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KORITNI live à Orléans (L'Infrared) avec WILD DAWN ( KORITNIWILD DAWN )
Date de prise de vue :  01/06/12
Lieu :  L'Infrared (Orléans, 45)
Photographe :  Marc-Patrick "metalmp" GATLING
Date de publication : 06/06/12
Catégorie : Concert
Interview avec Lex KORITNI. Entretien réalisé (un peu à l'arrache. Merci à Lex pour sa disponibilité immédiate et sa bonne humeur) à Orléans (l'Infrared) par metalmp le 1er juin 2012.

Retrouvez la chronique du concert de KORITNI et WILD DAWN à Orléans dans notre rubrique "dossiers"

METAL INTEGRAL : Lex, tout d’abord, j’ai cru comprendre que tu t’es installé à Paris. Comment t'y sens-tu, comparé à l’Australie ?
Lex KORITNI : Oui, je vis en France. Paris, c’est Paris… C’est une grande ville qui pue, qui est pleine de gens qui ne s’aiment pas… Ce n’est pas le plus bel endroit du monde. Comme beaucoup de grandes villes qui sentent mauvais, d’ailleurs ! Certains aiment ça, mais je n’aime pas les grandes villes ; J’ai grandi dans la campagne australienne. J’ai appris à pêcher, à chasser, tu comprends... Ca n’a rien à voir…

METAL INTEGRAL : Pour quelles raisons alors as-tu choisis la France comme lieu de vie ?
Lex KORITNI : En fait, nous ne sommes installés à Paris que pour la tournée. Nous allons nous installer à Jarnac, à la campagne, juste à côté de la Gironde. C’est une petite ville avec, je crois 5.000 habitants. Et les deux grandes villes avoisinantes sont Angoulême et Cognac, qui restent assez petites. J’adore la campagne, et, sincèrement, je crois avoir ma dose de bruit avec le Rock n Roll. J’aime me retrouver au calme après une tournée.

METAL INTEGRAL : Et comment te débrouilles-tu en français ? Tu prends des cours, aussi ?
Lex KORITNI (en français) : Oui, oui, oui, c’est vrai. Ma femme est française. J’habite en France, donc c’est nécessaire pour moi de parler la langue. Mais c’est un petit peu difficile…

METAL INTEGRAL : Tu préfères qu’on continue en anglais ?
Lex KORITNI : Oui, oui, s’il te plait.(Back to English, ndmp) Cette langue, c’est comme des putain de mathématiques. Et je n’ai pas la bosse des maths ! (rires)

METAL INTEGRAL : Le Rock et les maths ne font pas toujours bon ménage…
Lex KORITNI : Non, et on ne joue pas du DREAM THEATER non plus !

METAL INTEGRAL : Venons-en à votre musique : Welcome To The Crossroads est sorti il y a quelques mois...
Lex KORITNI : En France, oui. Mais je crois qu’il est sorti le mois dernier en Allemagne. Ça s’est fait par étapes et je crois qu’on peut le trouver partout en Europe maintenant, et qu’il est en téléchargement légal aussi sur certaines plateformes.

METAL INTEGRAL : Justement, à ce sujet, KORITNI est le premier groupe à avoir signé avec Verycords, qui est un tout nouveau label. Il s’agit de votre troisième album. N’était-ce pas un peu risqué pour vous, à ce moment de votre carrière, de signer avec un label qui a encore toutes ses preuves à faire ?
Lex KORITNI : Non, je ne crois pas. Je pense que nous sommes aujourd’hui dans une position qui nous permet d’essayer ce genre de chose plus facilement. On a un bon groupe, rodé, et un nouveau label peut te proposer de la com et de la pub. Mais le fait est que Verycords, bien que tout nouveau, est distribué par Warner Music. Et c’est, en France, la meilleure distribution que tu puisses avoir. Le problème avec nombre de labels plus expérimentés c’est qu’ils ont une distribution de merde. Un des problèmes auxquels nous avons été confrontés dans le passé est d’être contacté par des gens nous demandant où ils peuvent trouver l’album, « je suis allé chez tous les disquaires de ma ville… » Et il y en a beaucoup, moi le premier, qui n’aiment pas acheter, même si c’est plus facile, sur Internet. C’est plus sympa de fouiller, de trouver, et de se dire « ok, je le prends ». Verycords a une bonne distribution, ce qui, tout d’abord est très rassurant. Egalement, on a financé l’album nous-mêmes, et on a signé avec ce label que pour cet album, donc ce n’est pas comme si nous étions liés pour dix ans « et croisons les doigts »… Si tout ce passe bien avec eux, et c’est actuellement le cas, nous travaillerons ensemble pour le prochain album.

METAL INTEGRAL : Je voudrais qu’on parle un peu de Welcome To The Crossroads. Il y a beaucoup de références à Robert JOHNSON et la légende prétendant qu’il a signé un pacte pour avoir du succès : on voit le diable, un guitariste, un papier, et le titre même fait référence à son Crossroads… Dirais-tu que Robert JOHNSON, déjà dans les années 30, était habité de l’esprit Rock n Roll, même si cette musique devait naitre plus de 20 ans après ?
Lex KORITNI : Tout dépend de ce qu’on entend par « esprit du Rock n Roll »… Je crois qu’aujourd’hui les groupes sont plus proches de cet esprit qu’ils ne l’étaient dans les années 70 ou 80. Robert JOHNSON était un pauvre mec noir, il n’était pas mathématicien ou avocat… Il jouait de la musique pour survivre, car c’est la seule chose qu’il savait faire. Il n’avait pas d’argent, pas d’émission sur ce p***** de MTV, il n’a jamais eu beaucoup d'éducation, obligé de travailler jeune. Il s’est forgé une solide réputation et c’est à peu près tout. C’est assez proche de ce qu’il se passe en musique aujourd’hui, car de nombreux groupes, même connus, n’ont toujours pas un sou. Et les jeunes groupes se démènent, ils vendent leurs âmes à des saloperies de promoteurs, d'agents ou à des salles et parfois même aux fans, sans rien recevoir en retour. Au cours des 60’s, 70’s et 80’s, il y avait beaucoup d’argent dans le monde de la musique. Maintenant, c’est difficile d’en trouver et, en règle générale, le dernier à voir la couleur de cet argent, c’est l’artiste…

METAL INTEGRAL : Alors, justement, en parlant d’argent, votre concert de ce soir, à Orléans, est gratuit. Y-a-t-il une raison particulière à celà ?
Lex KORITNI : Non, pas particulièrement. C’est un petit club, et une sorte de concert d’échauffement… On a le Nancy On The Rocks demain, le Hellfest dans quelques jours, on a de gros shows à donner, et c’est toujours agréable de commencer par de petites salles. C’est un peu comme une piscine : il y a deux catégories de nageurs : ceux qui foncent et plongent directement, et ceux qui descendent tranquillement les marches pour s’adapter à la température de l’eau. Sur une tournée de plusieurs dates, c’est agréables d’y aller tranquillement, progressivement. Il nous est arrivés dans le passé de donner de gros concerts en début de tournée, et ça peut réserver des surprises, être super ou complètement foiré... Mais ce soir c’est une opportunité sympa qui en plus nous permet de jouer une nouvelle fois avec WILD DAWN. On a partagé l’affiche avec eux en Belgique il y a peu de temps et c’est agréable de venir jouer chez eux, sur leur terrain.

METAL INTEGRAL : Sur l’album figurent quelques invités assez sympa et intéressants. Comment les as-tu contactés ? Leur as-tu simplement demandé de jouer ?
Lex KORITNI : Plus ou moins. Si tu ne demandes pas, tu n’auras jamais la réponse, n’est-ce pas ? J’ai rencontré plusieurs fois Rusty BROWN d’ELECTRIC MARY. Et en Australie, tout le monde est ami, alors ça a été assez facile. Il me suffisait de l’appeler. J’ai rencontré Jeff Scott SOTO il y a des années, à Paris, je devais avoir, quoi, 20 ans… ? C’était avant d’enregistrer le GREEN DOLLAR COLOR. Techniquement, je n’étais même pas un chanteur ! Je suis allé à un concert de Jeff Scott SOTO, et son agent nous a présentés. On s’est bien entendus, on est restés en contact et, 8 ou 9 ans plus tard, je lui ai envoyé un mail disant "tu te souviens, le gamin australien, avec qui tu as bu lors d’un de tes concerts", il m’a répondu, me demandant ce que je devenais, je lui ai dit que je chantais et lui ai proposé d’écouter nos albums. Il a apprécié, tout comme le morceau sur lequel je lui proposé de participer, et voilà… Quant à Jeff WATERS, je ne l’ai jamais rencontré. Je suis passé par Mike FRASER, qui a mixé l’album, du style « Tu es Canadien, Il est Canadien, tu as son email ? Alors, demandes lui ! ». J’ai contacté Jeff en lui disant « écoutes, j’ai acheté tes albums, je ne les ai pas piratés, et, euh…je suis un grand fan. Est-ce que tu voudrais bien jouer sur ce morceau ? » Il m’a répondu qu’il y avait deux problèmes. « D’abord, je suis en vacances » Moi, je me dis que ce n’est pas un problème, on a tous un home-studio et on peut enregistrer où on veut. Je lui dit qu’on va enregistrer pendant les 6 prochains mois, et, vraisemblablement, il ne va pas être en vacances pendant 6 mois, hein ??? « Deuxième problème : le solo botte déjà le cul…. » Je lui ai envoyé une démo sur laquelle j’ai enregistré le solo de guitare, et Jeff WATERS me dit que MON solo botte déjà le cul !!! Même si ça fait toujours plaisir, il a fini par céder. Peut être qu’un jour, on se rencontrera en vrai.

METAL INTEGRAL : Qu’en est-il du marché américain ? Vous avez envie d’y percer, j’imagine…
Lex KORITNI : Oui, enfin… Le marché américain est difficile, et, pour moi, il est plus intéressant de nous concentrer sur l’Allemagne, les Pays Bas ou la Scandinavie. Ça coûte très cher de déplacer un groupe, tu sais. Rien que pour nous faire venir ici et louer un tour bus, il faut compter pas loin de 20.000 euros. La tournée doit être un succès, c’est une obligation. Aller aux USA, reviendrait encore plus cher. Si on n’a pas des garanties financières pour les shows ou pour assurer les salaires, ça signifie qu’on dépenserait beaucoup sans raison. Nous localiser en France est dans ce sens très intéressant, car c’est beaucoup moins cher de nous rendre en Allemagne depuis la France que d’aller aux USA. Et, par conséquent, cela ne ferait aucun sens de faire distribuer notre album aux Etats-Unis, de le mettre en vente chez les disquaires si on ne s’y rend pas pour y jouer ou faire de la promo. On en a parlé, bien sûr, on n’écarte pas cette possibilité. Mais tu vois aussi tant de groupes américains qui viennent jouer en Europe, car c’est de là que viennent leurs ressources, dire que ce n’est pas intéressant financièrement pour eux de jouer chez eux. Eux ont des frais pour venir ici, on n’en a pas pour y aller, tu vois ? Pour le moment, on se concentre sur l’Allemagne. Et, si l’Angleterre assoupli sa réglementation concernant les visas, on s’y rendra peut-être aussi. La dernière fois qu’on est allés en Angleterre, je me suis fais arrêter et enfermer pendant 8 heures ! Donc…

METAL INTEGRAL : Puisque tu parles de l’Angleterre, l’Australie fait partie du Commonwealth, et demain (ndmp : le 2 juin 2012), la reine Elizabeth célèbre le jubilée de ses 60 ans de règne. Que signifie la reine pour les Australiens aujourd’hui ?
Lex KORITNI : Rien. Rien du tout. La royauté ne signifie plus rien depuis quelques 40 ans. Il y a beaucoup de gens en Australie qui souhaitent que le pays devienne une république. Il y a eu un référendum il y a 5 ou 6 ans proposant de devenir une république, mais les propositions faites pour cette république, pour sa constitution, étaient si mauvaises que les Australiens ont voté contre. En gros, au lieu de ressembler à la forme gouvernementale qu’on peut voir à Westminster, avec des pouvoirs répartis entre diverses personnes, on proposait un gouvernement à l’américaine : le premier ministre aurait eut trop de pouvoirs, comme le président Américain. En Australie, le système se rapproche plus du système Anglais. Alors tout le monde a voté pour garder le système du Commonwealth. Ça a ensuite été interprété comme « les Australiens veulent rester dans le Commonwealth tel qu’il est »… Non, c’est simplement que les gens ont voté CONTRE la république telle qu’elle était envisagée ! La reine… L’Australie s’est séparée de l’hymne national God Save The Queen en, je crois, 1965, et la plupart des gens, même de l’âge de mes parents, ne connaissent, en dehors de la reine ou du prince Philip, que très peu de choses sur la famille royale. Si tu poses cette question aux autres pays du Commonwealth, les Néo Zélandais, les Sud Africains, par exemple, c’est pareil… Les plus grands points communs que nous ayons, c’est boire et se battre ! Le cricket, le rugby, oui. Mais pas la famille royale.


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