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04/02/18
Tainted
TRAGIK
 
Tragique, le sentiment qui m’a traversé l’esprit à l’écoute du deuxième titre Not Over You (Listen) de plus de neuf minutes. Mais que viennent faire ces boucles de batterie électronique dans un album de rock mélodique ? Déstabilisant à la première écoute car je me trouve plongé dans une ambiance pop, limite dance ou disco, heureusement que de très bons soli viennent me rappeler que TRAGIK joue du hard rock ! Déroutant, vraiment, même si la mélodie principale finit par séduire. Cela s’avère d’autant plus surprenant que le morceau d’ouverture Welcome Back était imprégné d’un son seventies à la WHITESNAKE

TRAGIK aime donc varier les plaisirs, quitte à prendre de gros risques. De plus, ce trio américain joue la carte du visuel en affichant des playmates partout même à l’intérieur du digipack. OK pour une pochette sexy mais ici je trouve la démarche too much ! Aucun souci pour entrer dans le top 10 des
pochettes les plus hot...

Dans les éléments positifs, Phil VINCENT chante plutôt bien, je pense à Michael SWEET de STRYPER notamment sur Can’t Take It Back. Avec des influences US type DOKKEN ou WINGER, TRAGIK parvient à trouver des mélodies imparables à l’image de Into The Great Unknown doté d'un refrain AOR repris en chœur et de claviers simplistes mais justement placés. Face Of Sorrow montre un visage plus hard et fait partie des réussites de Tainted. Le contenu de ce disque est toutefois aléatoire dans la qualité, le bon (Nobody’s There ou l’énergique Tainted et ses superbes parties de guitares) alternant avec le passable (‘Til I See You Again, Regrets, Heaven). Pour un septième disque et donc une certaine expérience des musiciens (les parties de guitares sont souvent sublimes comme le solo de Out Of Nowhere), je relève un manque d’homogénéité et de cohérence de l’ensemble de ces 60 minutes qui deviennent un peu longues…

TRAGIK :

Phil VINCENT : chant, guitares, claviers, basse, batterie et programmation,
Damian d’ERCOLE : guitares,
Dirk PHILLIPS : batterie.

Not Over You (Listen) : cliquez ici
NOCTUS
Date de publication : dimanche 4 février 2018