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Chronique
WYTCH HAZEL - Iv : sacrament

Style : Heavy Metal
Support :  MP3 - Année : 2023
Provenance du disque : Reçu du label
10titre(s) - 43minute(s)

Site(s) Internet : 
WYTCH HAZEL BANDCAMP
WYTCH HAZEL INSTAGRAM
WYTCH HAZEL FACEBOOK

Label(s) :
Bad Omen records
 (18/20)

Auteur : Alain
Date de publication : 03/06/2023
Heavy ultra mélodique : superbe !
WYTCH HAZEL est un quartette anglais qui s’est formé en 2011. Ses débuts discographiques furent progressifs, presque prudents : un CD deux titres dès 2011 (Surrender), histoire de se tester, un CD-R quatre titres en 2012, tiré à 100 exemplaires (The Truth), un split mini lp avec ELIMINATOR, ASOMVEL et ASCALON (275 copies seulement !) et un split single 45 tours avec BORROWED TIME la même année (un titre par groupe, tirage à 500 copies). Après ce prurit de formats brefs, et parfois partagés, on attendait légitimement un premier album. Lequel arriva bel et bien, baptisé Prelude… en 2016. Comme si après ces galops d’essai, le groupe avait voulu se donner le temps de la maturation. Si frustrante ait-elle été, l’attente s’avéra payante tant Prelude dévoila un groupe, certes très fortement influencé par les années 70 et le début des années 80, mais d’ores et déjà dépositaire d’une formule particulière, à base de Hard mélodique, de Heavy épique, de Progressif, de Folk. En somme, une personnalité se cristallisa cinq ans après la formation du groupe.

S’ensuivirent II : Sojourn en 2018, puis III : Pentecost en 2020, chacun révélant un épanouissement constant de la formule initiale. IV : Sacrament rompt quelque peu le rythme bisannuel, mais l’âme vibrante du groupe, Colin HENDRA (chanteur, guitariste, compositeur), se trouve en capacité de fournir une explication légitime qui, ô surprise, ne repose pas sur les conséquences de la pandémie de Covid-19, mais bien sur le départ en 2022 du batteur Jack SPENCER, présent depuis 2013. Faute de pouvoir trouver un remplaçant, l’homme-orchestre HENDRA se mit au défi d’assurer les parties de batterie sur ce quatrième album ! Pas étonnant que l’homme confesse sortir lessivé de l’expérience. En même temps, on ne m’empêchera pas de penser, que, Chrétien convaincu et revendiqué, le leader du groupe s’est en quelque sorte infligé un martyre, à travers lequel WYTCH HAZEL s’offre en quelque sorte une parousie salvatrice.

Fondamentalement, l’alchimie si caractéristique de WYTCH HAZEL demeure intégralement présente. Tentons de reprendre la formule… Des compositions relativement concises (entre plus de trois et moins de cinq minutes, à deux exceptions près), un tempo globalement médium, des rythmes binaires très basiques, des riffs brefs et secs, un chant limpide, avec un renfort bienvenu d’harmonies. Concrétisant en musique sa foi chrétienne, Colin HENDRA a en quelque sorte forgé une incarnation musicale d’une révélation mystique, dans toute sa simplicité biblique, dans toute sa limpidité mystique, dans toute sa force de conviction (sans démonstration aucune).

Chez WYTCH HAZEL, tout semble couler de source, les rythmiques comme les harmonies de guitares, les lignes de chant comme les harmonies vocales enjôleuses. S’il fallait trouver des références, nous ne pourrions prétendre effectuer uniquement des cercles concentriques, en aucun cas viser un cœur de cible. Commençons par citer WISHBONE ASH pour les guitares limpides et harmonisées, mais aussi pour les voix claires et complémentaires ; le tout jeune JUDAS PRIEST des deux premiers albums pour cette limpidité, soutenue par une nervosité contenue. La charge mélodique, voire dramatique, tant instrumentale que vocale, rappelle quelque peu les débuts de MAGNUM et de SARACEN, voire de STYX (circa 72-76). Pour le versant Metal épique, permettez-nous d’évoquer les mânes d’ASHBURY et de SACRED BLADE, et pourquoi pas des tout débuts de FATES WARNING, mais aussi les débuts des Allemands de STORMWITCH, ainsi que la discographie, hélas très secrète, des Britanniques de PAGAN ALTAR. L’apport en matière d’instrumentation acoustique versus électrique, si caractéristique de la vague de Folk Rock britannique et irlandais des années 70 ne saurait être complètement ignoré, avec pour points de repère principaux STEELEYE SPAN et FAIRPORT CONVENTION.

Au-delà de cet entrelac complexe de références, WYTCH HAZEL accomplit un pas supplémentaire dans le perfectionnement de son projet initial. Perfectionnement palpable dans les arrangements, tant instrumentaux que vocaux, également dans l’efficacité de l’écriture. Avec ce quatrième album, WYTCH HAZEL ne franchit pas de cap majeur, ne se réinvente pas, mais affine une formule avec une sincérité, un engagement, un talent mélodique toujours aussi palpables. Cela dit, pour le prochain album, WYTCH HAZEL devra impérativement trouver une voie par se renouveler, se dépasser, se transcender. En attendant, sachons profiter pleinement d’un quatrième album de rang passionnant et émotionnellement chargé ras la gueule. L’enjeu du cinquième album consistera ni plus, ni moins qu’à mettre en place un renouvellement, un dépassement, afin de ne pas tourner en rond. En attendant, profitons de ce Hard Heavy Rock divinement mélodique et addictif !

Vidéos de Strong Heart cliquez ici, A Thousand Years cliquez ici et de Angel Of Light cliquez ici
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JMM213 Le dimanche 4 juin 2023

Ville : 91360
Après avoir écouté l'album en entier, je te rejoins complètement sur ton analyse et les références. Ca sent bon les années 70 et alors, c'est mal ?
Commentaire de Alain : Ben non, c'est même plutôt bel et bon !
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