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16/06/19
The inevitable war
AMULET
 
En 2014, le groupe britannique AMULET publie son premier album, baptisé The First suite à une fusion intense de cerveaux, et se paie le luxe de signer chez Century Media. Surtout, le mot se passe de bouche en oreille averties : AMULET revivifie la flamme de la séminale New Wave Of British Heavy Metal. Cinq ans plus tard, AMULET se trouve désormais appuyé par un label plus approprié et confirme haut la main son statut de héraut de la tradition mythique du Heavy Metal britannique de la fin des années 70 à la première moitié de la décennie suivante.

Je ne vous cache pas être passablement lassé des prestations artificiellement paupéristes des dizaines de formations qui s'évertuent à singer ce style et cette époque. Aussi, c'est avec une appréhension certaine que j'ai abordé les premières minutes d'écoute de ce second album : petits riffs simples et nerveux, batterie sèche, basse en support tendu, structures globalement lisibles, production rêche et rendu sonore global aride et peu puissant... A vrai dire, le mimétisme s'avère absolument troublant avec les SATAN, WITCHFYNDE, ANGEL WITCH, BLITZKRIEG et consorts, y compris pour le vétéran que je suis. C'est tranchant, tendu et percutant. Surtout, le sens de la composition et des arrangements permet à AMULET d'éviter le piège de la linéarité.
Quelques harmonies vocales et refrains entonnés en choeur, des guitares mélodiques quand il le faut (quelques plans jumeaux attractifs au programme, notamment au fil des huit minutes et quelques du titre de clôture en trois parties, Roundhead), mais surtout un sens affûté des rythmiques efficaces et des lignes vocales accrocheuses : voilà qui fait la différence. Puisqu'on en est à évoquer la partie vocale, soulignons l'intérêt de la prestation du chanteur Federico MAZZA, qui m'évoque des tonalités à la Bruce DICKINSON, avec une approche plus terre à terre.

Une fois les sources d'inspiration digérées, on ne peut que saluer la maîtrise, la fougue et le talent d'écriture d'AMULET. Si revival il doit y avoir, autant que ce soit AMULET qui en prenne la tête.

Vidéo de Burning Hammer : cliquez ici
Alain
Date de publication : dimanche 16 juin 2019