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05/03/18
Soultaker
Inner Core
 
Quel régal de découvrir un groupe et d’entrée de jeu, de prendre du plaisir à se passer en boucle leur premier album qui plus est, non encore accessible par tous : Soultaker ne sortira en effet en France qu’en avril…
Mais comme vous, lecteurs de METAL INTEGRAL êtes plutôt sympas, je vais tenter de vous faire partager mon enthousiasme !
Ce qui frappe, avant toute chose, à l’écoute de cet album, c’est son côté mélodique soigné ! Le chant féminin (Anna ROOG), parfois lyrique, parfois plus musclé, donne une personnalité particulière à cette formation étiquetée Teutonne mais dont le guitariste au patronyme Transalpin (Massimo Giardello) ne dépareillerait pas chez SECRET SPHERE, LABYRINTH ou DGM !
Ces références sont choisies à dessein car c’est bien d’heavy mélodique dont il s’agit ici : les refrains s’avèrent aisément mémorisables (parfois même entêtants…), le jeu de guitare à la fois puissant (Crucified ou Blame) et coloré (Sweet Addiction, Snowstorm ou Ghost Dust : la six-cordes de Massimo y mugit avec délice…), le tout savamment habillé de nappes de claviers qui apportent une touche feutrée au propos développé par une formation qui transpire la sincérité… Car non content d’assurer dans l’orthodoxie d’un genre, INNER CORE se paie le luxe de la prise de risques, ceci dit plus ou moins heureuse, en proposant : ici, une ballade folk (Keep The Distance, dont intro et outro au violon reprises au piano, chant apaisé apportent nuance et sensibilité et font de ce morceau majoritairement acoustique, un essai atypique mais réussi !) ou là, une incursion dans le progressif : les plus de huit minutes de Monsters avec l’ajout de cuivres qui, malheureusement, ne décolle pas vraiment…
Heureusement, ce faux-pas ne tempère en rien le plaisir que suscitent des pépites telles que : Blame (déjà cité…) dont le rythme enlevé et le refrain prenant lui confèrent le statut de hit parfait ou Into Eternity, qui conclue curieusement (!) la galette mais met admirablement en exergue les talents vocaux d‘Anna ROOG !
INNER CORE fait assurément partie de ces combos voués à l’anonymat (pour preuves : leur tournée à venir est circonscrite à leur région d’origine : les alentours du Bade-Wurtenberg…) et comme souvent, c’est injuste tant leur potentiel me semble considérable ! Puisse cette chronique vous donner le goût d’aller y jeter une « oreille » et alimenter le « bouche à oreille » qui pourrait en résulter ?

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Rebirth
Date de publication : lundi 5 mars 2018