8 / 20
23/04/19
Ii
FORTUNE
 
L’événement AOR de ce printemps 2019 est bien le retour de FORTUNE, groupe mythique des années 80. Créé en 1978 par les frères Richard et Mick FORTUNE, respectivement guitariste et batteur, FORTUNE a sorti son 1er album éponyme en 1978 chez WARNER BROTHERS. Le groupe fut ensuite totalement reconstruit avec l’arrivée de Roger Scott CRAIG (LIVERPOOL EXPRESS) aux claviers, Larry GREENE au chant et Bob BIRCH (ELTON JOHN) à la basse pour ressortir l’album en 1985 chez CAMEL RECORDS. Mais ensuite le label a déclaré faillite pour des raisons inconnues et a refusé de fournir les bandes master, rendant impossible la réédition d’un album jusqu’à récemment, en 2004 pour être précis, par GYPSY ROCK RECORDS.

Puis Roger Scott CRAIG et Larry GREENE se mirent à travailler ensemble avec le succès que l’on sait sous le nom d’HARLAN CAGE. En 2006, les frères FORTUNE ont relancé le groupe en tant que trio avec Larry GREENE jusqu’à la véritable réunion en 2016 au Rockingham Music Festival. Et aujourd’hui enfin FORTUNE sort ce 2ème album intitulé II, très prometteur pour tous les amoureux de cette musique exaltante. Le line-up est modifié avec l’arrivée de Rick RAT à la basse et de Mark NILAN aux claviers.

Le 1er titre Dont’t Say You Love Me surprend énormément par le son très étouffé, des claviers certes présents mais lointains, la production semble très approximative et c’est clairement une grosse déception, avec en plus la voix tout aussi sourde fait paraître ce titre comme une démo, et je pèse mes mots, malgré une belle mélodie. On retrouve un peu l’ambiance du 1er album avec un bien meilleur 2ème titre Shelter Of The Night, qui j’espère va lancer cette galette, et qui fait diablement penser à HARLAN CAGE, ce sera d’aileurs le titre phare de ce II. Et la marque de fabrique de FORTUNE se fait plus précise ensuite avec toujours ces claviers rutilants, cette voix si caractéristique de Larry GREENE, mais néanmoins avec toujours ce son pas terrible du tout (Freedom Road), une production qui laisse à désirer, une batterie cahotique aussi qui franchement me laisse pantois (A Little Drop Of Poison), c’est insensé de la part d’un tel groupe !

Pour donner dans le positif, les mélodies de FORTUNE sont bien présentes (What A Fool I’ve Been), rythmés par ces claviers très pomp rock certes, mais au risque de me répéter la production et le son déplorables de ce disque me font frémir de déception, hélas ! Et malheureusement cela se poursuivra jusqu’à la fin de ce II, à la construction mélodique vraiment proche d’HARLAN CAGE (comme sur Overload), mais gâché par une voix trop lointaine et un son toujours médiocre pas vraiment adapté pour ranimer la flamme d’un groupe de cette qualité. Même les guitares semblent éteintes et la basse trop en avant assomme littéralement les élans mélodiques (The Night).

Hélas rien de transcendant ne viendra rehausser le niveau technique de cet album très moyen au final et d’une affligeante platitude au niveau instrumental, à part quelques éclairs de ci de là. Mais comment FORTUNE a-t-il pu sortir un tel album, qui semble être essentiellement composé de démos, qui ne peuvent passer pour de véritables compositions et qui auraient demandé plus de relief et de finitions ? Le constat est donc bien pauvre et malheureusement sans appel pour ce II : consternant !!!

Shelter Of The Night : cliquez ici
rebel51
Date de publication : mardi 23 avril 2019