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Chronique
BLAZE BAYLEY - Live in france

Style : Heavy Metal
Support :  MP3 - Année : 2019
Provenance du disque : Reçu du label
20titre(s) - 99minute(s)

Site(s) Internet : 
BLAZE BAYLEY OFFICIAL WEBSITE

Label(s) :
Blaze Bayley Recordings
 (14/20)

Auteur : Jan
Date de publication : 30/04/19
Pas de quoi se taper une dépression, ni sauter de joie en pétant le plafond...
Quelque part au Royaume-Uni un jour de printemps, un homme bien portant d’une cinquantaine d’années, le séant sur son fauteuil massant devant son PC, fît quelques recherches pour ses prochaines vacances. Alignant les pages web des différentes agences de voyage, comme les couches de seitan et de salade dans son sandwich, lui aussi gonflé à bloc, posé sur le bureau à côté de son ordinateur portable, il passa des heures à scruter les diverses destinations proposées par les tour-operators et n’arriva pas à se décider assez rapidement sur le lieu où il souhaitait poser ses valises dans les semaines à venir. Les heures s’écoulèrent à vitesse grand (TG)V avant qu’il n’ait eu l’idée lumineuse de s’installer en France pour quelques jours. Mais oui, pour lui l’endroit idéal où passer ses congés, qui n’en étaient pas vraiment en réalité, c’était le pays de Guignol et des gendarmes aussi nommés Manu, pour le premier, et Gilets Jaunes, pour les seconds. Quel amusement ce serait de voir les uns et les autres se taper dessus à coups d’insultes pour certains, à coups de matraque pour d’autres, même si le mouvement qui perdure encore aujourd’hui n’avait pas encore pointé le bout de ses revendications au moment-même où Blaze Bayley, de son pseudonyme, cliqua sur le bouton « Entrée » de son clavier en réservant son séjour sur une plateforme spécialisée pour une pension complète près de la cité nancéenne.

Ses bagages étaient quasiment prêts depuis un bail déjà, il n’avait plus qu’à enfiler ses baskets, son perfecto et finir son quatre-heures avant de s’engouffrer dans son taxi et s’en aller à l’aéroport. Toutefois, rien ne pressa et opta pour un vol fin mai, histoire de ne pas se cailler les miches en Lorraine, car il ne souhaitait pas se découvrir d’un fil en ce mois d’avril, frileux comme il l’était. Durant ce mois d’attente, il se consacra à ses loisirs sur scène, entre deux retours dans sa commune, préférant largement se geler les valseuses un peu partout ailleurs en Europe avant de débarquer chez sa copine Paulette où il pourrait faire ce qui lui plairait. Soutenu en première partie par Luke Appleton ou Faith & Glory alternativement sur certaines dates, il s’amusa littéralement comme un dingue une fois hors de son home sweet home et cassa la baraque accompagné par ses collègues Chris APPLETON, Karl SCHRAMM, Martin MCNEE et le p’tit gars de l’ouverture embauché en intérim à la gratte pour seconder son frangin.

Enchaînant les représentations en République Tchèque, Pologne et Scandinavie, le moment tant attendu où il devait rejoindre le tarmac de Stansted en compagnie de ses pairs arriva en un coup de vent. Courageusement, il n’hésita pas une seule seconde à se diriger d’un pas décidé vers l’aéronef, où il savait qu’une charmante hôtesse l’attendait. Ni une ni deux, le vocaliste sautilla joyeusement sur la passerelle, un grand sourire sur son visage, et rentra volontiers dans la carlingue. Toutefois, à sa grande surprise, il ne trouva pas sa favorite mais un type barbu et baraqué en costume, du genre à faire cavalier seul sur une grosse cylindrée à l'américaine, tignasse au vent, se la rejouant Easy Rider sur la bande-son de From Here To Eternity de MAIDEN, ceci à son énorme désarroi. Bah ouais, on ne pas avoir la brune qui ne compte pas pour des prunes à chaque fois qu'on s'envoie en l'air, ce serait trop facile sinon...

Du coup, après ce choc thermique, passant du "Il fait trop chaud à bord !" au "Je me caille, tout d'un coup !", le frontman se hâta de rejoindre sa place désignée par son billet et rangea son sac informatique dans le petit placard prévu à cet effet au-dessus de son siège passager. Il fût presque aussitôt entouré de son équipe de virtuoses qui se moquaient gentiment de sa minuscule déception lors de son embarcation, mais ne leur en voulût pas, sachant qu'ils étaient aussi de joyeux plaisantins, avec qui il appréciait de partager un peu de son temps, notamment en tournée. Une fois tous les enregistrés engouffrés dans l'avion, la porte latérale se referma à l'aide du biscotto cravaté et le commandant prit la parole. Entre certaines banalités météorologiques, il fît quelques blagues douteuses pour détendre l'atmosphère dans les différentes classes de la cabine longiligne, puis enchaîna sur les consignes de sécurité gracieusement mimées par le sosie de Kerry King, la perruque en plus. Dommage que ce dernier ne portait pas de spandex ou de tutu rose à la Ivar de la pub Cooprix, se dit pour soi le six-cordiste Chris Appleton, qui lâcha simultanément un fou-rire de tous les diables, sur lequel ses acolytes s'interrogèrent abondamment et pour lequel ils n'eurent pour réponse qu'un rictus silencieux.

Au bout d'une dizaine de minutes, l'Airbus se mit à sprinter sur la piste multi-kilométrique et décolla prestement en pliant ses guiboles routières, se prenant ainsi pour une cigogne alsacienne.

Une fois dans les cieux, l'oiseau de fer ne mit que deux ou trois heures pour atteindre sa destination et amorcer une descente prudente sur le Strasbourg Airport. Il ne fallût pas plus d'une vingtaine de minutes aux deux Bruce DICKINSON dans le cockpit pour faire atterrir l'engin avec une douceur digne des couvertures ayant côtoyé le Cajoline et l'orientèrent de telle sorte à ce qu'il se gare pile poil parallèlement à la passerelle prévue pour l'évacuation non-urgente des quidams sonnés par ce Flight Of Icarus au-dessus de la Manche à la façon d'un R101 d'un Empire Of The Clouds, la dégringolade en moins, fort heureusement pour nos musiciens de Sa Majesté.

Une fois sur le plancher des vaches et après avoir récupéré toutes leurs affaires, instruments de musique compris, ils sifflèrent un fourgon-van qui patientait sur le trottoir face à la sortie du building international et qu'ils eurent préalablement commandé. Non, ils n'allaient pas faire d'UFO-stop. Et puis, quoi encore ?! Vous ne voulez pas une table au Fouquet's tant que vous y êtes ? Ah oui, c'est vrai, il a cramé, mwhahahahahahaha !

Bref, une fois tout le fatras dans le coffre et son extension sous forme de remorque, la 7ème compagnie fila manu-militari tout droit vers Nancy, la plus belle ville du monde pour les métalleu.x.ses, paraît-il. Après Wacken et Clisson, bien entendu. Oui oui, je vous entends derrière au fond de la salle, les rageu.x.ses chauvin.e.s de Franquie et de Germanie. Et puis, le soleil ne tourne pas forcément toujours autour des festoches en Open Air, hein ! Il y a aussi et surtout les Bercy et, encore mieux que le Saint Graal et tout le toutim qui va avec cette clinquaille, les salles toutes petites, toutes mimi, dont une bien placée à Pétaouchnock (ou Pagney pour les intimes) qui appartient à la vénérable Paulette, la pinko des rockeu.x.ses qui ont cette musique dans le sang et dans la peau. Une mamie sympathique, adepte du devil horns, de la sono à la Doc Emmett Brown ayant mis un Marty McFly au tapis en un dixième de secondes et de la binouze qui chute autant que des Iguaçu multiséculaires. Mouais, enfin, une aïeule qui pogotte sur du MAIDEN, c'est pas courant... Vous êtes sûr.e.s que vous n'avez pas 666 grammes d'alcool par litre de sang, les ami.e.s pour me dire des trucs plus gros que Gérard Larcher, le parrain du Sénat, qui est aussi à l'origine de la loi complètement débile d'entrave à la chasse quand des militant.e.s végan.e.s veulent empêcher des avinés de services tenant une carabine de plomber le cul à de pauvres biches innocentes ? Non, parce-que là, c'est le ballon de bleu assuré et straight non pas to the heart, mais en prison, sans passer par la case départ, en ne touchant pas les 20 000 euros promis... Héhéhé et oui, c'est ballot, ça, n'est-il pas ?

Bon, toujours est-il qu'une Paulette animée par le métal, ça a des nerfs d'acier et il est bon de la laisser fer pour ne pas se prendre une barre dans la tronche. Et, c'est cette particularité de la dame âgée, qui reste très jeune dans sa tête, qui attire les metalheads en tous genres. Paulette, quelque part, c'est la vieillesse libérée du poids du temps, la relativité générale personnifiée, tout le contraire d'un Trump coincé du fion dans ses pampers taille éléphant. C'est la mémé idéale, en somme. Celle qui fait mieux que de vous donner 100 balles tous les trois mois pour vous acheter de la coke et des gaufres au chocolat, c'est celle qui vous botte le cul et vous envoie chez Tonton Satan en passant par la Highway To Hell pour que vous ne soyez pas obligé.e.s d'aller cirer les tongs du grand manitou céleste vêtu d'un drap 100% polyester et complètement à poil en dessous (beeeeerk, c'est dégueu !) en prenant par le Stairway To Heaven. Les grenouilles de bénitier et les crucifix, ce n'est définitivement pas le style de Super Mamie. Son truc, c'est bracelets à clous, rangers sur treillis et tatouages d'Eddie dans le dos.

C'est ce qui attirait Blaze et ses zikos. Qui devinrent rapidement des habitués du troquet de Paulette il y a quelques printemps de ça. Du coup, rien de plus normal que de voir le caillouteux britannique et ses sbires chevelus s'emparer des lieux une nouvelle fois en cette fin mai 2018.

Une fois le matos installé dans tous les sens un peu partout sur la minuscule scène du bistrot, le combo fit ses balances sereinement avant de filer tout droit au zinc pour se restaurer avec un catering très local, composé d'on-ne-savait-quoi mais comestible de prime abord. Au bout de plusieurs heures, les portes s'ouvrirent pour laisser entrer la foule sauvage en délire, qui ne fit aucun quartier. La salle se remplissait plus rapidement que les porte-monnaie de Bernard Arnault et François Pinault réunis en faveur de Notre-Dame. Les baffles jouaient du hard et sonnaient rauque. Le juke-box ne cessa de festoyer que lorsque les lights se mirent en veilleuse et qu'une brève intro instrumentale s'ébroua en amont de la prestation du quatuor augmenté en quintet pour l'occasion, puisque le true blood brother du six-cordiste permanent fit session une fois n'est pas coutume sur scène aux côtés de ses concitoyens nationaux.


Puis, ce fût au tour de Redeemer, titre d'ouverture du dernier LP de la trilogie Infinite Entanglement de Blaze BAYLEY, de lancer les hostilités avec un public plutôt participatif sur un mixage relativement harmonieux de tous les instrumentant mettant, toutefois, le vocaliste en lumière, parfaitement en accord avec les productions récentes du frontman et de sa talentueuse équipe. Chose plutôt agréable, celui-ci s'exprima dans un français très correct, invitant ses fans à chanter avec lui. Chose normale, la setlist fût principalement constituée de chansons extraites de Infinite Entanglement, Endure And Survive et The Redemption Of Wiliam Black, éludant judicieusement les insatiables répétitions de compositions plus anciennes, déjà immortalisées sur As Live As It Gets, Alive In Poland et The Night That Will Not Die, ce qui était suffisant. Nul besoin d'en rajouter une couche pour ressembler à un vinyle rayé ou à un perroquet amnésique, excepté l'hymne éternel Silicon Messiah.

Il allait sans dire que les ultimes sérénades et arias du groupe passèrent efficacement telles des lettres à la Poste entre des déclarations enflammées dans la langue de Molière de la part du meneur de revue qui n'avaient rien à envier à celles de Bruce Dickinson. Ainsi, des "Merci beaucoup, mes amis", des "Chez Paulette" et des "La belle France" fusèrent de partout, alternant avec des covers de MAIDEN personnalisées, dont The Angel And The Gambler en fin de concert, juste avant les rappels, et son relativement long discours en préambule, tout comme son passage de présentation des musiciens aux deux tiers de la piste entre deux participations des spectat.eurs.rices.

L'ambiance générale fût assez bon enfant et, dans une certaine mesure, très dynamique. Du moins, autant que faire se pouvait dans une salle de cette taille. Pas autant, cependant, que sur As Live As It Gets et Alive In Poland, sur lesquels les supporters de l'ancien membre de la Vierge de Fer s'en donnèrent naguère à cœur joie. Ici, l'atmosphère était plus feutrée, plus intimiste, voire plus timide. C'était la preuve flagrante que les décorums sonores étaient assez disparates entre les pays où étaient enregistrés les lives de la formation.

Cela dit, la dimension prise par les nouveaux morceaux présents sur les dernières rondelles firent leur effet, bien qu'une production à la Andy SNEAP aurait été de rigueur pour les magnifier encore plus et leur donner plus de punch. En même temps, Chris APPLETON et Ade EMSLEY, déjà rôdés à l'exercice de style du mixage-mastering, firent un assez bon travail. Bien que l'équilibre musiciens/public ne soit pas correctement balancé. A vrai dire, pas totalement. Ce qui est dommage, puisque le live est avant tout une communion entre un artiste ou un groupe et leurs fans, pas une démonstration de la virtuosité des instrumentistes et encore moins une vitrine de promotion d'éventuels nouvelles créations. Quoique, ce n'est pas tellement le cas pour Blaze BAYLEY et ses sbires qui élèvent cet échange, presque spirituel, à un moment de paix entre êtres humains. Malgré les successions de chansons speed et mélodiques et d'autres plus mid-tempo et heavy qui semblaient toutes exploser de part en part de sorte à transformer ce bar en un champ de bataille pour Minipouss où le combat pour la vie est un principe essentiel.

Maintenir vivant le souvenir d'un passé pas si lointain que cela également. Avec le vénère Futureal, le bonus Virus, le refait Man On The Edge, son incroyable sustain, et le méconnaissable The Angel And The Gambler, Blaze BAYLEY rappela au monde qu'il fît aussi partie intégrante de l'histoire de IRON MAIDEN. Ce fût, d'ailleurs, cette expérience, mémorable pour lui, qui forgea majoritairement sa discographie à travers les conseils de son ancien mentor Steve HARRIS. Et, bien en était surtout pour nous. Puisque le sympathique représentant du genre humain a pu créer un univers musical extrêmement riche en une vingtaine d'années, malgré de terribles obstacles, dont il ne sera ici pas question d'en parler par respect pour lui.

D'ailleurs, en abordant ce sujet, il est aussi important de préciser que Blaze BAYLEY et ses troubadours seront en tournée prochainement pour une setlist assez spéciale uniquement axée sur les morceaux du précédent groupe du vocaliste. Par conséquent, vous aurez l'honneur de revivre les titres qu'il a interprété en compagnie des mecs de MAIDEN. Ce revival des nineties sera le bienvenu dans un nouveau millénaire assez troubles et peu enclin à l'écoute et l'écriture d'une vraie culture musicale en dehors du metal.

Les shows se déroulèrent sans accrocs et le bon son s'écoula très fluidement durant cette heure et demie fois deux de fiesta méphistophélique dans l'antre de la Bête, dont la gestion luciférienne fût confiée à la très cordiale Paulette et sa tribu lors d'un sabbat noir il y a quelques Samhain de cela. Le cadre très accueillant servit de décorum pour le tournage d'un futur DVD (en plus du double-CD), superbement drapé d'un William Black stylisé version BD SF des sixties par Akirant Illustrations et immortalisé sur pellicule par le photographe Philippe BERMONT.

L'harmonie intense qui régnât durant ces deux soirées entre la scène et la fosse démontra encore une fois, s'il était besoin, que Blaze BAYLEY était vraiment très apprécié par les réels mélomanes qui ne souciaient guère des "pains" sortant tout droit de la bouche du chanteur quand il était membre émérite de la Vierge de Fer et qui appréciaient à leurs justes valeurs les deux galettes intrinsèquement savoureuses qu'étaient The X Factor et Virtual XI. Quand bien même celui-ci pût encore émettre quelques fausses notes ci ou là au gré du duo de concerts. Cela faisait partie du jeu et tout le monde le savait. Personne ne lui en tint rigueur. L'ensemble de l'assemblée fût presque constamment en transe tout au long de ces deux séances rituelles, répondant fidèlement aux appels franglais du maître de cérémonie depuis les planches millénaires.

Toujours était-il que cette séquence et son clone firent sensation chez les gaulois qui eurent le (Bouddha) bo(w)l de se retrouver là. La curée se termina sur un doublon de toute beauté Infinite Entanglement/Dark Energy 256, qui résumait à lui seul toute l'énergie déployée pendant cette heure quarante de pur heavy metal à la sauce Worcestershire. Ce weekend fût à moitié piquant, voire semi-brûlant à souhait, si l'on se fie aux petits hurlements lancés conjointement par le public et la formation d'outre-Manche. Ce qui est très habituel lors des concerts de Blaze BAYLEY depuis ses débuts en 1999 et son excellentissime first album Silicon Messiah.

Après une bonne heure de dédicaces et de beuverie d'after-show, who have should go on pour les amat.eur.rice.s des représentants de la Queen Mum, le quatuor majoré fit ses faux adieux à Ginette...OUPS, pardon, Paulette, et rangea toutes ses affaires dans les flightcases, puis courut se réfugier dans l'auberge la plus proche avant de s'attaquer à une bonne mais courte nuit de sommeil, leur vol retour vers la perfide Albion ayant lieu au petit matin, tout juste avant un petit-déj' frugal, café-croissants (ou pas) et hop le cul dans le Boeing 747 d'Astraeus Airlines (ou non) pour se poser sur une verte prairie quelque part au milieu du béton armé et des échoppes de fish'n'chips, au grande regret de votre reporter de guerre. Enfin, il n'était pas trop tard pour que la vie continue son drôle de chemin et ne tarde pas à inciter le grand Blaze à renouer avec l'apport de notes sur des feuilles volantes jonchées de portées rectilignes, ce qui aura donné un deuxième essai acoustique, le fleur bleue December Wind quelques mois plus tard.

Finalement, ces deux "showcases", exceptionnellement électrisés, n'apportèrent pas grand chose de bien neuf musicalement, si ce n'est une production différente de celles de leurs aînés, gravés au marteau-piqueur sur plastique laser (As Live As It Gets, Alive In Poland, The Night That Will Not Die) et une ambiance beaucoup plus familiale, bien que familière. Bien que cette double salve (CD/DVD) comportait une setlist actualisée, elle pécha par son manque de ferveur et d'ambition. A petite salle, petit mordant, le public étant là, certes, mais pas assez explosif. Conséquemment, une certaine apathie de la part des regardants se fît sentir tout au long du timing. Assez, du moins, pour qu'une forme de lassitude s'installe après Virus, comme si, justement, un malware se fût infiltré là, enrayant la machine à applaudissements. Ainsi, malgré la qualité des prises de vue et de son et la performance globale du groupe, Live In France ne fût pas destiné à rester dans les annales du metal en terme de concerts filmés. Néanmoins, nul ne pouvait douter du capital sympathie de cet enregistrement pourtant innovant quant à la tracklist très orientée sur le matériel récent de la formation, jetant temporairement aux oubliettes la plupart de ses tubes, à la façon d'un IRON MAIDEN s'étant fort malencontreusement essayé à l'interprétation intégrale du mastodonte A Matter Of Life And Death, sans grand succès face à des millions de fans préférant des shows plus classiques, mêlant hits intemporels et nouvelles compos. Live In France n'était pas une daube, mais l'aspect introspectif des morceaux trilogiques, trop nombreux pour être digérés par la généralité des badauds présents ces deux soirs-là, mit sans doute un frein à l'excentricité, pourtant légion dans le milieu, ainsi qu'à l'habituelle exaltation, l'incendie n'ayant pas été aussi véhément que celui de Notre-Dame, sans pourtant autant ressembler à celui d'une cierge trop effacée. La conclusion suivante se fit évidente : Live In France avait revêtu le costume binaire de la figue en haut et du raisin en bas, la prochaine tournée européenne se révélant forcément plus intéressante avec ses bougies de quart de siècle post-embauche de Blaze BAYLEY dans l'équipe de la Vierge de Fer et les titres en adéquation avec cette oraison mémorielle. Bref, pas de quoi se taper une dépression, ni sauter de joie en pétant le plafond et se retrouver dans le salon du voisin du dessus. Juste un album/DVD en demi-teinte imitant dans la première tranche un épisode de Supernatural et dans la seconde un épisode de Derrick. Ou des BN vanille d'un côté, choco de l'autre. Un plat à la fois fade sur un bord de l'assiette, relevé de l'autre. Pas trop mal, mais...


Line-up :

Blaze BAYLEY (chant)
Chris APPLETON (guitares)
Karl SCHRAMM (basse)
Martin MCNEE (batterie)


Equipe technique :

Blaze BAYLEY (production)
Chris APPLETON (mixage, production)
Ade EMSLEY (mastering)
Akirant Illustrations (artwork, design pochette)
Philippe BERMON (photographie)


Guests :

Luke APPLETON


Studios :

Enregistré live chez Paulette (près de Nancy, France) les 25 et 26 mai 2018


Crédits :

Blaze BAYLEY (écriture, composition)
Chris APPLETON (composition)
Michelle SCIARROTTA (écriture, composition)
IRON MAIDEN (écriture composition)
BLAZE BAND (écriture, composition)
WOLFSBANE (écriture, composition)


Tracklist :

CD1

1) Redeemer
2) Are Your Here ?
3) Futureal (reprise Iron Maiden)
4) The First True Sign
5) Silicon Messiah
6) Dawn Of The Dead Son
7) Escape Velocity
8) Fight Back
9) Prayers Of Light
10) Virus (reprise Iron Maiden)

CD2

11) Independance
12) Immortal One
13) Human
14) Calling You Home
15) Endure And Survive
16) Angel And The Gambler (reprise Iron Maiden)
17) Man On The Edge (reprise Iron Maiden)
18) A Thousand Years
19) Infinite Entanglement
20) Dark Energy 256

Durée totale CD1 : 42 minutes environs.

Durée totale CD2 : 57 minutes environs.

Durée totale : 99 minutes environs.


Discographie non-exhaustive :

Avec Blaze

Silicon Messiah (2000)
Tenth Dimension (2002)
Blood & Belief (2004)

Avec Blaze Bayley

The Man Who Would Not Die (2008)
Promise And Terror (2010)
The King Of Metal (2012)
Alive In Poland [Live] (2013)
Soundtracks Of My Life [Best Of] (2013)
Infinite Entanglement (2016)
Endure And Survive (The Infinite Entanglement Part II) (2017)
The Redemption Of William Black (The Infinite Entanglement Part III) (2018)
December Wind [EP] (2018)
Live In France [Live] (2019)


Date de sortie :

Vendredi 1er mars 2019



Futureal (Clip vidéo officiel) : cliquez ici
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