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Chronique
BLAZE BAYLEY - December wind

Style : Heavy Metal
Support :  MP3 - Année : 2018
Provenance du disque : Reçu du label
13titre(s) - 59minute(s)

Site(s) Internet : 
BLAZE BAYLEY OFFICIAL WEBSITE

Label(s) :
Blaze Bayley Recordings
 (16/20)

Auteur : Jan
Date de publication : 14/04/19
Un recueil de chansons poignantes...
Ce fût une fin d’après-midi un peu avant Noël. Le crépuscule commençait à tomber sur Birmingham. La neige tapissait de son voile blanc immaculé un paysage urbain mariant la dureté du béton et de l’acier à la douceur de la terre et de la verdure. Le ciel se couvrit lentement d’une épaisse couche duveteuse. Quelques délicats flocons entamèrent un ballet majestueux, puis une légère brise se leva, amenant avec elle les tintements d’une clochette familière. Les lumières de la ville apparurent soudainement dans une étonnante synchronicité. Les arômes du pain d’épice se mêlèrent à ceux de la cannelle noyée dans le vin chaud. Ces savoureuses effluves parvinrent jusqu'au nez d'une jeune femme qui déambula le long de ces artères apaisées, bonnet rose fuchsia sur sa tête parée d'une crinière châtain recouverte des fugaces points blancs célestes qui continuaient à chuter de leurs doux nuages grisonnants, chaude veste violette sur ses épaules, fines mains gantées dans les poches, legging épais noir sous de hautes bottes en cuir végétal, un ravissant sourire sur son visage lumineux, heureuse de s'aérer l'esprit après les jours difficiles qu'elle venait de vivre.

Retrouvant peu à peu un semblant de joie au fur et à mesure qu'elle avançait sur le pavement de la cité britannique, elle perçut soudainement quelques délicates mélodies. D'abord lointaines, elles se rapprochèrent progressivement de la piétonne avant de se faire plus évidentes. Au bout de la rue dans laquelle elle était présente à cet instant, elle prit la rue adjacente sur sa gauche et au bout de quelques mètres, se retrouva face à un petit renfoncement herbeux qui jouait le rôle de place de fortune dans ce bourg, jadis fleuron de l'industrialisation anglaise à l'ère victorienne.

Elle y découvrit une minuscule troupe de musiciens qui s'activait illuminée par un lampadaire en fer forgé typique du 19ème siècle sous lequel elle interpréta une douzaine de tendres ritournelles qui illustraient à merveille l'atmosphère sereine qui régnait en ce début de soirée. Des badauds mélomanes se tinrent là depuis une bonne heure déjà lorsque cette femme d'une trentaine d'années arriva en ce lieu où le calme fût le maître mot, malgré le chant du sympathique vocaliste, les notes émises par cette ensorcelante guitare sèche en bois verni de Thomas ZWIJSEN et les phrasés interprétés par la talentueuse violoniste Anne BAKER les accompagnant élégamment qui résonnèrent dans cet écrin de Nature perdu au milieu de bâtiments manifestement défraîchis par le temps deux fois séculaire qui se fût écoulé.

Le trio de ménestrel s'arrêta un moment pour saluer la nouvelle spectatrice puis reprit gaiement là où il en était. La dernière arrivée retourna cette marque de politesse d'un rictus sincère et d'un discret hochement de tête à ses connaissances, puis s'installa sur le banc en vis-à-vis, ceci sans déranger le couple enlacé sur celui d'à-côté. Et se mit à écouter le récital improvisé à trois pâtés de maison de celui du "bandas" de l'Armée du Salut qui récolta des fonds pour les personnes indigentes dont l'association s'occupait depuis plusieurs années en banlieue.

Parmi quelques compositions inédites ou colorées différemment, elle crut reconnaître une ou deux chansons de son groupe favori, dont le frontman, Blaze BAYLEY, fit naguère partie intégrante, arrangées acoustiquement pour qu'il n'y ait nul besoin d'user d'un orchestre complet et noyées dans une courte mais enchanteresse setlist qui lui fit vraiment chaud au cœur. C'est ainsi qu'elle se surprit à apprécier la balade 2 A.M., originellement gravée sur l'injustement sous-estimée The X Factor de IRON MAIDEN, dans une parure somme toute fidèle à l'original bien que dans une tonalité plus adaptée à cette exercice de style qu'est la musique de rue. De même, elle sentit son palpitant battre la chamade lorsque survint le tour de l'honorable Sign Of The Cross, toujours aussi massif, malgré le manque d'épaisseur texturale, la guitariste s'attelant principalement à la rythmique et la violoniste aux ambiances d'arrière-plan et aux soli, toutefois comblée par la profondeur émotionnelle injectée dans ce titre par le timbre rond et chaleureux de Blaze BAYLEY. Pour la quidam qui écouta ce show à la veille de Noël les yeux clos pour mieux intégrer les nombreuses subtilités dans les interprétations respectives, cette réappropriation personnelle de l'œuvre du légendaire Steve HARRIS était fabuleuse.

Cependant, l'ensemble des autres compos fût tout aussi passionnant, à l'instar de Eye Of The Storm, imageant à la perfection un blizzard grâce à la dextérité du six-cordiste hollandais qui parvint à retranscrire la dynamique d'une telle tempête, froide et glaciale, annonciatrice d'une obscurité certaine, avant de s'atteler à un hymne plus réjouissant en annonçant la victoire inévitable de l'Amour dans une suite mélodique de grande qualité très orientée folkloriquement parlant avec une guitare sonnant comme une harpe d'où s'extirpe un sens aigu de la poésie, soutenue magnifiquement par un Blaze très touchant. La grande perche se fit la même idée sur l'éponyme December Wind, dont le climat fût légèrement plus ensoleillé, ce qui fût l'idéal en cette soirée neigeuse. Avant de tomber dans un mid-tempo plus enjoué avec l'angélique We Fell From The Sky, le cavalier Crimson Tide et l'énergique The Love Of Your Life. Puis, d'entamer les rappels avec les auto-reprises Stealing Time, Russian Holiday, Soundtrack Of My Life et la puissante One More Step avec un son très clean dont se sont occupés Blaze BAYLEY, Chris APPLETON, Miguel SECO et Ade EMSLEY rendant ainsi les morceaux plus éclatants malgré leur douceur.

De l'autre côté de la ruelle, l'illustrateur Andreas SANDBERG fit une exposition improvisée, lui aussi, et fût en pleine peinture de l'Histoire de la verte Albion lorsqu'une photographe suédoise réalisa quelques clichés souvenirs avec son Polaroïd pour les trois courageux qui bravèrent le froid et la neige afin d'assister à cette touchante représentation inespérée, ceci en guise de remerciements, puisqu'elle aussi fût une collègue freelance du trio de musiciens chevronnés, sachant que son rôle consista également en la promotion du petit clan et pas uniquement en une immortalisation à but amical.

Bien entendu, tout ce monde eût le temps nécessaire de sympathiser durant ce concerto somme toute assez festif avec ses nombreux accords mineurs, et se retrouva dans un pub non loin de là pour célébrer le réveillon de façon passablement alcoolisée, consommant tantôt d'impressionnantes choppes de bière, tantôt de nombreux verres de whisky, voire quelques irish coffee bien tassés, chantant à tue-tête pendant cette séance de karaoké ou accompagnant Blaze, Thomas et Anne dans d'amusantes reprises musicales loin de celles que le groupe joua auparavant sur ce mignonnet square à quelques encablures du bistrot irlandais dans lequel ils célébraient l'existence et la nativité, l'amitié et l'art de la mélodie.

Une armada de Père Noël clonés passa devant la vitrine du bar et ils comprirent qu'il était enfin venu le temps, non pas de Casimir et son île aux enfants, mais de reprendre le chemin de leurs vies respectives en rentrant dans leurs pénates particulières pour retrouver le moelleux de leurs lits, la chaleur de leurs cheminées et l'amour de leurs proches avant que le temps de l'ouverture des cadeaux placés sous le sapin n'advienne et que recommence la curée de pâtisseries faites spécialement pour cette reposante fin d'année. Ils échangèrent pour la dernière fois, notèrent mutuellement leurs numéros de téléphone, s'embrassèrent poliment et se dirent au revoir avant de passer la porte d'entrée et de s'évanouir comme des ombres dans les ténèbres de la nuit, se remémorant avec plaisir cet intense pièce d'orfèvrerie qu'iels venaient d'entendre en cette fin d'après-midi et se dirent à quel point ils avaient été chanceux de vivre ces instants évanescents en s'imprégnant de chansons poignantes interprétées par une troupe de ménestrels expérimentés qui surent habilement s'y prendre pour s'emparer des cœurs dans leur auditoire d'un soir, semble-t-il extrêmement ravi de cette expérience hivernale. Y aura-t-il un prochain ouvrage de ce genre ? Sans aucun doute, même si seuls les instrumentistes avaient la réponse à cette question et qu'il faudrait sûrement un peu de temps pour les revoir dans ce type d'exercice auquel iels étaient visiblement très rôdés...



Line-up :

Blaze BAYLEY (chant)
Thomas ZWIJSEN (guitare acoustique)
Anne BAKER (violon)


Equipe technique :

Blaze BAYLEY (production)
Chris APPLETON (production)
Miguel SECO (enregistrement, mixage)
Ade EMSLEY (mastering)
Andreas SANDBERG (artwork)
Cecilia WEMGÅRD (photographie)


Crédits ::

Blaze BAYLEY (musique, textes)
Thomas ZWIJSEN (musique)


Tracklist :

1) Eye Of The Storm
2) Love Will Conquer All
3) 2 AM (reprise d’Iron Maiden)
4) Miracle On The Hudson
5) December Wind
6) We Fell From The Sky
7) The Crimson Tide
8) The Love Of Your Life
9) Stealing Time (Bonus)
10) Russian Holiday (Bonus)
11) Soundtrack Of My Life (Bonus)
12) One More Step (Bonus)
13) Sign Of The Cross (Bonus)

Durée totale : 59 minutes environs.


Discographie non-exhaustive :

Avec Blaze

Silicon Messiah (2000)
Tenth Dimension (2002)
Blood & Belief (2004)

Avec Blaze Bayley

The Man Who Would Not Die (2008)
Promise And Terror (2010)
The King Of Metal (2012)
Alive In Poland [Live] (2013)
Soundtracks Of My Life [Best Of] (2013)
Russian Holidays [EP en collaboration avec Thomas Zwijsen] (2013)
Infinite Entanglement (2016)
Endure And Survive (The Infinite Entanglement Part II) (2017)
The Redemption Of William Black (The Infinite Entanglement Part III) (2018)
December Wind [EP en collaboration avec Thomas Zwijsen] (2018)


Date de sortie :

Vendredi 9 Novembre 2018



December Wind (Clip officiel) : cliquez ici
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