UFO - The wild, the willing and the innocent
Style : Hard Rock
Support :
CD
- Année : 2026
Provenance du disque : Acheté
22titre(s) - 113minute(s)
Site(s) Internet :
UFO WEBSITE UFO FACEBOOK
Label(s) :
Chrysalis Records
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    (18/20)
Date de publication : 27/05/2026
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Hard rock génialement mélodique
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Les rééditions remasterisées et augmentée des albums d’UFO parus chez Chrysalis se poursuit à un bon rythme. Après No Place To Run l’année dernière vient logiquement le tour de The Wild, The Willing And The Innocent, second album enregistré avec Paul CHAPMAN à la guitare solo. Autant l’affirmer d’entrée de jeu, cet album surpasse son prédécesseur. L’interprétation demeure aussi tranchante que subtile quand il le faut. Il n’est pas inutile de souligner la pertinence des interventions de Paul CHAPMAN, que ce soit sur un plan technique ou sur un plan mélodique. Remplaçant Paul RAYMOND parti chez MSG, Neil CARTER intègre le groupe de plein droit, à la guitare rythmique et aux claviers.
C’est bel et bien du côté des compositions qu’il faut chercher la plus-value de ce disque. UFO a su composer des titres pourvus de mélodies fortes et d’arrangements sublimes. Le titre Long Gone résume à lui seul l’album : une introduction douce, une rythmique nerveuse qui se met en place, la guitare solo qui zigzague, un refrain simple mais terriblement addictif, puis une alternance de poigne et de caresses. Et puis le morceau se clôt sur des arrangements de cordes a priori incongrus, de facto de grande qualité et raccord avec ce morceau tout en contraste. On réentend des cordes et un piano sur le mélancolique Profession Of Violence, ballade en clôture d’album, qui plus doté d’un poignant solo de guitare. Du piano et un solo de saxophone enjolivent en outre Lonely Heart. Au rayon des refrains performants, on peut évoquer l’inaugural Chains Chains, le subtil It’s Killing Me, l’irrésistible Lonely Heart.
Du côté de la mise en son, peut-être échaudé par l’expérience avec George MARTIN sur No Place To Run, UFO a décidé de s’autoproduire et réussit haut la main son pari, avec un son très détaillé, à la fois et vivant, vibrant d’une énergie live salutaire. Comme quoi, quand un groupe est en confiance, il n’est pas nécessaire d’avoir recours à une pointure ! Le remastering accentue les qualités initiales, apportant une certaine profondeur.
Avec cet album, UFO a marqué des points sur le plan artistique, même s’il n’a pas permis au groupe d’enrayer sa progressive chute de popularité, notamment aux Etats-Unis. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit-là d’un grand cru.
Passons maintenant aux bonus. L’album se trouve lesté de trois versions alternatives de Couldn’t Get It Right, de Lonely Heart et de It’s Killing Me. Pas indispensable mais bien agréable ma foi.
Surtout, le deuxième CD ne propose pas moins de onze titres enregistrés dans le mythique Hammersmith Odeon en janvier 1981, ce concert étant inédit avant ce jour. Le groupe se montre impérial, tranchant, sûr de lui, porté par un public bien chaud et participatif. Le répertoire se répartit très équitablement entre titres récents et classiques d’antan. Qui plus est, le son est puissant mais la clarté demeure une des vertus cardinales du Hard Rock chromé d’UFO. Saluons au passage l’excellence de CHAPMAN sur les morceaux classiques, initialement interprétés par Michael SCHENKER ; pour s’en convaincre, il suffit d’écouter son solo incendiaire sur Shoot Shoot. Le seul reproche que l’on peut faire à ce live est que la liste des morceaux interprétés est très proche de celle du concert au Marquee en novembre 1980 qui faisait office de bonus à la réédition de No Place To Run (cliquez ici). De plus, la durée de ce CD (64’) suggère que l’on n’a pas ici la totalité du concert. Mais ne mégotons pas, nous avons là l’essence même du groupe dans un contexte d’une performance scénique.
Un album trop méconnu, à redécouvrir avec son excellent pendant live.
Vidéo de The Wild, The Willing And The Innocent : cliquez ici
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