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Dossiers
Dossier :  MOTLEY CRUE: Decades of Decadence ( MÖTLEY CRÜE )
Date de publication : 24/12/14
Auteur : metalmp
Los Angeles, le 28 janvier 2014. Le gotha de la presse rock et du spectacle est convié à une conférence de presse que tient MOTLEY CRUE. Les enfants terribles ont décidé de frapper un grand coup en annonçant...
Ah ! ah ! je me marre ! Pardonnez-moi, mais c’est plus fort que moi...
En annonçant, donc, que..
Non, mais attends ! On nous a déjà fait le coup plus d’une fois !
…En annonçant - je peux finir, oui?!? - une nouvelle tournée intitulée The Final Tour qui sera la dernière tournée de MOTLEY CRUE. On va y arriver, quand même ! Allez, on se calme, maintenant....

Non seulement les quatre ont décidé de l’annoncer haut et fort mais en plus, pour signifier l’irrévocabilité de la chose – c’est la raison de tout ce bordel médiatique à Los Angeles – Nikki SIXX, Tommy LEE, Vince NEIL et Mick MARS s’y engagent vraiment en signant – les médias en sont témoins, c’est vous dire ! – un contrat.

Ok, ma petite voix intérieure… maintenant tu peux te marrer et dire « on verra bien ! » et personne ne t’en voudra. Mais avant, revenons un peu sur l’histoire quelque mouvementée de MOTLEY CRUE. Parce que ce groupe, plus que de très nombreux autres, a vécu et continue de vivre dans un esprit débridé, sauvage et hors de contrôle. « Live fast » comme disait l’autre… La carrière du CRUE compte bien plus de scandales que d’albums… Mais si MOTLEY CRUE est composé de quatre artistes qui jouent au quotidien avec le scandale dans un parfait esprit Sex, Drugs and Rock'n'Roll, il est également composé de quatre hommes au sens des affaires et du spectacle particulièrement affûté. Cette annonce est donc à prendre comme un génial coup marketing visant à attirer des foules plus nombreuses que jamais.

Il n’empêche que MOTLEY CRUE, du haut de ses scandales à répétitions, de son sens du spectacle et de ses albums souvent inspirés a su marquer l'histoire du Hard Rock américain comme peu d'autres après lui. Allez, ensemble, let’s « take a walk on the Wild Side »! Oui, faisons un tour ensemble dans cet univers débridé où sont repoussées les limites du raisonnable et du bienséant, où tombent les barrières les unes après les autres, un monde aussi spectaculaire et enthousiasmant que glauque et pathétique, aussi. Le monde de MOTLEY CRUE, groupe unique en son genre.

Los Angeles, janvier 1981. L’histoire ne dit pas s’il s’agit là aussi du 28. Elle a plus simplement retenu que ce mois-là Nikki SIXX se fait virer d’un groupe nommé LONDON et qu’il rencontre Tommy LEE, alors BSGF – Batteur Sans Groupe Fixe. C’est donc naturellement qu’ils décident de monter un nouveau projet ensemble. Mais il manque des musiciens. Le guitariste Mick MARS est rapidement recruté sur annonce avant que ne soit recruté Vince NEIL, ex-chanteur de ROCK CANDY. La légende veut que Mick MARS ait influé sur ses deux compères après avoir vu NEIL jouer dans un club. Il les aurait convaincus en affirmant n’en avoir « rien à faire que ce gars ne sache pas chanter. Quand on voit de quelle façon il tient le public, c’est lui qu’il nous faut ! » Les trois bruns et le blond hésitent quelque temps quant au nom du groupe, naviguant de CHRISTMAS à SUICIDAL TENDENCIES (véridique !) avant que Mick MARS ne propose MOTLEY CRUE, mal orthographié et avec des trémas pour entretenir un peu de mystère.

Quelques répétitions suffisent à rappeler à chacun ses lacunes musicales. Qu’à cela ne tienne, MOTLEY CRUE se distinguera sur scène. Dès ses premiers concerts, le quartet propose des shows explosifs, avec un visuel SM – tout de cuir vêtus – et des effets pyrotechniques. Le public se déplace, mais les labels font grise mine peu convaincus par les compétences musicales du groupe (qui a déjà entendu un solo de Mick MARS en concert est à même de comprendre..)

Pas grave, SIXX et sa bande décident de monter leur propre label, Leathür Records, afin de publier leur premier single, Stick To Your Guns, en juin 1981. Soit à peine six mois après avoir fondé MOTLEY CRUE ! Les labels ne sont pas dupes et gardent pour l’heure leurs portes closes, ce qui pousse la bande à auto-produire son premier album.

Aidés par le pas encore incontournable producteur Michael WAGENER, les quatre mettent en boite Too Fast For Love en six jours à peine. Ce premier album est tiré à 2.000 exemplaires et parait au mois de décembre 1981. Sa pochette rappelle incontestablement celle de Sticky Fingers, chef-d’œuvre des ROLLING STONES paru dix ans plus tôt, en 1971, au visuel outrancier et choquant à son époque. Ce premier pressage est rapidement épuisé, et MOTLEY CRUE voit le début de son rêve se réaliser : un label indépendant les signe, édite 20.000 copies de l’album, et se frotte les mains lorsque ces dernières partent plus vite que prévu, ce qui, sans surprise, commence à attirer des labels plus importants.

Toutes les occasions sont bonnes de donner des concerts sur le strip. MOTLEY CRUE devient résidant ou presque des Whisky-a-Gogo, Troubadour, Rainbow … et l’année se termine sur scène. Pourtant, 1982 ne commence, elle, pas bien. Après un concert donné au Troubadour et censé célébrer le nouvel an, Vince NEIL est arrêté par la police après avoir molesté une femme qui le critiquait ouvertement. C’est le début d’une série de frasques que MOTLEY CRUE va transformer en spécialité. Le trip Sex, Drugs and Rock’n’roll battra son plein sous peu.

La fin du mois de janvier est un peu meilleure, puisque Too Fast For Love bénéficie désormais d’une distribution internationale ce qui continue d’attirer les majors américaines. C’est Elektra qui finit par signer MOTLEY CRUE et le management du groupe décide de les envoyer aussi sec conquérir le Canada. Sauf que, comme tout jeune groupe, il faut affronter quelques galères. Pami lesquelles un interrogatoire musclé à la frontière et la confiscation de matériel par le service des douanes canadiennes, à la recherche de drogues. Ou encore le manque affligeant de promotion, littéralement inexistante. Le pire, pourtant, est ailleurs pour ces obsédés sexuels : oh, oui, ils sont attendus dans les clubs où sont prévus les concerts, ces quatre déjantés ! Ce n’est qu’en arrivant sur place qu’ils découvrent qu’il s’agit en réalité de clubs… gays ! Qu’importe, après tout, car cette expérience se révèlera tout autant cauchemardesque que formatrice.

De retour aux USA, MOTLEY CRUE a le plaisir de voir une nouvelle édition de son album. Elektra s’est chargé du remixage des titres et réserve la mauvaise surprise d’avoir retiré Stick To Your Guns du pressage final. Malgré la déception du retrait de leur premier single, l’album reparait et, doté de chansons qui, bien que simples, sont directes et efficaces (Live Wire, Public Enemy # 1, Take Me To The Top, Piece Of Your Action, Too Fast For Love…), entre au Top 100 du Billboard. Le public adhère, découvrant en nombre une formation dont la réputation sulfureuse commence à traverser le pays. Ce premier album est bientôt certifié disque d’Or avec plus de 500.000 copies écoulées. Un début de carrière assez prometteur.
Si les labels ont senti le filon, d’autres acteurs de la musique sont également intéressés par MOTLEY CRUE. C’est ainsi que, début 1983, le groupe change de management et signe au mois de février avec Doc McGHEE qui leur ouvre les portes de grosses structures. Au mois de mai, MOTLEY CRUE se produit au US Festival de San Bernardino (à côté de L.A) devant quelque 300.000 spectateurs venus acclamer VAN HALEN, Ozzy OSBOURNE, SCORPIONS et JUDAS PRIEST.

MOTLEY CRUE consacre ensuite les deux mois d’été à l’enregistrement de son second album. Enfermés aux studios Cherokee de Hollywood, Shout at The Devil prend forme sous la houlette du producteur Tom WERMAN qui concocte au groupe le gros son grâce auquel les chansons prennent toute leur ampleur. A sa sortie en septembre1983, ce qui devait se produire arriva : la couverture, noire et d’une sobriété à toute épreuve, ne laissant apparaitre que le nom du groupe en rouge et un pentagramme en surbrillance attire, forcément, une certaine frange puritaine américaine y voit le signe de suppôts de Satan, d’autant plus que les photos intérieures montrent les musiciens sur fond de flammes… L’enfer est proche ! Le PMRC entre en action et, comme ce fut le cas d’autres formations, se donne pour mission d’éradiquer ces bêtes immondes de la culture américaine… NEIL, SIXX, MARS et LEE ont, de leur côté, radicalisé leur apparence, adoptant un look cuir et clous plus SM que JUDAS PRIEST, ainsi qu’un maquillage et des coupes de cheveux qui feront bientôt le bonheur des professionnels des cosmétiques… Oui, MOTLEY CRUE est un groupe de spectacle et le clame haut et fort et le look est, dans la conception du groupe, un élément capital pour se distinguer.

Ces nouveaux sujets de discussions en feraient presque oublier le principal : les dix chansons (plus un instrumental d’ouverture, In The Begining) de l’album. Et là, pas grand-chose à dire : si l’ensemble parait simple, l’attitude minimaliste, les ambiances punkisantes, le groove qui émanent de Shout At The Devil, Looks That Kill, Bastard, Too Young To Fall In Love, Knock’Em Dead Kid démontrent que ces gars sont dotés d’un vrai sens de l’air qui fait mouche. Et après avoir affiché ses inspirations stoniennes, MOTLEY CRUE, avec sa version de Helker Skelter, s’avoue aussi fan des BEATLES. Cette fois, le public répond massivement, plaçant ce second essai en 17ème position du Billboard.

Alors que MOTLEY CRUE est sur les routes, en tête d’affiche, d’abord, puis, de janvier à mars 1984 en première partie d’Ozzy OSBOURNE (dont le Bark At The Moon fait aussi un carton) que l’album est doublement certifié platine ! Autant de raisons supplémentaires pour faire, encore et toujours, la fête, de toutes les manières possibles et imaginables.

Tranquillement installé aux USA avec une réputation grandissante et de plus en plus sulfureuse, le quatuor s’attèle à la conquête du vieux continent qui commence à sérieusement craquer aussi. Il saisira une opportunité de toute dernière minute de jouer en ouverture d’ACDC sur la tournée Monsters Of Rock, puis s’incruste sur le World Slavery Tour d’IRON MAIDEN, avec qui il visitera, entre octobre et novembre 1984, l’Allemagne, la Belgique, la France, la Hollande, le Danemark, la Suède, la Finlande et l’Italie. La vingtaine de dates effectuées permettent à MOTLEY CRUE d'assaoir sa réputation en Europe et d'y forger une solide fan base locale.

A force de shows hauts en couleurs, l’équipage bariolé – c’est la signification française – honore son nom, et le transforme même en « équipée sauvage » tant les scandales et excès s’accumulent. La réputation de MOTLEY CRUE, de retour aux USA, est de plus en plus sulfureuse et vire à la tragédie le 8 décembre 1984. Au volant de sa voiture, Vince NEIL, sous l’emprise de stupéfiants, perd le contrôle et percute un véhicule arrivant en sens inverse. Le passager qui accompagne le chanteur perd soudainement et brutalement la vie. Le fait qu’il s’agisse de Nicholas DINGLEY, plus connu sous le nom de Razzle pour être le batteur des très en vue HANOI ROCKS ajoute à l’émotion que suscite cet accident. NEIL est arrêté et, sans surprise, passe devant les juges. Le procès se tiendra plus tard, ainsi que le verdict. Ce premier vrai scandale n’est pourtant, malheureusement, que le point de départ d’une longue, très longue série. Pour l’heure, le chanteur risque d’écoper de 8 ans de prison, ce qui, de fait, mettrait en cause l’existence même du groupe.

Toutefois, en attendant que le procès se tienne, MOTLEY CRUE retrouve le chemin des studios dès le mois de février 1985 pour y enregistrer Theatre Of Pain, une nouvelle fois produit par Tom WERMAN. L’album parait fin juin. Comme un signe, le look du quatuor change, devient plus lisse et plus glam. Adieu cuir et sang… Fanfreluches et maquillage sont ici plus présents que jamais. L’album est lancé grâce à Smokin’ In The Boys Room, une reprise de BROWNSVILLE STATION qui sera suivi d’une ballade, Home Sweet Home. Le sens de la composition est toujours présent, mais l’ensemble est quelque peu moins marquant que sur Shout At The Devil, devenu une référence du genre. C’est surtout le spectacle qui fait grimper les ventes. Les gros moyens sont mis : si la pyrotechnie est un artifice désormais communément utilisé, Tommy LEE propose un solo au cours duquel sa batterie s’incline à 90°. Du jamais vu qui fait encore grimper la cote de popularité du groupe. L’album est, comme son prédécesseur, certifié double platine et grimpe cette fois en 6ème position du Billboard et MOTLEY CRUE s’embarque « tranquillement » dans sa première tournée en tête d’affiche, aux USA, tout d’abord, avant de venir en Europe entre janvier et mars 1986.

Sa tournée débute en Angleterre, le 22 janvier (ave CHEAP TRICK en première partie). Le 14 février, jour de la St Valentin., après un concert donné au mythique Hammersmith de Londres, Nikki, accompagné d’Andy McCOY (HANOI ROCKS, encore) est victime d’une overdose, dans l'appartement qu'il occupe. McCOY et le dealer qui est encore présent (il aurait lui-même injecté le poison dans les veine du bassiste déjà trop naze pour se piquer lui-même) tentent de le réveiller par tous les moyens, qui plaçant un sac de glaçons dans le pantalon du bassiste, qui d’y aller franco à coups de batte de base-ball, mais rien n'y fait. Nikki est dans un univers parallèle… Le croyant mort, le dealer décide de balancer son corps dans une benne à ordure, et, pour ce faire, le traine à l’extérieur. C’est à ce moment que SIXX vomit et revient à la vie et, comme si de rien n’était, reprend les concerts… La tournée se termine en apothéose à Paris le 6 mars 86 où le groupe offre au public une mémorable jam en compagnie de Warren de MARTINI (RATT) et le nouvellement parisien Phil COLLEN (le guitariste de DEF LEPPARD s’est offert un appartement dans le quartier de Saint Germain.)

MOTLEY CRUE ne peut alors prolonger sa tournée car il est dans l’obligation de retourner aux USA afin que Vince NEIL purge sa peine de 30 jours de prison (dans l’affaire de l’accident ayant entrainé la mort de Razzle.) « Seulement » diront certains, persuadés que ce temps passé à l’ombre ne sera pas suffisant pour calmer le chanteur ou les autres membres du groupe. Pourtant, les évènements pourraient laisser croire à une sagesse nouvelle : Tommy LEE épouse l’actrice Heather LOCKLEAR tandis que Nikki SIXX s’acoquine de Vanity, l’égérie (une des…) de Prince. Vince, lui, profite de l'été pour faire installer à côté de sa piscine - et à titre de pure distraction - une mare de boue destiné à accueillir des combats de catch féminin... C'est là qu'il rncontrera celle qui deviendra plus tard son épouse, la catcheuse Sharise.

Courant octobre, avec NEIL de retour, la formation retrouve Tom WERMAN en studio pour l’enregistrement de ce qui deviendra Girls, Girls, Girls. Les sessions sont plus longues, entrecoupées par les fêtes de fin d’années qui voient Nikki SIXX s’enfoncer dans la drogue et la solitude. Il passe Noël seul et jette sa copine Vanity à la porte le 31 décembre… Mais il prend conscience que cette vie ne lui convient plus, et décide de se lancer dans une cure de désintoxication à base de méthadone dès le mois de janvier 1987. Mais au cours des sessions d’enregistrement, le bassiste craque, et retombe dans le piège de la came plus fortement que jamais. Un soir, il incite son ami et invité Andy McCOY à se servir et s’envoyer en l’air en lui présentant toutes les substances dont il dispose. Mais le guitariste d’HANOI ROCKS, désormais sobre, refuse et, après lui avoir clairement signifié qu’il était gravement addict, quitte SIXX qui voit dès lors ses amis disparaitre les uns après les autres…

Au milieu de ces histoires et nouveaux scandales, Girls, Girls, Girls parait au mois de mai 1987. A peine une semaine après sa sortie, l’album pointe crânement en seconde position du Billboard, devient disque de platine en un mois à peine et double platine avant que l’année ne se termine. Une nouvelle tournée est naturellement mise en place et MOTLEY CRUE s’offre une première partie de luxe avec le revenant David COVERDALE et son WHITESNAKE (qui décidera rapidement, au regard des ventes phénoménales de ce disque multi-platine aux USA, de son dernier album éponyme, de monter sa propre tournée en tête d’affiche). Le spectacle est de nouveau à la hauteur des promesses : cette fois-ci, la batterie de Tommy LEE s’élève dans les airs et tourne en tous sens à 360° pendant que le batteur, harnaché comme un pilote de chasse, joue son solo.

Le Japon est visité fin 1987, l’Europe doit être attaquée dès le début de l’année suivante. Mais le 22 décembre, après une soirée passée avec des amis musiciens à écumer les bars et chercher de l’héroïne, Nikki SIXX fait une nouvelle overdose. Slash inconscient dans une chambre, c’est Steven ADLER, alors respectivement guitariste et batteur d’un GUNS N’ ROSES grandissant, qui le découvre et tente de le ranimer. Alertés, les secours arrivent et tente de réanimer le bassiste qui sera déclaré mort pendant quelques minutes, son corps recouvert d’un drap transporté dans l’ambulance. Pendant le transport à l’hôpital, l’infirmier tente une nouvelle injection d'adrénaline afin de tenter une dernière fois de ranimer Nikki SIXX qui, soudain, se réveille, une seringue plantée dans le corps, et entend l’infirmer hurler que « personne ne mourra dans mon ambulance ! » avant de s’évanouir.

A peine arrivé à l’hôpital et installé dans une chambre, Nikki SIXX se réveille, se lève, et quitte les lieux. Lorsque Doc McGHEE appelle l'hôpital pour prendr des nouvelle, un infirmier lui annonce sa disparition. Le bassiste a pris la fuite, et, le lendemain de son « décès », McGHEE fait annuler toutes les dates de la tournée européenne, tandis que Nikki SIXX, porté disparu, se réveille à son domicile, dans sa salle de bain. Au milieu d’une mare de sang, une seringue plantée dans le bras… A peine est-il sorti d’une overdose qu’il remet ça…

Le lendemain, 24 décembre, c’est Tommy LEE qui fait parler de lui, après une violente dispute avec sa femme, Heather LOCKLEAR. Cet incident lui fait prendre conscience de la nécessité de se désintoxiquer, d’entrer en cure et de se débarrasser de ses démons s’il veut avoir une chance de sauver son mariage. Doc décide alors de convoquer tous les musiciens à une réunion d’urgence au cours de laquelle tous sont d’accord sur la nécessité de se faire soigner. Ils passent un pacte, simple : ils n’entreront de nouveau en studio, ensemble, qu’une fois soignés et sobres.

Si Tommy LEE est le premier à franchir le pas, au début du mois de janvier 1988 il est rapidement rejoint par ses compagnons afin de suivre cette cure, comme suggéré par le thérapeute, ensemble. Ce groupe est une entité. C’est ensemble que ses membres enregistrent et tournent, c’est donc ensemble, les convainc-il, qu’ils doivent suivre cette cure. Si tout se passe bien, à la surprise générale, un nouveau scandale vient ternir l’image de MOTLEY CRUE. Cette fois, c’est son manager, Doc McGHEE qui est arrêté pour complicité dans le transport à bord de son yacht, depuis la Colombie et à destination de la Caroline du Nord, de quelques tonnes de marijuana. McGHEE sera rapidement condamné à une peine de 5 ans d’emprisonnement avec sursis, 15.000 dollars d’amende et se voit contraint de créer une fondation afin de lutter contre la drogue. Il s’exécute en lançant la fondation Make A Difference.

L’année 1988 continue avec son lot de cures et d’activités diverses, mais avec la conviction de plus en plus forte que le temps est venu de changer de producteur. Et bien que les relations avec Tom WERMAN ne soient plus au beau fixe, l’heure d’entrer en studio n’est pas venue non plus.

Les affaires musicales reprennent au mois de mars 1989. Après avoir envisagé de travailler avec le mondialement célèbre producteur Quincy JONES, MOTLEY CRUE décide de recruter le Canadien Bob ROCK et s’envole à destination des Little Mountain Studios de Vancouver, soit disant loin de toute tentation ou forme de pression, en tout cas, celles de Los Angeles… dont les paparazzis qui poursuivent sans relâche les musiciens à l’affut du moindre scandale qui ferait un scoop. Rapidement, le travail avec ROCK se révèle harassant, voire frustrant, tant le producteur est exigeant, cherchant la perfection. Jamais MOTLEY CRUE n’avait travaillé de la sorte, doublant, triplant, décuplant les prises, mettant de côté toute velléité de spontanéité… Mais toujours attiré par diverses substances, les séjours en désintox des musiciens continuent…

Afin de donner du sens à sa fondation, Doc McGHEE a mis sur pied un festival de musique historique puisqu’il se déroule à Moscou, dans ce qui est encore l’URSS. MOTLEY CRUE y joue aux côtés de toute l’écurie Mc GHEE soit CINDERELLA, SKID ROW, Ozzy OSBOURNE, SCORPIONS et BON JOVI, ainsi que les locaux de GORKY PARK. Le Moscow Music Peace Festival, c’est la concrétisation de l’engagement de McGHEE après sa condamnation et se tient les 12 et 13 août 1989 devant 100.000 spectateurs – officiellement, du moins, car on estime à 200.000 le nombre de personnes ayant eu accès d’une manière ou d’une autre à cet évènement, également diffusé à la télévision, vu par un nombre bien plus important de téléspectateurs.

Début septembre 1989, Dr. Felgood est livré au public. Bourré de hits (Dr. Feelgood, Rattlesnake Shake, Kickstart My Heart, Same Old Situation (S.O.S), Don’t Go Away Mad (Just Go Away)…) le cinquième album de MOTLEY CRUE atteint la si convoitée 1ère position du Billboard et bat tous les records du groupe en devenant 4 fois platine. La tournée mondiale qui suit est simplement exemplaire en matière de spectacle. L’Europe, privée de la tournée Girls, Girls, Girls, voit enfin la folle batterie de Tommy LEE. Mais à Paris, le 30 novembre le kit subit une rupture de câble, coupant l’alimentation alors que le batteur tourne horizontalement à toute vitesse et stoppant l’engin en plein milieu du solo, frustrant un Tommy LEE qui vient exprimer sa rage à sa manière auprès du public (en redéfinissant l'expression "s'en battre les couilles"...) en attendant que le courant soit remis et que le concert puisse se terminer…

La tournée continue aux USA, et s’étire dans le temps tout au long de 1990, MOTLEY CRUE visitant des pays jamais visités auparavant avant de profiter d’un repos plus que mérité. Mick MARS convole pour la seconde fois en justes noces, Nikki SIXX participe activement à des réunions des Alcooliques Anonymes, Vince NEIL continue ses activités sportives (il participe depuis quelques années à des matchs de softball, une sorte de baseball allégé), les singles continuent d’être extraits de Dr. Feelgood… Le groupe envisage cependant de fêter sa première décennie en offrant à ses fans une compilation regroupant ses grands succès. Bob ROCK ne peut alors se charger de la production, occupé qu’il est à travailler sur le prochain album de METALLICA, dont la sortie est également prévue en 1991.

MOTLEY CRUE patiente donc, le temps que son producteur puisse se pencher sur cette collection de chansons et reçoit, en janvier 1991, un American Music Award récompansant Dr. Feelgood dans la catégorie « Meilleur album Hard Rock / Metal ». En avril, le goupe décide de créer son propre label, Mötley Records, qui reste affilié à Elektra. En août, MOTLEY CRUE embarque de nouveau pour l’Europe, à destination de l’Angleterre où le groupe est attendu aux incontournables Monsters Of Rock, le 17, où il joue sur la même affiche (de rêve) que THE BLACK CROWES, QUEENSRYCHE, METALLICA et ACDC, avant de prendre quelques congés.

Bob ROCK enfin libéré de ce Black Album en passe de devenir légendaire retrouve MOTLEY CRUE en studio. Decade Of Decadence parait au mois de septembre et propose deux chansons de chacun des albums ainsi que quelques raretés (Teaser, Rock’n’Roll Junkie, Pimal Scream et Angela ainsi que la reprise du Anarchy In The U.K des SEX PISTOLS). Un beau résumé d’une carrière qui ne semble pas terminée…

MOTLEY CRUE règne sur l’univers du glam rock. Pourtant, le 14 février 1992, une annonce tombe comme un couperet et stupéfie le monde : Vince NEIL ne fait plus partie de MOTLEY CRUE ! Aucun motif connu, rien qui puisse laisser imaginer qu’il soit parti de lui-même ou qu’il se soit fait virer… La seule certitude est que l’avenir du groupe est désormais plus que compromis. On découvre plus tard, à l’aune d’un procès que NEIL intente réclamant la modique somme de 5 millions de dollars à ses anciens complices, que le vocaliste a été remercié, comme un malpropre ou presque…

De son côté, Tommy LEE se fait remarquer pour des motifs aussi variés que port d’armes prohibé ou violences conjugales. Il se sépare d’ailleurs de sa femme (non, c’est plutôt le contraire : Heather LOCKLEAR décide de la séparation). Une certaine presse en raffole, harcelant les musiciens et leus proches à la recherche du scandale.., ce qui, malgré l'agacement dû aux paparazzades incessantes, n’empêche pas Mick MARS, Tommy LEE et Nikki SIXX de continuer leurs recherches d’un nouveau vocaliste.

Le trio annonce enfin, mi-janvier 1993 avoir trouvé le nouveau chanteur de MOTLEY CRUE. Il s’agit de John CORABI qui jusque-là évoluait au sein de THE SCREAM et qui rejoint, non sans mal, les enfants terribles d’Hollywood. C’est qu’il en a fallu des heures de négociations entre avocats, des promesses de partir en tournée avec THE SCREAM en première partie, etc… Mais enfin, c’est fait, MOTLEY CRUE, avec son nouveau chanteur, va pouvoir s’imposer de nouveau. Direction, donc, les studios. Et comme on ne change pas (toute) une équipe qui gagne, la troupe retrouve Bob ROCK au Little Mountain.

Malgré tout, NEIL est le premier à réagir en publiant son premier album solo, Exposed en avril 1993, et cet album lui permet de tourner en ouverture, notamment, de VAN HALEN. Si cette année est assez fructueuse pour NEIL, elle l’est moins pour Mick MARS et Tommy LEE qui divorcent de leurs épouses respectives pour diverses raisons. Le guitariste se fait plus tard voler trois guitares directement dans le studio où il travaille – dont une lui avait été offerte par Bob ROCK – par quelqu’un se faisant passer pour le frère de Tommy LEE (qui n'a pas de frère…) Malgré tout, l’enregistrement de ‘Til Death Do Us Part , titre de travail provisoire de l'album, continue.

C’est en mars 1994 que sort enfin le nouvel album, sobrement (et de manière quelque peu ironiquement visionnaire comme l’avenir le démontrera…) rebaptisé Mötley Crüe. Comme un nouveau départ, en somme. Le groupe y croit, et a de quoi : plus heavy, plus pensé aussi (on a souvent mis en cause les compétences musicales des quatre) et donc plus musical, l’ensemble reste assez sombre et montre un côté moins insouciant, plus adulte du nouveau MOTLEY CRUE. John CORABI se révèle un chateur bien plus talentueux que Vince NEIL, ce que ne manque pas de remarquer les journalistes. Seulement… seulement le public n’accroche pas, malgré les incontestables qualités de Hooligan’s Holiday, Power To The Music, Uncle Jack ou autre ‘Til Death Do Us Part. Ce n’est pas ce qu’on attend du groupe qui le paye cash : son album, que l’on peut aisément considérer comme le plus abouti de sa discographie, ne parvient que difficilement à être certifié disque d’or, soit à peine un demi-million de copies vendues à domicile. Face à ce semi échec, le public et les médias s’accordent à penser que Mötley Crüe aurait rencontré un plus important succès si le groupe avait changé de patronyme, s’il avait enterré MOTLEY CRUE pour renaitre, avec CORABI, sous un autre nom. Mais ça, nous ne le saurons jamais.

Malgré la déception de ces chiffres, MOTLEY CRUE repart en tournée américaine, puis s’envole pour le Japon avant de venir finir l’année à la maison où Tommy LEE rencontre, après d’autres conquêtes, une autre actrice, au tempérament plus… trempé : Pamela ANDERSON, connue pour porter le maillot rouge dans la série Alerte à Malibu. Ils se marient au cours de l’année 1995.

Alors qu’il est en train finaliser la composition de son nouvel album, Vince NEIL apprend que sa fille, Skylar, est hospitalisée. Agée de 4 ans, elle est atteinte d’un cancer, mais l’importance des tumeurs rend toute opération quasi impossible. La chimiothérapie est alors prescrite, afin de sauver ce qui peut l’être avant de pouvoir pratiquer des opérations. L’enfant en subira pas moins de 6 avant de partir le 15 août… Vince NEIL sombre au cours de cette épreuve dans la dépression et renoue avec les démons de l’alcool. Son album sera sans surprise marqué par cette tragédie affectant la créativité du chanteur. Carved In Stone, sorti en novembre 1995 (avec un très bel hommage à sa fille, Skylar’s Song), fera un tel flop que le label de NEIL dénoncera le contrat (ce qui n’empêchera pas le chanteur de publier par la suite Live At The Whisky en 2003 et un album de reprises –Tattoos And Tequila – en 2010).

Et, pendant ce temps… Pendant ce temps, MOTLEY CRUE vit encore et toujours Rock’n’Roll… Pamela ANDERSON organise une fête d’anniversaire totalement démesurée pour les 33 ans de son mari (on parle ici de plusieurs centaines de milliers de dollars, ce qui, comme toujours ne peut qu’attirer des hordes de paparazzis qui continuent de susciter la colère du couple qui ne supporte plus le harcèlement constant…) A l’image de cette fête, l’argent sera un thème récurrent dans la vie du couple de stars, en dépenses, achat de villas, constructions, destructions ou autres procès, dont un contre le magazine Penthouse qui a publié des photos tirées d’une vidéo volée (et plus tard vendue à travers le monde) où l’on voit Pamela ANDERSON et Tommy LEE en pleine relations sexuelles. On ne parle pas encore de sex-tape, et le principe est loin de s’être généralisé, et l’impact est alors immense. On ne parle plus de MOTLEY CRUE mais des exploits sexuels du couple…

De son côté, John CORABI voit une nouvelle fois son contrat modifié (salaire, droits, royalties…), et il avoue ouvertement en avoir marre de ces retournements et changements d’avis. Il sent même que tout est mis en œuvre pour le forcer à partir.

En juin 1996, alors en pleine tournée canadienne, Vince NEIL déclare lors d’une émission télé avoir parlé avec Nikki SIXX d’un possible retour au sein de MOTLEY CRUE pour un album et une tournée, ce que le bassiste s’empresse de démentir. Pourtant, en septembre 1996, le manager de MOTLEY CRUE, chez Nikki SIXX, informe John CORABI qu’il est licencié prétextant que le label ne sortira pas de nouvel album si Vince n’en est pas le chanteur. Deux jours plus tard, les quatre membres originaux de MOTLEY CRUE se retrouvent au studio du bassiste. Tommy LEE n’est pas convaincu de la nécessité du retour de Vince. Il insiste même pour que John reste dans le groupe en tant que second guitariste. Mais rien n’y fait, et le MOTLEY CRUE d’origine entre en studio pour enregistrer ce qui devait être Personnality #9 et se voit rebaptiser Generation Swine, dont la sortie est prévue en juin 1997.

A sa sortie, sans doute plus encore qu’avec Mötley Crüe, Generation Swine désoriente le public qui a depuis quelques temps succombé au grunge de NIRVANA, SOUNDGARDEN, PEARL JAM, ALICE IN CHAINS et consorts. Le groupe a-t-il voulu expérimenter de nouvelles choses, le producteur Scott HUMPHREY a-t-il trop voulu rendre le son plus « alternatif » afin de coller à l’air du temps ? Le résultat se traduit au final par la déception du public qui ne transforme que péniblement ce disque en or.

Les scandales continuent, notamment du côté de Tommy LEE qui se fait arrêter pour violences conjugales, chez lui, le 24 février 1998 (Pamela ANDERSON finira par demander le divorce), ne se présente pas à un procès concernant une autre affaire de violences fin 1997 – ni ne faxe sa plaidoirie comme demandé – dans les temps, encourt quatre années de réclusion pour violation de conditionnelle… Bref tout ce qui n’a que peu de rapport avec la musique ou le spectacle, comme d’habitude serait-on tenté de dire… Elle est pourtant toujours présente, cette musique.

Les années qui suivent voient de nombreux projets liés au groupe ou plus personnels prendre forme. Tout d’abord, MOTLEY CRUE publie en 1999 un double album attendu, Live : Entertainement Or Death témoignage de sa tournée US débutée en 98 et sobrement intitulée Greatest Hits Tour. Le public ne peut s’y tromper, s’il souhaite entendre les titres les plus populaires, c’est facile, c’est là que ça se passe, là où le groupe ne prend pas de risque particulier mais cherche à susciter un nouvel engouement populaire mettant ses plus sombres années de côté…

Cette même année, Tommy LEE s’implique, aux côtés, notamment de Chris CHANNEY, bassiste de JANE’S ADDICTION et Stephen PERKINS, batteur de, entre autre, INFECTIOUS GROOVES ou des mêmes JANE’S ADDICTION, dans METHODS OF MAYHEM où il chante, joue de la guitare en plus de son instrument de prédilection. En réalité, le batteur mise sur MOM pour oublier MOTLEY CRUE, le groupe qu’il a fondé mais qu’il a décidé de quitter à cause de sa mésentente avec Vince NEIL. Il explore donc ici de nouveaux horizons musicaux, inspirés par le rock ou le hip-hop. Le groupe publie son premier album éponyme qui reçoit un accueil assez positif (un second intitulé A Public Disservice Announcement verra le jour en 2010).

MOTLEY CRUE, après son remarqué double live, revient avec un très attendu nouvel album. Attendu car on parle d’un retour aux sources, celles qui firent le succès du quatuor qui a décidé de recruter Randy CASTILLO, batteur notamment chez Ozzy OSBOURNE (il restera dans MOTLEY CRUE jusqu’à sa mort des suites d’un cancer le 26 mars 2002). En reprenant les éléments musicaux qui ont fait son succès, le MOTLEY CRUE new look se rassure. Bob ROCK indisponible, c’est Mike CLINK qui se charge de produire le nouvel album. Pourtant si, lors de sa sortie en juillet 2000, la première moitié de ce New Tattoo répond aux attentes du public, la seconde partie du disque déçoit, laissant planer auprès du public un sentiment d’œuvre inachevée. La tournée qui suit passe par les USA, le Japon mais l’Europe ne semble plus programmée…

En tout cas jusqu’en 2005, où MOTLEY CRUE, qui a rendu l’année précédente son siège à Tommy LEE, revient sur le vieux continent à l’occasion du festival allemand Rock Am Ring, qui se tient le 4 juin avec une affiche éclectique (on retrouve, côté Metal, HELMET, IN EXTREMO, SLAYER avant MOTLEY CRUE puis MARYLYN MANSON et IRON MAIDEN). Le quatuor en profitera pour participer à quelques autres festivals en Scandinavie et en Italie avant d’aller rendre visite à nos voisins Anglais et Espagnols.

Un nouvel album live verra le jour en 2006. Carnival Of Sins est en fait composé d’un double album et d’un album simple distincts. Le Volume 2 est en fait le second CD du Volume 1 composé de titres hors Hits et succès (vous me suivez ? En gros, si vous achetez le Volume 1, vous avez la totale, inutile de vous jeter sur le 2 puisqu’il ne contient rien de neuf…). Il faut cependant attendre encore deux années pour que MOTLEY CRUE gratifie son public d’un nouvel album ironiquement intitulé Saints Of Los Angeles qui sort en juin 2008. Au moment de sa sortie, les fans savourent ce qu’ils considèrent comme un retour en grâce. Le groupe ne cherche pas à se faire pardonner ses excès, au contraire il utilise son passé comme un tremplin pour cet album rassurant à plus d’un titre. Produit par James MICHAEL, chanteur et guitariste avec qui Nikki SIXX a récemment sorti un album (The Heroin Diaries, de son projet SIXX:AM qui vient en complément du livre autobiographique du même nom), le nouveau MOTLEY CRUE bénéficie d’un son compact et moderne et a su composer de nouveaux titres populaires, chantants et presque joyeux. En plus, Mick MARS annonce que le groupe prépare une tournée mondiale – hors festivals – qui passera par l’Europe ! Enfin…

Sauf que, là encore, il faut attendre quelques longs mois. Etats Unis, Canada, Mexique, Argentine, Japon en 2008… Etats Unis, en 2009 puis, enfin, un "coucou" rapide sur le vieux continent. La Russie est visitée, puis place à quelques dates en tête d’affiche (Norvège, Danemark, Allemagne, Tchécoslovaquie et Suisse), et d’autres en festival dont le Hellfest français, où MOTLEY CRUE tiendra la tête d’affiche le vendredi 19 juin 2009. Vingt ans que la France n’avait pas eu les honneurs de la visite du groupe…

Les concerts s’enchaînent, sans même que ne sorte un nouvel album. Hors USA, MOTLEY CRUE organise ce qui ressemble désormais plus à des tournées qu’à de simples coups : ainsi, en 2011, ce sont 3 dates qui sont jouées en Australie, suivies de 6 au Japon, 6 à Londres, puis le groupe se retrouve en résidence au Joint du Hard Rock Café de Las Vegas au cours du mois de février 2012, avant de revenir en Europe, et en France pour un nouveau Hellfest, le 17 juin 2012, avant de fouler de nouveau, enfin, presque un quart de siècle plus tard, les planches du Zénith de Paris. Avec ce spectacle, Tommy LEE se distingue une nouvelle fois avec une batterie placée sur des rails circulaires qui forment la boucle d’un grand 8. Cette fois, c’est sensation fête foraine qu’il promet, accompagné d’un passager qui fera le tour avec lui, se retrouvant tête en bas ou sur les côtés le temps du solo !

Le quatuor part ensuite en tournée avec KISS de juillet à septembre 2012, sillonnant les Etats-Unis, accumulant les dates comme si tout était enfin rentré dans l’ordre. Il reprend résidence au même Joint de septembre à octobre 2013, avant d’annoncer, le 28 janvier 2014 la fin des tournées du groupe. Après celle justement intitulée The Final Tour, qui prévoit un véritable plan de bataille pour les deux années à venir. Tout d’abord, le premier concert de cette tournée, au cours de laquelle MOTLEY CRUE sera accompagné, de ALICE COOPER aux USA, s’est tenu le 2 juillet 2014 à Grand Rapids, dans l’Etat du Michigan. La partie américaine de ce Final Tour comporte un total de 72 concerts avant que MOTLEY CRUE n’aille faire ses adieux au reste du monde courant 2015. Mais, franchement, vous y croyez, vous ? La fin de MOTLEY CRUE live ? Même avec un contrat en béton qu’ils ont signé ? Que se passera-t-il si, un jour futur, Vince NEIL, Nikki SIXX, Mick MARS et Tommy LEE décident de remonter sur scène ensemble ? Ils feront quoi ? Ils vont s’indemniser mutuellement ? La bonne blague ! D’autant que s’il y a un domaine dans lequel ces quatre-là nous ont toujours bluffés, c’est bien sur scène. On verra bien… En attendant, pour ces années de folie, Messieurs, nous vous remercions.

The Final Tour ? On verra bien. Espérons simplement que la France soit notée sur ce faire-part de décès.

Sources:
Fiches du magazine Hard ´N Heavy
sites:
- http://members.ozemail.com.au/~cruekiss/history.htm
- www.motley.com

COMMENTAIRES DES LECTEURS Vos commentaires, vos remarques, vos impressions sur le dossier
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Rémifm Le dimanche 28 décembre 2014

Ville : Chambéry
Merci MP pour cette rétrospective MOTLEY CRUE ! Pour nos lectrices, lecteurs assidu(e)s, je précise que l'absence de "Trémas" sur le nom est due à un problème informatique du site ! Shout At The Devil et Dr FEELGOOD (certainement un hommage au docteur Max JACOBSON, rendu célèbre par ses injections à base d'amphétamines, de vitamines, de stéroïdes, d'hormones ou même de placenta humain) restent mes deux albums préférés du groupe ! L'album avec John CORABI fut une bonne surprise aussi ! Et je ne peux que recommander le Exposed de Vince NEIL ! L'association avec Steve STEVENS a transformé ce premier opus solo du chanteur en un "Must Have" ! Enfin, l'annonce de la dernière tournée, j'y ai CRUE autant que celle de SCORPIONS... En revanche, cette technique commerciale et marketing semble rudement efficace pour remplir les salles et vendre des albums et autres produits dérivés... Dans Show Buziness, il y a Buziness, isn'it ! Tchuss MP et merci pour ces souvenirs, qui me filent pour le coup une sensation d'avoir moi aussi pris quelques années dans le buffet...
Commentaire de metalmp : Merci pour toutes ces précisions, Rémi. L'avenir nous dira en effet si ma petite voix (pas que la mienne, en réalité) avait tort ou raison. Les papys rockers en retraite? ha, ha!
NOCTUS Le mercredi 24 décembre 2014

Ville : BORDEAUX
Bravo MP pour ce travail titanesque ! Je suis fan de MOTLEY CRUE pour tout ce qu'ils sont et ont fait : pour moi le glam et le (hard) rock à l'état pur! J'ai lu ta superbe biographie jusqu'à la fin. J'adore ce groupe. Peux tu citer tes sources et documents qui t'ont aidé ? The Dirt, j'imagine... Merci.
Commentaire de metalmp : Merci pour ce retour qui comble le grand fan que je suis aussi!
Bien vu: j'ai oublié de citer mes sources... que je viens de rajouter. Mais tu n'y trouveras pas The Dirt que je n'ai pas encore eu l'occasion de lire.
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