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Chronique
NIRVANA - Live at reading

Style : Rock
Support :  Année : 2009
Provenance du disque : Acheté
25titre(s) - 97minute(s)

Site(s) Internet : 
NIRVANA WEBSITE
GEFFEN RECORDS WEBSITE

Label(s) :
Geffen Records
 (20/20)

Auteur : Chouman
Date de publication : 08/04/11
20 ans après l’événement !
Même si la publication officielle, sous la forme d’un coffret CD et DVD intitulé Live at Reading, du concert donné par NIRVANA devant 60 000 spectateurs n’intervient qu’en 2009, soit près de vingt ans après l’événement qui eut lieu le 30 août 1992, la prestation du trio est depuis longtemps largement diffusée parmi ses fans. Ceux-ci considèrent d’ailleurs fréquemment ce show comme l’une des toutes meilleures prestations scéniques de la formation.

NIRVANA se produit à Reading porté par le triomphe de l’album Nevermind sorti en 1991. Vendu à plus de sept millions et demi d’exemplaires rien qu’aux Etats-Unis, il a véritablement révélé le mouvement grunge au grand public, même si d’autres artistes basés à Seattle tels que MUDHONEY ou SOUNDGARDEN pouvaient se réclamer de ce courant dès la fin des années 1980. Nevermind mêle ainsi des influences metal ou hardcore à l’énergie héritée du punk, genre qui a fortement marqué Kurt COBAIN. Cependant l’album comporte aussi des morceaux plus apaisés tels que Polly ou encore la ballade mélancolique Something in the Way.

L’immense succès de Nevermind propulse Kurt COBAIN sur le devant de la scène. La presse musicale le proclame ainsi porte-parole de la « Génération X ». Cette expression, empruntée au titre d’un livre de l’écrivain canadien Douglas COUPLAND, désigne un courant caractérisé notamment par le rejet des critères traditionnels de réussite sociale. Smells Like Teen Spirit - au titre pourtant inspiré par une marque de déodorant ! - devient ainsi l’hymne de la frustration adolescente, à la manière de (I Can’t Get No) Satisfaction de THE ROLLING STONES après 1965. Les références constantes à ce titre finiront d’ailleurs par agacer le groupe, lassé de devoir l’interpréter à chacun de ses concerts.

Le concert débute sous forme de réponse humoristique aux rumeurs incessantes sur l’état de santé de Kurt COBAIN. Vêtu d’une blouse blanche, le guitariste chanteur entre en scène sur un fauteuil roulant. Il s’en extrait péniblement, chante quelques vers d’une voix particulièrement poussive, puis s’effondre et se relève aussitôt pour attaquer Breed avec toute la puissance souhaitée.

NIRVANA livre sur tout l’enregistrement une prestation très énergique, à rapprocher du live rageur From the Muddy Banks of the Wishkaw qui contrastait avec le célèbre MTV Unplugged in New York révélant la capacité du groupe à adapter ses classiques en version acoustique. Le Live at Reading montre donc le trio de Seattle en grande forme. La voix de Kurt COBAIN convainc pleinement même s’il éprouve parfois de légères difficultés sur les titres exigeants, notamment Breed.

Les autres membres du groupe se mettent également en évidence. Les choeurs se révèlent plutôt réussis. Le batteur, très influencé par le légendaire John « Bonzo » BONHAM de LED ZEPPELIN, démontre tout au long du concert la puissance de sa frappe. Quant aux parties de basse, elles sont souvent mises en valeur, notamment sur les intros de Sliver ou Lounge Act.

Le répertoire choisi accorde à Nevermind la part du lion. Le disque est en effet interprété en quasi-intégralité. Les nombreux tubes tels que Come As You Are, Drain You proposé dans une version survitaminée, et bien sûr l’incontournable Smell Like Teen Spirit répondent présents. Le groupe s’auto-parodie d’ailleurs sur ce titre : ainsi l’intro prend fin sur d’invraisemblables dissonances. Par ailleurs, la version gravée sur le DVD est précédée d’un extrait du célèbre More than a Feeling du groupe BOSTON chanté grossièrement faux ! Ce titre n’a sans doute pas été choisi au hasard, tant la musique sans concession de NIRVANA s’oppose au hard FM qui déferle alors sur les ondes.

Des titres moins connus de Nevermind figurent également sur ce live, ainsi l’excellent Lounge Act : joué avec davantage de retenue que la version studio, il constitue un moment très agréable du concert, apportant un certain apaisement en comparaison de leurs standards furieux. On retiendra aussi les titres déjantés à l’image de Stay Away ou Territorial Pissings qui clôt le concert.

Lithium est proposé dans une version particulièrement réussie. Les couplets sont interprétés de façon intimiste, la basse dominant la discrète guitare en son clair. Le public, conquis, reprend immédiatement les paroles en chœur. Ce morceau évolue vers des refrains où la voix de Kurt COBAIN se fait à nouveau puissante et rauque. De tels changements d’ambiance constituent une des caractéristiques du son de NIRVANA, comme le suggère le chanteur quand il décrit son jeu de guitare comme un croisement entre les styles de John LENNON et de Tony IOMMI, guitariste de BLACK SABBATH.

Par ailleurs, la set-list très fournie, emprunte aussi au premier album Bleach, sorti en 1989, dont des titres clairement metal apparaissent. Ainsi l’excellent School débute par un riff caractérisé par un mi grave en bourdon. Dans le même registre, l’intro d’Aneurysm crée un véritable climat de tension.

Les influences metal ne doivent pas faire oublier la présence de ballades. On peut notamment citer About a Girl, qui fut popularisée sur l’unplugged dont elle constituait le morceau d’ouverture. Il n’est d’ailleurs guère étonnant que ce titre occupe une place de choix dans le répertoire du groupe fondé par un homme qui se découvrit une vocation musicale en regardant des images des BEATLES à la télévision.

Enfin NIRVANA propose des versions assez abouties de morceaux à paraître sur l’album à venir, In Utero. Ainsi l’interprétation de All Apologies diffère seulement de quelques vers de l’enregistrement qui figure sur l’album que le trio a renoncé à intituler I Hate Myself and I Want to Die. Dumb, un titre plutôt paisible, et Tourette’s, qui offre un riff appuyé par une distorsion furieuse, sont également présentés aux spectateurs.

La parution du Live at Reading constitue donc un témoignage intéressant de l’intégrité artistique qui animait le groupe. Il est possible qu’elle s’accompagne d’un regain d’intérêt pour le mouvement grunge, d’autant que la légendaire scène de Seattle a connu une véritable effervescence à partir de 2009. PEARL JAM défend ainsi actuellement en tournée son album Backspacer, plutôt réussi. Autre figure majeure, ALICE IN CHAINS a réussi un come-back inespéré avec l’excellent William DUVALL au micro. Leur dernier album, Black Gives You to Blue, résonne comme un vibrant hommage à Layne STALEY tout en s’inscrivant dans la continuité du son et du style de composition créés par Jerry CANTRELL avec son ami disparu. Enfin Chris CORNELL, dont les albums enregistrés avec AUDIOSLAVE, groupe fondé avec l’ex-RAGE AGAINST THE MACHINE Tom MORELLO, n’ont pas rencontré le succès escompté, a quant à lui récemment entrepris de reformer SOUNDGARDEN.
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Kung Lao Le mercredi 2 novembre 2011

Ville : Paris
Cher Chouman, quand tu écris que Kurt "éprouve de légères difficultés sur les titres exigeants", est-ce que tu veux dire qu'il chante méchamment faux ? Sacré Chouman, un sens de l'euphémisme à toute épreuve ;) Par ailleurs, le massacre de More Than a Feeling n'aurait jamais dû figurer sur le disque ! Quelle honte ! Moralité : vive le grunge, et surtout vive les ingé sons !
Commentaire de Chouman : Je voulais juste parler d'un léger manque de puissance ! En revanche More Than A Feeling apporte une preuve de l'humour du groupe. Sérieusement, il y a des gens qui écoutent les albums de BOSTON en entier, à part les musiciens eux-mêmes ?
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