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11/03/18
Darkening light
MELTED SPACE
 
Rarement, j’ai été abasourdi à l’écoute d’un album : mes meilleurs souvenirs en la matière remontent à la découverte d’ANGRA avec Holy Land ou à la surprise causée par le Cybion de KALISIA !
Je viens de vivre une expérience analogue à l’écoute du dernier-né de MELTED SPACE : Darkening Light qui fait suite à There’s A Place (2009), From The Past (2012), Between (EP de 2013) et The Great Lie (2015).
Là encore, le concepteur de cet opéra metal : Pierre Le Pape (ex-WORMFOOD, ex-EMBRYONIC CELLS) a su s’entourer de vocalistes de renom (…et de talent !) et d’un orchestre (en l’occurrence, le Philharmonique de Prague !) pour un plus grand plaisir d’écoute de ses compos extraordinaires.
Jeff Scott SOTO (SONS OF APOLLO), Mikael STANNE (DARK TRANQUILLITY, ex-HAMMERFALL), Guillaume BIDEAU (SCARVE, MNEMIC, ONE-WAY MIRROR), Black Messiah (ex-SETH), Oyvind HAGELAND (SPIRAL ARCHITECT) et Sakis TOLLIS (ROTTING CHRIST) en sont les chanteurs et Lucie BLATRIER (A QUIET DAY FOR MELLOW DREAMS), Clémentine DELAUNEY (VISIONS OF ATLANTIS), Silje WERGELAND (THE GATERING), Ailyn GIMENEZ GARCIA (SIRENIA) et Catherine TROTTMANN, les chanteuses : excusez du peu ! Et il n’y a pas à dire : en se passant le relai au sein d’un même morceau avec des tessitures contrastées, ils et elles créent des ambiances bluffantes…
Le casting donc, mais aussi le staff technique (François-Maxime BOUTAULT à l’enregistrement, Alan DOUCHES (CANNIBAL CORPSE, NILE, SEPULTURA) au mixage et Adrien BOUSSON à l’artwork) : rien n’a été laissé au hasard pour magnifier cet opus et le résultat est phénoménal !
Inutile de suspecter un style pesant souvent caractéristique des « Œuvres » : les dix pistes de l’album se succèdent sans redondance avec chacune leur part d’inattendu !
L’auditeur navigue au gré de l’inspiration du maître de cérémonie (du pape ai-je failli écrire…) de mid-tempi symphonique (Newborns où la performance lyrique de Catherine TROTTMANN est impressionnante et The Meaning Of This Place) à des pépites de death mélodique comme Trust In Me en passant par de belles réussites de power-speed (The Dawn Of Man ou Missing Creed) ! Que les fans d’extrême se rassurent : ils ne sont pas oubliés avec Regrets ou Man And Future… Et surtout, il y a le bouquet final : Fallen Word où toutes les tendances abordées paraissent se mêler avec l’appui de l’orchestre : un chef-d’œuvre !
Il y a dans cette galette de quoi se satisfaire sur le long terme car chaque nouvelle écoute souligne la richesse du propos : chacun est à sa place et s’y tient ! Autrement dit, jamais le quintet de base (Michael SACCOMAN à la batterie, Brice GUILLON à la basse, Adrian MARTINET et Gildas LE PAPE aux guitares et bien évidemment Pierre aux claviers (et au chant !)) ne perd pied mais sait au contraire délicatement valoriser les multiples interventions au chant et astucieusement tolérer l’apport non négligeable de l’orchestre…
Il ne FAUT PAS passer à côté de ce monument de Metal ! Je vous l’assure…

The Dawn Of Man (I’m Alive!) : cliquez ici

Rebirth
Date de publication : dimanche 11 mars 2018