sont certainement moins « remarquables » que celles que je viens de citer.

Bref, les natifs de São Paulo, exactement comme les membres d’ANGRA ou ceux de VANDROYA, ont beaucoup de choses à dire et rien à prouver étant donné leur très haute technicité musicale. Ces virtuoses qui maîtrisent à la perfection leurs instruments et font preuve de créativité ont réussi à combler un manque d’originalité dans l’écriture des partitions par une interprétation extrêmement solide et un professionnalisme à couper le souffle de la part d’une formation aussi « jeune ». Avec désormais deux enregistrements studios, celui-ci et The Great Metal Storm, TRAUMER a maintenant de quoi s’imposer sur une scène déjà bien fournie car il possède le savoir-faire, une volonté de fer et la force de sa jeunesse. Si vous avez aimé Angels Cry, Holy Land ou Ritual, vous aimerez sûrement cet Avalon irisé avec ses atmosphères diverses. Et ne ratez pas la réédition de son premier opus, The Great Metal Storm, qui sera dans les bacs le 30 juin prochain grâce au label Fastball Music. Sautez le pas, car même le superbe artwork, très Oceanborn de NIGHTWISH, réalisée par Jean MICHEL de Designations Artworks, est tentateur, mais je vous assure que vous ne le regretterez pas.

*chronique écrite en février 2017

Line-up :

Guilherme HIROSE (chant)
Fabio POLATO (guitares)
Nelson HAMADA (claviers)
Regis LIMA (basse)
Felipe SANTOS (batterie)

Equipe technique :

Guilherme HIROSE (production, enregistrement des instruments, mixage)
Regis LIMA (co-production)
Mika JUSSILA (mastering)
Jean MICHEL @ Designations Artwork (artwork)
Lucas GIRALDI (photographies)

Crédits :

TRAUMER (musique)
Guilherme HIROSE (paroles)
HORII (musique et paroles sur « Let You Go » et « Don’t Believe Their Lies »)

Studios :

Enregistrement des instruments et mixage aux studios Hirose’s Place (São Paulo, Brésil)
Mastering réalisé aux Finnvox Studios (Helsinki, Finlande)

Tracklist :

1) Tempus Est (Intro)
2) Avalon
3) Forever Starts Tomorrow
4) Traumer
5) Changes
6) Let You Go
7) Angel Of The Night
8) The Song Of Broken Hearts
9) Don’t Believe Their Lies
10) Symphony
11) Our Spirit Never Dies
12) Father Time* (reprise de Stratovarius) [bonus de l’édition japonaise]
13) Eagle Fly Free* (reprise de Helloween) [bonus de l’édition japonaise]
14) Carry On* (reprise de Angra) [bonus de l’édition japonaise]

Durée totale : 58 minutes environs (sans les reprises)

Discographie :

The Great Metal Storm (2014)
Avalon (2016)

Date de sortie :

• Vendredi 11 novembre 2016


Forever Starts Tomorrow (Clip Officiel) : cliquez ici
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Rémifm Le lundi 26 juin 2017

Ville : Chambéry
Oh pinaise, le single sonne comme du STRATOVARIUS des années 90 ! Plutôt bien ficelé au demeurant ! Rock'On JAN !
Commentaire de Jan : Hello Rémi, oui c'est vrai, cette chanson sonne pas mal comme du Stratovarius, la personnalité de Traumer en plus. Ce qui en fait un excellent morceau et un tube en live ! ^^ Bises à toi. ;)
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