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Chronique
KORN - Live at the hollywood palladium

Style : Metal
Support :  Année : 2012
Provenance du disque : Reçu du label
16titre(s) - 74minute(s)

Site(s) Internet : 
KORN WEBSITE
KORN MYSPACE 

Label(s) :
AFM
 (17/20)

Auteur : Chouman
Date de publication : 16/12/12
« we love you, motherfuckers ! »
Proclamé patron du Neo Metal à la suite de Follow The Leader, paru en 1998, KORN s’est depuis lors toujours montré prolifique. Cependant, le groupe de Bakersfield a éprouvé quelques difficultés à négocier le virage de la décennie 2010, Untitled (2007) et Korn III : Remember Who You Are (2010) s’étant soldés par des déceptions. Jonathan DAVIS et ses camarades optent alors pour une nouvelle approche, une collaboration avec plusieurs DJ très en vue qui apporte une coloration Dubstep à leur dixième album, The Path Of Totality (2011). A en juger par l’accueil favorable qu’il reçoit, le pari se révèle gagnant. Témoignage de la tournée support de ce LP, Live At The Hollywood Palladium devrait nous permettre de vérifier ces impressions.

Contrairement à la plupart des prestations live, au cours desquelles de rares nouveautés sont intercalées parmi les classiques du groupe considéré, KORN privilégie ici les titres de The Path Of Totality. Les sept premières plages du DVD lui sont en effet consacrées, ce qui représente près de la moitié du concert. De prime abord - je ne connaissais pas les versions studio de ces morceaux – la nouvelle orientation du gang paraît surprenante. L’instrumentation classique se révèle ainsi en retrait, au profit des platines et des synthétiseurs. Toutefois, cette option Électro ne dénature nullement le son de KORN. Le répertoire récent comprend des titres très efficaces, tels que Kill Mercy Within, sur les refrains duquel Jonathan DAVIS se montre habité. On pense aussi à Narcissistic Cannibal, judicieusement retenu en générique du programme, ou encore au lancinant Way Too Far. Ces plages, où interviennent les DJ ayant figuré sur les versions studio (SKRILLEX à la guitare sur Get Up!, pour s’en tenir au plus célèbre) s’intègrent aisément au répertoire du groupe. Il s’agit toutefois toujours de Neo Metal, comme en témoignent les hurlements de DAVIS (Chaos Lives In Everything).

A partir de Here To Stay, extrait de Untouchables (2002), les musiciens reviennent aux fondamentaux, même si assez peu de standards certifiés sont disséminés sur ce live. On rencontre notamment les incontournables Freak On A Leash (Follow The Leader) et Blind (Korn, 1994), proposé en point d’orgue du show. Par ces excellentes interprétations, le son classique du combo reprend ses droits, mettant en valeur la basse à cinq cordes de FIELDY (Predictable, Korn). Le chanteur se montre en grande voix, se permettant même un passage en growl lors du final de Falling Away From Me. Son charisme intact, ainsi que l’énergie déployée par KORN en général, achèvent de nous convaincre.

Enfin, la set-list offre des reprises, avec en premier lieu One, un des plus grands chefs-d’œuvre de METALLICA dont le groupe offre un fragment, comme souvent lors de ses concerts. Plus surprenante est l’inclusion de l’hymne de PINK FLOYD, Another Brick In The Wall, joué en intégralité. Après une Pt. 1 psychédélique, essentiellement soutenue par la batterie, le plus célèbre mouvement du triptyque (Pt. 2) se rapproche davantage de l’original, guitares et basse retrouvant toute leur place. La relecture de ce monument du Rock prend fin sur le désespéré Goodbye Cruel World, autre titre de The Wall.

En résumé, cette halte au Hollywood Palladium offre un fidèle aperçu de l’évolution de KORN qui, en incorporant des influences Dubstep, ne renie aucunement son identité première. De surcroît, quel que soit le registre, l’attitude adoptée demeure résolument Rock ‘N’ Roll, Jonathan DAVIS apostrophant régulièrement l’assistance en ces termes : « We love you, motherfuckers ! ».

Line-up :

Jonathan DAVIS : Chant
James MUNKY SCHAFFER : Guitare
FIELDY ARVIZU : Basse
Ray LUZIER : Batterie
Zachary BAIRD : Claviers
Wesley GEER : Guitare
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