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Chronique
ACCEPT - The rise of chaos

Style : Heavy Metal
Support :  CD - Année : 2017
Provenance du disque : Acheté
10titre(s) - 47minute(s)

Site(s) Internet : 
ACCEPT WEBSITE
ACCEPT MYSPACE 

Label(s) :
Nuclear Blast
 (18/20)

Auteur : Jan
Date de publication : 29/08/17
Un retour agressif et mordant...
Trois ans après la sortie de son 14ème album, Blind Rage, qui était un peu plus hard rock que heavy metal, et la mise en vente d’un CD/DVD live, Restless And Wild, reprenant la plupart des classiques tout en faisant la part belle au titres issus de Blood Of The Nations, Stalingrad : Brothers In Death et, donc, Blind Rage, la formation au trois cinquième teutonne nous revient en force en ce mois d’août 2017 avec un opus plus percutant que son prédécesseur, The Rise Of Chaos, dont le titre évoque la chienlit monumentale qui règne en ce bas monde.

Musicalement, Blind Rage était légèrement plus commercial que ses deux aînés grâce à un adoucissement superficiel réalisé par les instrumentistes, à la manière d’un Metal Heart ou d’un Russian Roulette. The Rise Of Chaos, quant à lui, revient dans une optique plus belliqueuse qui fait mouche, même si le plaisir de l’écoute était là avec Blind Rage. Cela dit, cette dernière rondelle n’était pas la plus énergisante, quand bien même l’apport de nouveaux éléments (ou plutôt le recyclage d’anciennes structures) se révélait intéressant artistiquement. D’où mon 15/20 à l’époque. The Rise Of Chaos revient aux choses sérieuses avec des morceaux moins émotionnels, mais plus dynamiques qui tranchent avec des compos comme Dark Side Of My Heart ou Wanna Be Free. Ici, il n’y a pas de temps mort, ni de ramollissement inconvenant. Tout a été mesuré de manière millimétrique pour créer un disque puissant et rafraîchissant.

Dès l’incisif Die By The Sword (à ne pas confondre avec le Live By The Sword de SAXON), on sent que Wolf et Peter, à l’aide des petits nouveaux très expérimentés, à savoir le guitariste Uwe LULIS (ex-GRAVE DIGGER) et Christopher WILLIAMS (WAR WITHIN, ex-BLACKFOOT), qui ont respectivement remplacé haut-la-main Herman FRANK (HERMAN FRANK, POISON SUN, VICTORY, ex-PANZER, ex-SINNER) et Stefan SCHWARZMANN (PANZER, ex-HELLOWEEN, ex-RUNNING WILD, ex-U.D.O.), ont décidé de revenir aux hymnes imparables qui pourront lever les foules quand ils seront joués sur les scènes des quatre coins de la planète. Confirmation avec le doublon Hole In The Head et The Rise Of Chaos, qui apportent à la fois un peu de nostalgie (Hole In The Head) et de sang frais (The Rise Of Chaos), le premier titre ayant un refrain et une lourdeur qui n’auraient pas dépareillés sur le cultissime Balls To The Wall, le second intégrant des sonorités plus contemporaines et une rythmique ponctuellement thrashy qui boostent littéralement l’ensemble et permet ainsi à ACCEPT d’atteindre un nouveau palier dans sa très longue carrière. De même le second single, Koolaid, apporte lui aussi un vent de primeur dans la musique d’ACCEPT, avec ce petit côté hard rock agréable, directement inspiré par les titres de Blind Rage, tout comme le vintage Analog Man, qui n’est pas sans rappeler Dark Side Of My Heart et I Don’t Wanna Be Like You dans son mid-tempo diablement rock’n’roll, voire Pandemic, son pont et son refrain étant structurés assez similairement à ceux de Balls To The Wall. Le reste des titres est une démonstration de force, un moissonnage musical en règle, comme en témoignent No Regrets, What’s Done Is Done, Carry The Weight et, dans une certaine mesure, Worlds Colliding et Race To Extinction et leurs messages explicites qui dénoncent l’Humanité et son éternel combat intérieur entre le Bien et le Mal.

Même si l’on peut parfois avoir la fâcheuse impression que le quintet se répète musicalement d’album en album, il n’en est, en fait, rien. Car ACCEPT sait se renouveler, apporter quelques menues innovations vraiment perceptibles ou plus discrètes, telle cette autocritique humoristique sur Analog Man, où Mark, Wolf et Peter se moquent d’eux-mêmes et de leur goût prononcé pour tout ce qui n’est pas numérique, étant restés bloqués sur les eighties et leurs K7 audio et les anciennes techniques d’enregistrement analogique, celles dont usait, pour ne citer que lui, un certain Martin BIRCH, qui a donné ses lettres de noblesses aux skeuds d’IRON MAIDEN. La technologie ayant évoluée depuis, il est normal que la production soit désormais plus puissante et plus fluide, moins rugueuse que par le passé, ceci grâce à Andy SNEAP, le magicien du son qu’il faut absolument avoir dans son équipe quand on est un groupe de heavy metal traditionnel ou assimilé : HELL, BLAZE, JUDAS PRIEST et SAXON ont également eu l’honneur de bosser avec lui. Il y a aussi les ossatures de The Rise Of Chaos, No Regrets et l’intro de Worlds Colliding, carrément pompée sur celle de Dreamweaver de STRATOVARIUS, qui apportent un vent de nouveauté dont ACCEPT avait bien besoin pour retrouver son souffle après la légère baisse de régime, selon moi, de Blind Rage.

Au final, The Rise Of Chaos est synonyme d’un début de regain d’énergie et d’inspiration musicale pour le groupe, contrairement à ce que l’on pourrait penser en observant la magnifique pochette apocalyptique du Maître du Pinceau Gyula HAVANCSÁK. Comme à son habitude, ACCEPT est carré dans l’interprétation des morceaux issus de son esprit fertile et arrive, malgré les critiques à son encontre, à nous surprendre régulièrement tout en gardant le même cap que sur les trois prédécesseurs de ce The Rise Of Chaos bombastique. Celui-ci contient plusieurs tubes potentiellement jouables sur scène, sans parler du titre éponyme, à commencer par Hole In The Head, très influencé par la période Udo DIRKSCHNEIDER de la formation teutonne, le dévastateur Die By The Sword, le sympathique Koolaid et le rigolo Analog Man. Sans oublier, bien entendu, les autres compositions tout aussi vitaminées, néanmoins peut-être un peu moins vendeuses que celles que je viens d’énoncer, sans doute parce qu’elles sont moins immédiatement accessibles. Le combo, après son coup du chapeau, a encore réussi à me donner de gros frissons, d’autant que le niveau, d’après mes impressions, s’est élevé d’un cran avec l’incorporation d’Uwe LULIS et de Christopher WILLIAMS. Ou, devrais-je dire plus justement, l’apport de sang neuf a permis à ACCEPT de retrouver la fougue de ses jeunes années. Forcément, cela se ressent constamment sur The Rise Of Chaos, titre d’album qui, de ce point de vue, possède un double sens. En plus de dénoncer les conflits qui s’accroissent en nombre sur le globe, il suggère aussi l’essor d’un nouvel ACCEPT encore plus destructeur car donnant plus de cœur à l’ouvrage depuis l’éviction ou le départ volontaire, - toujours à définir -, de Herman FRANK et Stefan SCHWARZMANN, comme si ces deux là avaient ralenti ou, du moins, atténués les ambitions dévorantes des inséparables Wolf HOFFMANN et Peter BALTES. Du coup, ce mini-plan social avec réembauche par derrière et, par conséquent, renouvellement des ressources humaines, a été un vrai shot de nitro pour le bolide d’assaut qu’est cette joyeuse escouade. Avec The Rise Of Chaos, sans s’amender de son passé chaotique, ACCEPT se projette aisément dans un avenir plus serein, ce qui l’autorise à être plus agressif et plus acerbe sur les attaques de guitare, ainsi que plus martial et technique dans les rythmiques. Et l’on ne peut que se réjouir de cela, car les petits vieux ne manquent pas de mordant, ayant toujours conservé un brin de verdeur et un grain de folie en eux. Et quand la moutarde leur monte au nez, cela donne The Rise Of Chaos. Le monde n’est dorénavant quasiment plus ce qu’il était dans les eighties. Heureusement pour nous, metalheads, ACCEPT est toujours là, et ce pour de bon. Plus qu’un simple témoignage sonore de la jouvence et de la pugnacité toujours présentes de zicos germains et nord-américains, The Rise Of Chaos, si vous montez excessivement le volume de votre chaîne HiFi, ou de votre tourne-disques si vous êtes adeptes du vinyle, vous explosera littéralement à la tronche tellement la production est énorme et les compos atomiques. La meilleure rondelle, selon bibi, depuis Blood Of The Nations. Rien que ça !! Balèzes ces types à leur âge quand même...


Line-up :

Mark TORNILLO (chant)
Wolf HOFFMANN (guitares, chœurs)
Uwe LULIS (guitares, chœurs)
Peter BALTES (basse, chœurs)
Christopher WILLIAMS (batterie)


Equipe technique :

Andy SNEAP (production, enregistrement, mixage, mastering)
Gyula HAVANCSÁK (artwork, design de la pochette)


Tracklist :

1) Die By The Sword
2) Hole In The Head
3) The Rise Of The Chaos
4) Koolaid
5) No Regrets
6) Analog Man
7) What’s Done Is Done
8) Worlds Colliding
9) Carry The Weight
10) Race To Extinction

Durée totale : 47 minutes environs


Discographie (non-exhaustive) :

Accept (1979)
I’m A Rebel (1980)
Breaker (1981)
Restless And Wild (1982)
Balls To The Walls (1983)
Metal Heart (1985)
Russian Roulette (1986)
Eat The Heat (1989)
Staying A Life [Live] (1990)
Objection Overruled (1993)
Death Row (1994)
Predator (1996)
Blood Of The Nations (2010)
Stalingrad : Brothers In Death (2012)
Playlist : The Very Best Of Accept [Compilation] (2013)
Blind Rage (2014)
Restless And Live – Blind Rage, Live In Europe [Live] (2017)
The Rise Of Chaos (2017)


Date de sortie :

• Vendredi 4 Août 2017



The Rise Of Chaos (Clip officiel) : cliquez ici

Koolaid (Lyrics video) : cliquez ici

Die By The Sword (Clip live officiel) : cliquez ici

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Alain Le mercredi 30 août 2017
Si je te comprends bien, Jan, c'est acquisition impérative ?! Diantre, comme le temps passe vite : je me souviens encore de ma fébrilité en 1983 quand un ami m'a fait une copie cassette de Restless And Wild et du Best of. Hé oui, à l'époque, il était ardu de se procurer certains albums dès leur sortie (Restless & Wild est paru en 82).
Commentaire de Jan : Bonjour Alain, oui, je te confirme que l'acquisition de ce petit bijoux est nécessaire, d'autant plus qu'il est quasiment du niveau de 'Blood Of The Nations', avec quelques clins d’œil à la période Dirkschneider de 'Restless And Wild' et, surtout, 'Balls To The Wall'. ;) Et comme tu le dis, le temps passe trop vite... o.O Très bon weekend à toi et merci pour ton comment. :)
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