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Chronique
WOODHAWK - Beyond the sun

Style : Metal
Support :  MP3 - Année : 2017
Provenance du disque : Reçu du groupe
9titre(s) - 38minute(s)

Site(s) Internet : 
WOODHAWK BANDCAMP
WOODHAWK FACEBOOK

Label(s) :
Auto Production
 (17/20)

Auteur : Alain
Date de publication : 10/04/17
Premier vol du faucon
Après un premier EP éponyme de six titres paru en 2014, ce trio originaire de la province canadienne de l'Alberta nous propose avec Beyond The Sun un premier album absolument magistral et parfaitement maîtrisé. Alors que nous entamons la seconde moitié de la deuxième décennie du 21ème siècle, les jeunes formations sont confrontées à un héritage Rock massif qui peut tout à la fois représenter une source d'inspiration inestimable et un miroir aux alouettes incapacitant.

En l’occurrence, pour WOODHAWK, on peut sans état d'âme affirmer que le groupe s'abreuve aux sources du Rock à haute énergie des décennies passées, sans toutefois se résumer à une démarche rétro, si respectueuse et brillante soit-elle. Tour d'horizon.

La formule du trio nécessite forcément un sens développé de l'occupation du spectre sonore, afin de ne laisser aucune vilaine sensation de vide ou de perte de régime. Sans parler d'affinités stylistiques, les trois musiciens ont parfaitement assimilé les pratiques des meilleurs power trios (CREAM, Jimi HENDRIX EXPERIENCE, ZZ TOP, MOTÖRHEAD, les BLUE CHEER et GRAND FUNK RAILROAD originels). Le batteur Kevin NELSON marque certes fermement les temps mais, parallèlement, il brode en jouant sur les cymbales, les contretemps et tout ce qui peut rythmiquement créer de la dynamique et créer du volume. Loin de se planquer derrière la batterie, la basse joue des coudes pour évoluer en lead au premier plan, forte d'un gros son à la fois grondant et métallique. Comme bien souvent, la guitare se taille la part du lion, aussi bien via des rythmiques épaisses que par des plans nettement plus mélodiques et des solos bien construits. Par dessus cet intense et riche substrat instrumental, le chant clair se fait plus ou moins corsé ou mesuré, avec de nombreuses harmonies discrètes mais essentielles. Il faut ici souligner la complémentarité salutaire du guitariste Turner MIDZAIN et du bassiste Mike BADMINGTON qui se partagent idéalement le micro. La conjonction d'harmonies vocales et de grosses rythmiques évoquent par instants ALICE IN CHAINS.
Avec cette incroyable floraison, on ne risque pas de sentir du mou dans la corde à nœuds !

Par contre, WOODHAWK a bien retenu que l'ère actuelle exigeait de la concision et de l'efficacité puisque la durée de ses compositions s'étage entre deux et six minutes, pas plus. Les rythmiques les plus trapues charmeront sans conteste les fans de Stoner Rock et, quand celles-ci se combinent avec des mélodies de guitares ou de chant entêtantes (c'est-à-dire souvent!), on pense un peu au meilleur des QUEENS OF THE STONE AGE.

N'allons pas en déduire que WOODHAWK se contente d'aller droit au but puisque le trio possède un goût prononcé pour les détours plus contrastés, voire carrément troubles, qui sentent bon le psychédélisme et le Space Rock à la MONSTER MAGNET (l'introduction subtilement aérienne du titre Beyond The Sun qui s'épaissit par la suite, A New Hope, Foresee The Future).

Nous avons évoqué le travail intense du guitariste Turner MIDZAIN. Entre deux riffs de bûcheron et des grappes d'accords codéinés, le bonhomme aligne de lignes mélodiques, parfois harmonisées, qui font immanquablement penser aux meilleures productions de THIN LIZZY (Lawless, Chrononaut, The High Priest, Living In The Sand). Et puis, sur le titre Magnetic North, le trio s'essaye avec réussite à une sorte de Blues Rock primaire et désossé, électrique et saccadé, au fil d'un tempo lent et sinueux qui alternent moments de tension et de retenue (les WHITE STRIPES auraient-ils refuser ce morceau ? Pas sûr !).

Vous allez croire que j'exagère si j'ajoute que le son est absolument énorme, tout en préservant les vibrations live qui conviennent si bien à la musique du groupe. Dans les années 90, des formations aussi illustres que SOUNDGARDEN, ALICE IN CHAINS et KYUSS avaient intégré l'héritage de la décennie 65-75 dans un contexte modernisé et personnalisé ; il semblerait bien que WOODHAWK réitère le coup avec brio en 2017 ! Seule anomalie : pourquoi aucune maison de disques n'a jugé bon de signer ce groupe ?!
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