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Chronique
WILDFIRE - Wildfire

Style : Heavy Metal
Support :  MP3 - Année : 2020
Provenance du disque : Reçu du groupe
10titre(s) - 40minute(s)

Site(s) Internet : 
WILDFIRE BANDCAMP
WILDFIRE FACEBOOK

Label(s) :
Auto Production
 (14/20)

Auteur : Pumpkin-T
Date de publication : 23/01/21
Allez, alex ! fais péter la débroussailleuse à six cordes !
En surfant sur le net, je me suis fait gauler les yeux par la photo de Paul VERTRA (chant, guitare) avec son grand sourire touffu, en train de brandir un CD flambant neuf et il a bien fallu que j’écoute ce disque dont il paraissait si fier. Grand bien m’en a pris puisque j’ai ainsi pu découvrir WILDFIRE, l’unique groupe dont la formation remonte au 2 février 2016 – je me souviens, c’était un mardi, à Bordeaux et ça sentait la crêpe car si pour le commun des mortels c'était la chandeleur, pour eux était venu l'heure du chant.

Mais peu importe la biographie des Seigneurs néo-aquitains du Métal et concentrons-nous sur cette crêpe... euh, sur cette galette, plutôt.
Je ne vous cache pas qu’il a été compliqué pour moi de passer outre la qualité très bon marché de l’enregistrement et le caractère cracra du mixage afin de pouvoir apprécier le potentiel intrinsèque du combo. Cependant, si j’y suis parvenu, pourquoi pas vous ?

Modestement, WILDFIRE n’a pas pour ambition de révolutionner l’univers du heavy métal mais d’en devenir les maîtres incontestés. En tout cas, il s’est déjà fort bien approprié les codes du genre et parvient à surprendre. Je me permets de souligner la variété des compositions, la jolie hargne de la voix assez haut perchée du chanteur, le fait que les "gratteux" (Alexis DELVA & Paul VERTRA) ont oublié d’avoir des knacks à la place des doigts, et que le duo de marteleurs basse-batterie (Johan DUPONT & Simon « Supasym » PEREIRA) ne sont pas entrés dans le studio juste parce qu’il pleuvait dehors. (Notez que depuis, Florian CHAZARAIN a remplacé l’agent J à la basse.)


Il donne à trois reprises dans du vrai speed rock : sur Wildfire au refrain accrocheur et sur War… War Never Changes qui traverse les décors post apocalyptiques et irradiés du jeu Fallout, avec un break que j’aime beaucoup, une minute avant le final bien plombé. Speed toujours, est l’hommage au grand maître : (Lemmy) We Don’t Forget You. Le morceau commence par ce larsen qui provient d’une gratte abandonnée en fin de show sur une scène vide, avant qu’un troupeau de bisons ne déboule au galop sur des paroles dont quelques vers sont directement importés d’Overkill (de qui vous savez).

Le groupe ne peut pas non plus cacher son influence AC/DC. C’est particulièrement évident sur Deeper Than Hell ou sur One Night Rock’n’Roll en hommage à ce temple de la scène hard et heavy de Bordeaux qu’était Les Runes (dont on retrouve même l’enseigne exposée sur l’illustration de couverture). À ce propos, il y a d’autres petits messages cachés sur cette "couv", pour des potes : le casque des KRASH RIDERS, le serpent de SIDE WINDER, ou la bannière d’ETHILI. C’est à ce genre de détails que je reconnais le bon esprit de WILDFIRE qui pense aux copains et qui s’exclame : « Merci les amis et à bientôt sur scène… même si nous serons le seul groupe bien de la soirée ! » cqfd.


Autre facette, avec Anger Of Woman, WILDFIRE nous sert un blues qui monte superbement en puissance partant directement des champs de cotons pour se retrouver quelques étages plus haut, dans les cieux électriques du dieu LED ZEPPELIN.


Autre, autre facette, le quartet est capable de nous pondre un morceau aussi zarbi que son Groove ‘Til The Morning. La pièce commence par un chant de gorge traditionnellement utilisé par les guerriers mongols pour faire cailler le lait de yak et fabriquer des yaourts au bon goût tartare. Là-dessus vient se greffer une intro "basse / batterie / chant" dont je suis fan, puis une vraie montée en puissance, un petit flirt sympa du côté de chez l’IRON MAIDEN des débuts et hop ! retour au thème initial, ni vu, ni connu, j’t’embrouille.

Ai-je mentionné que le disque s’achevait par deux extras enregistrés en public ? Non ? Eh bien, en ce cas je vous l'apprends : « L’album finit par deux bonus live ». Même que ce jour-là, autant qu’il s’en souvienne, l’ami Paulo tenait une vieille crève carabinée des familles, ce qui donne un timbre relativement inhabituel à sa voix.

Si vous aimez les albums au son tout propre et bien tourné, vous pouvez passer votre chemin - Par ici la sortie, merci, n’oubliez pas le guide ! En revanche, si vous êtes un curieux ou une curieuse qui n’avez pas peur du risque et qui aimez découvrir et soutenir les scènes locales parce que, ouais ! vous êtes un vrai fan de hard et ouais ! vous êtes bien "root", alors ce disque vous réserve de bons moments.

Groove ‘til The Morning : cliquez ici
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