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04/03/18
Knights call
AXEL RUDI PELL
 
La musique est affaire de goût, vous le savez.
Quand Axel RUDI PELL (guitariste, auteur, compositeur, interprète, producteur allemand) joue de la sorte et livre un album très inspiré, tourné vers la mélodie, que le mixage laisse respirer tous les instruments, (Volker KRAWZAK à la basse s’entend), que la batterie cesse trop de linéarité, (parfait Bobby RONDINELLI), quand Johnny GIOELI chante divinement et livre de belles lignes de chant avec des refrains imparables, quand Axel fait rugir ses guitares avec des sons travaillés, je ne peux que saluer les artistes. Et les claviers de Ferdy DOERNBERG, en son « hammond » ou en accompagnement apportent un plus délectable à cette nouvelle offrande. Depuis 2010 et le fantastique The Crest, 3 albums m’ont laissé dans l’embarras tant l’artiste avait pour moi perdu la magie, la fluidité que j’aime chez lui. Voilà que les pendules sont remises à l’heure, et de fort belles manières.
Si comme moi, Oceans Of Time de 1998 vous transporte et est une référence dans la discographie du groupe, alors ce Knights Call vous ramènera sur ces terres.
Un album plus porté vers un Hard-Rock mélodique, musclé, nerveux, accrocheur et donc moins Heavy dans un sens.
Il y flotte dans l’air du RAINBOW sur ce dantesque instrumental Truth And Lies. Un titre endiablé, rythmé où les instruments sont à la fête… Axel Rudi PELL laisse les claviers s’exprimer et la référence DEEP PURPLE résonne admirablement. Le thème mélodique de la guitare s’accroche au cerveau. La batterie ne s’est jamais entendue comme cela sur un album de AXEL RUDI PELL. Impressionnant, tout ce que j’aime !
Une seule ballade sur cet album, elle se suffit à elle même car magnifique. (Beyond The Light, 7 minutes 47 !). Les délicats choeurs me ramènent sur les terres de DEEP PURPLE.
J’adore quand les titres dépassent tous allègrement les 4’20, durée du Hit d’ouverture The Wild And The Young (après la courte introduction musicale habituelle) et que l’album au final paraît trop court.
The Crusaders Of Doom culmine à 8 minutes, superbe…
Le final Tower Of Babylon à 9 minutes est dantesque… Petite ambiance arabisante délicieuse en entrée, les claviers jouent sur ce terrain là ensuite, c’est un festival, le titre clôt magnifiquement l’album.
Je souligne aussi le potentiel incroyable de Wildest Dreams, pur chef-d’oeuvre de Hard-Rock mélodique.
Long Live Rock, Slaves On The Run, Follow The Sun se placent dans la bonne moyenne des titres d’Axel Rudi Pell et complètent agréablement ce bel album.
Voilà, ce Knights Call n’est pas loin de se placer, pour moi, sur la première place des nombreux albums du groupe, 20 ans après Oceans Of Time
C’est Enzo, notre fidèle lecteur et fan du groupe qui sera content...
Rémifm
Date de publication : dimanche 4 mars 2018