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12/01/20
Boneshaker
AIRBOURNE
 
AIRBOURNE éprouve une extrême admiration pour AC/DC et ne s’en est jamais caché. En 2020, je peux dire qu’il est le groupe le plus légitime à prendre le flambeau de leurs légendaires compatriotes. Certains crient au plagiat et au manque d’originalité. Je ne vois pas les choses sous cet angle car je suis heureux qu’un groupe puisse perpétuer ce classique hard rock, à la fois dans l’attitude, le son et les prestations scéniques. AIRBOURNE s’installe comme une valeur sure du genre dans tous ces domaines et sa place croissante au fil des ans sur l’affiche du Hellfest en constitue la meilleure illustration.

Sur Boneshaker, le groupe a choisi d’être produit par Dave COBB pour son approche très naturelle et spontanée de la composition et de l'interprétation. Réputé dans le monde de la country et passionné de matériel vintage, ce producteur avait pour cahier des charges de sonner comme du ACDC qu’il adore également. L’idée commune était de s‘approcher du fameux son des Albert Studios de Sydney (ROSE TATTOO, THE ANGELS et surtout ACDC), le son « analogique » dont rêve AIRBOURNE depuis toujours. A l’écoute de Boneshaker, je peux dire que cette mission s’avère particulièrement réussie, le morceau titre pourrait par exemple être facilement issu du fameux Let There Be Rock.

Côté son, AIRBOURNE a tenu son pari. Côté compositions, il y a des choses à dire. Globalement, le disque évolue sur des mid tempo (This Is Our City, Sex To Go, l’entraînant She Gives Me Hell) avec quelques titres énergiques qui sortent du lot comme Burnout The Nitro ou le rapide Switchblade Angel. Backseat Boogie ressemble (trop) fortement à It’s A Long Way To The Top (If You Wanna Rock ‘n’ Roll). L’ambiance est parfois bluesy (le début de Weapon Of War). Le format de l’ensemble avec 10 titres occupant 31 minutes reste court. Je félicite AIRBOURNE car ce n’est pas facile d’écrire des chansons concises, pas de remplissage ici.

En conclusion, un album agréable mais manquant de véritables hits qui passeront l’épreuve du temps. AIRBOURNE n’est pas parvenu à retrouver l’inspiration de son génial premier album Runnin' Wild (2008) et n’a pas encore sorti son Back In BlackHey guys, It’s a long way to the top

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NOCTUS
Date de publication : dimanche 12 janvier 2020