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Chronique
DEAD CITY RUINS - Shockwave

Style : Hard Rock
Support :  MP3 - Année : 2022
Provenance du disque : Reçu du label
12titre(s) - 42minute(s)

Site(s) Internet : 
DEAD CITY RUINS WEBSITE
DEAD CITY RUINS FACEBOOK

Label(s) :
AFM
 (18/20)

Auteur : Alain
Date de publication : 06/08/2022
Debout les morts, sortez des ruines !!!
En 2018, la découverte de Never Say Die, troisième album du quintette australien DEAD CITY RUINS avait constitué l’une des meilleures découvertes de l’année. S’ensuivirent de longues années d’un silence discographique imputable seulement en partie au Covid), ponctuées par un changement de bassiste et, surtout, par l’annonce du départ de l’emblématique chanteur Jake WIFFEN, remplacé par un certain Steve WELSH. Pas mal de paramètres concourraient donc à mettre la pression sur le combo. Pression que Shockwave fait instantanément et définitivement voler en éclats !!!

Globalement, la formule demeure identique. Pour cerner le style, il s’agit indubitablement d’un Hard Rock simple et carré. Pour autant, vu l’origine géographique du groupe, n’allez pas vous imaginer une énième tentative le Hard Rock’n’Roll d’AC/DC, de ROSE TATTOO, de THE ANGELS et consorts. Certes, l’esprit Rock est là, sous-jacent, hérité des années 70. Certes encore, derrière chaque rythmique, on sent vibrer un groove massif, grâce à des lignes de basse épaisses comme des câbles (Thomas MURPHY, qui recevrait sans doute une médaille de la part d’un Duff McKAGAN !) et à un jeu de batterie sec, précis et foncièrement dynamique, toujours en mouvement (excellent travail du fidèle Nick TRAJANOVSKI). Pour autant, le traitement franchement tranchant de ce groove - presque Heavy Metal par instants – renvoie bien davantage de ce que GUNS’N’ROSES proposa sur son fameux Appetite For Destruction légendaire. De même, le jeu entremêlé et complémentaire des deux patrons, les guitaristes Sean BLANCHARD et Tommy CAIN avant tout à produire des riffs dépouillés, tranchants et percutants au possible ; au rayon des solos, concision et souci mélodique assurent des interventions crépitantes et incisives.
Construites de manière éminemment classique - intro, couplet, refrain, on intercale un solo et on reprend le turbin -, les compositions portent en sautoir leur concision presque Punk, avec des durées s’étalant fort modestement entre plus de deux et moins de cinq minutes : encore une fois ce souci d’aller à l’essentiel.

Alors, qu’est-ce qui fait de Shockwave, à l’instar de son prédécesseur Never Say Die, un album supérieur à une concurrence nombreuse et affûtée ? En premier lieu, il faut souligner l’équilibre parfait entre d’une part l’énergie brute et impactante, d’autre part un traitement au cordeau, effilé, précis (quoique jamais, ô grand jamais clinique). Et puis, surtout, il y a cette efficacité extrême dans l’écriture des morceaux et dans leurs arrangements. Car, en plus d’une efficacité à l’impact de tous les instants, les cinq de DEAD CITY RUINS ont développé un art certain de la mélodie efficace, même quand elle ne se dandine pas au premier plan

Ensuite, sans jamais mettre à mal la cohérence d’ensemble, le groupe a pris soin de composer des titres suffisamment diversifiés. Avec ses chœurs massifs et caricaturaux, Dog On A Leash aurait pu sombrer dans la caricature du Hard Rock destiné aux stades américains, si ce n’était la nervosité et la rapidité des couplets. Beau contraste avec la lenteur et l’épaisseur du Heavy Rock bluesy de Drifter et de Madness . Quant aux séquences nerveuses et rapides, elles ne manquent pas, comme le single Speed Machine ou This Side Of The Dirt, l’illustrent à merveille. En matière de mid-tempo tendus et très nerveux (Vision, End Of The Line, The Sorcerer et ses nuances psychédéliques ), DEAD CITY RUINS s’y entend tout particulièrement ; quand il faut se faire plus Bluesy (Rain), la crédibilité se trouve derechef au rendez-vous. S’il faut se montrer plus lent et plus lourd, les rampants et gluants Spiders et Blood Moon répondent présents.

L’assertion mélodique s’avère particulièrement vivace sur le plan vocal. Clarifions tout de suite les choses : pas plus que son prédécesseur au poste de chanteur, Steve WELSH n’a besoin d’aucun artifice pour sonner puissamment et assurer sur les plans émotionnels et mélodiques. Evoluant dans un registre médium pouvant monter dans des hauteurs raisonnables, le chanteur module de manière purement diabolique, avec une faculté à ajouter quand cela est nécessaire un voile subtilement éraillé. Cela dit, son talent personnel se trouve particulièrement mis en valeur par des chœurs et des harmonies qui, loin d’amoindrir l’approche brute et rugueuse du groupe, la rend encore plus attirante. En somme, DEAD CITY RUINS reprend à son compte la leçon, maintenant ancienne mais toujours vivace, qui permit à DEF LEPPARD de sublimer son Hard Rock sur les albums High’n’Dry et Pyromania. A titre personnel, je rapprocherais cette capacité incroyable à combiner agressivité mordante et attractivité mélodique aux albums ô combien méconnus du groupe américain LILLIAN AXE au début des années 90.

Concluons en louangeant les qualités respectives d’une production (vibrante et vivante) et d’un mixage (incroyablement puissant et précis) et aboutissons à la conclusion que nous tenons là un album, non seulement excellentissime, mais encore plus indispensable en ces temps déprimants. Jamais un groupe aura autant démenti son propre nom ; car les cinq musiciens de DEAD CITY RUINS incarnent à la perfection la pulsation urgente, vitale et ô combien revigorante d’un Hard Rock non nostalgique, mais jamais oublieux de ses racines (dont il est bien moins prisonnier que des formations plus reconnues, comme RIVAL SONS et MONSTER TRUCK). Acquisition impérative, pour le plaisir du Hard Rock incandescent !!!

Vidéos de The Sorcerer cliquez ici, de Speed Machine cliquez ici et de Preacher cliquez ici
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