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30/12/2024
...and we leave the planet?
SOME PILLS FOR AYALA
 
Ah ! Cela fait plaisir de retrouver Néstor AYALA CORTÉS derrière une production de son projet solo SOME PILLS FOR AYALA. Souvenez-vous, j’avais chroniqué le précédent album Sleep Walkers (Lisez ici).

Le multi-instrumentiste chilien remet donc le couvert avec …And We Leave The Planet? un condensé de desert rock dans les règles de l’art avec une sérieuse tendance rock psychédélique.

Avec un bon gros fuzz dans le moteur, la guitare attaque les réjouissance sur le riff lent, lourd et répétitif de You Are Dead. Je note la qualité des harmonies vocales du chant doublé, lancinant et acide. Le morceau est hypnotique – grande spécialité de la maison. Jouant la carte rythmique avant tout, le ton de Counting Clouds est clairement plus volontariste mais la mélodie plus imprécise. La vivacité perdure sur I Am Right qui met en avant l’ostinato de basse. À noter sur ce titre, un refrain tout droit sorti de la mouvance psychédélique et son contraste avec les percussions vigoureuses est du plus bel effet. La dimension psychédélique de l’œuvre est encore plus marquée sur The Pilot Knows… And We Leave The Planet? en raison d’un riff un peu déglingué qui tourne en boucle.
La cinquième plage, No Third Eye est ma préférée de l’album avec son groove chaloupé qui finit par me retourner le cerveau à la façon d’un mantra taillé pour la transe. Sauvé ! Le stoner beaucoup plus vigoureux de This Is Where We Stand m’arrache à ma léthargie doucereuse.
Be Away est un titre étrange en équilibre très instable. La rythmique complexe se heurte à un chant traînant et de ce choc naît une impression de chaos sensoriel. Pour ne rien vous cacher, ce malaise perdure, voire s’accentue avec le dernier morceau Last Chance. Les séquences sont tout à fait claires, cependant la mélodie est sujette à des fluctuations qui me désorientent. C’est une expérience très bizarre qui me laisse un peu hagard à la fin de l’album.

Autant je me suis assez facilement laissé embarquer par le début et le cœur de l’album, autant les deux derniers morceaux m’ont perdu. Puisque j’ai grandi à Nîmes, j’ai le droit d’utiliser ce terme : le final m’a « dévarié ». Au-delà, de ce petit écueil, je trouve que Néstor fait du Néstor et à un moment j’aurais aimé soit qu’il arrête les pilules, soit qu’il en change. L’album reste très plaisant pour un amoureux de psych desert rock, je regrette la difficulté de ce grand artisan à sortir de sa zone de confort.

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SOME PILLS FOR AYALA est composé de :
- Néstor AYALA CORTÉS, tous les instruments.

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Discographie :
- 2021 : Some Pills For Ayala - (EP 4 titres) ;
- 2021 : Space Octopus - (EP 2 titres) ;
- 2022 : The Crows That Sing - (EP 4 titres) ;
- 2023 : Sleep Walkers - (LP) ;
- 2024 : …And We Leave The Planet? - (LP).

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Extrait de …And We Leave The Planet? :
- No Third Eye : Cliquez ici !

Pumpkin-T
Date de publication : lundi 30 décembre 2024