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Chronique
DENNER/SHERMANN - Masters of evil

Style : Heavy Metal
Support :  CD - Année : 2016
Provenance du disque : Acheté
8titre(s) - 42minute(s)

Site(s) Internet : 
DENNER / SHERMANN OFFICIAL WEBSITE

Label(s) :
Metal Blade
 (17/20)

Auteur : Jan
Date de publication : 16/07/16
Un album fluide et dynamique...
Après un EP prometteur, le couple de six-cordistes et leurs compères nous reviennent logiquement avec un premier album, conformément à leur annonce réalisée au cours de plusieurs interviews avec les médias européens. En effet, les danois ne pouvaient s’arrêter en si bon chemin avec les nombreuses chroniques élogieuses de Satan’s Tomb, qui n’était qu’une mise-en-bouche pour tâter le terrain et voir si les metalheads seraient sensibles à leur retour sur le devant de la scène heavy metal.

C’est, donc, entourés de la même équipe que Hank SHERMANN et Michael DENNER se sont attelés à la composition et la mise en boîte de ce Masters Of Evil qualitativement supérieur à son prédécesseur. Bien plus jouissif encore que Satan’s Tomb, ce LP 8 titres semble bien plus dynamique et créatif. Comme je l’ai indiqué dans ma chronique du 4 titres, le quintet mise à nouveau sur un heavy metal moderne relativement différent de celui que les deux guitaristes faisaient au sein de MERCYFUL FATE. Beaucoup moins ambiancé que les opus interprétés par le Robert SMITH (THE CURE) du metal, je veux bien sûr parler du moustachu grimé surnommé King DIAMOND, mais tout aussi malsain grâce aux riffs pesants et ténébreux, ainsi qu’aux paroles ancrées dans le surnaturel, l’occulte et l’horreur, Masters Of Evil se veut parfois plus lumineux, mais cela ne dure jamais bien longtemps, la horde au ¾ chevelue préférant les chevauchées sauvages dans les prairies grisonnantes du heavy bien corsé aux promenades à vélo le long du canal du Midi. La mélodie n’est présente que pour soutenir la puissance et amener une atmosphère bien particulière relative aux textes, sombres narrations qui ont, une énième fois, pour thème l’Enfer, la lutte perpétuelle entre les deux côtés de la Force et la chute des anges. Certes, Hank et Michael ont usé et abusé de ces sujets ésotériques durant de nombreuses années, les explorant de fond en comble et en extrayant toutes les subtilités.

Et, j’avoue volontiers, que cela en devient quelque peu lassant à la longue. Cela dit, le heavy metal s’exprime très souvent dans ce sens, à la fois pour choquer le commun des mortels, le faire réagir, le pousser à refuser l’ordre établi et changer le monde, mais également pour exorciser des peurs et faire ressortir à la surface des sentiments négatifs profondément enfouis. Les diableries ne sont que des moyens de communication pour exposer tout cela, rien de plus. Il ne s’agit pas d’inciter celles, ceulles et ceux qui écouteraient ces litanies à adhérer d’une quelconque manière à devenir des Dark Vador ou des Kylo Ren et d’aller à l’encontre des principes séculaires de morale et d’éthique ou de les obliger à adorer Satan et ses démons. Tout était théâtral chez MERCYFUL FATE. Tout l’est également chez DENNER/SHERMANN, comme le prouve la vidéo officielle de Son Of Satan, premier single, terriblement kitsch, qui fait écho à l’histoire de Damien, personnage principal du film La Malédiction et incarnation de l’Antéchrist.

Sur un plan musical, le groupe arrive presque parfaitement à refléter ces thématiques lucifériennes au travers de distorsions structurelles judicieusement réparties tout au long de cette galette fort plaisante faites des rythmiques frénétiques de Snowy SHAW, du doigté diabolique de Marc et de la versatilité du duo Hank/Michael, qui part souvent dans des envolées de toute beauté, ainsi que des vocaux diaboliques, que Sean extirpe viscéralement hors de lui de façon à rendre plus malsaine l’ambiance générale. Sans imiter le Roi DIAMANT, il parvient à nous transporter dans son monde à lui, assez similaire à celui du moustachu maquillé, sans plagier le « miauleur » de MERCYFUL FATE. Et grâce à cet orchestre de l’ombre, on se retrouvé littéralement propulsé(e) dans un décor de film d’épouvante à la Freddy Krueger, Poltergeist ou l’Exorciste. Donc, pas un long métrage actuel car le rendu reste quand même ancré dans le heavy metal traditionnel et, de ce fait, reflète une atmosphère proche des œuvres de réalisateurs comme John Carpenter, Wes Craven ou William Friedkin. Ce Masters Of Evil ténébreux pourrait, donc, en être la bande originale.

Angel’s Blood étant un morceau classique de heavy metal assez éloigné des pièces maîtresses de MERCYFUL FATE, ce n’est que dès le deuxième titre, Son Of Satan, que l’on peut ressentir une certaine tension liée à celle qui régnait sur Melissa, Don’t Break The Oath ou Time. Celle-ci n’est pas présente sur toutes les chansons, certes, mais elle ravive de vifs souvenirs ponctuellement quand elle refait surface (sur Son Of Satan, The Wolf Feeds At Night, Masters Of Evil, The Baroness). Parallèlement, comme je le précisais plus haut dans ma prose, le collectif s’est aussi montré plus « optimiste » en écrivant des airs plus solaires (Angel’s Blood, Pentagram And The Cross, Escape From Hell), malgré un autre plus bourrin (Servants Of Dagon), dont l’intro rappelle étrangement ce que faisait le quatuor cultissime BLACK SABBATH alias HEAVEN & HELL sur The Devil You Know, et sur lequel lourdeur et noirceur s’entremêlent dans une parfaite alchimie, révélant ainsi tout le potentiel de ces anges déchus. D’ailleurs, ce sympathique clin d’œil aux pionniers britanniques du heavy metal est flagrant lorsque Sean se prend pour Ozzy OSBOURNE quelques secondes durant sur The Wolf Feeds At Night.

Grâce à cette variété climatique, Masters Of Evil est d’une fraîcheur bienvenue, quand bien même certains plans utilisés aient été déjà entendus ici et là dans MERCYFUL FATE avec, toutefois, des variations tonales qui permettent de moduler l’ensemble et d’obtenir de nouvelles mélodies, plus fluides et plus vives, de sorte à faire crépiter le tout comme un bon petit feu de cheminée, ce qui rend cet album plus chaleureux et plus accessible. D’autant plus que la voix de Sean qui survole l’entité discographique est infiniment moins crispante que celle de King DIAMOND. Sean est sans aucun doute l’élément-clé qui engendre le plus d’intérêt et ouvre l’écoute de ce premier LP de DENNER/SHERMANN aux réfractaires allergiques au moustachu grimé. Ce qui n’est pas un luxe quand certain(e)s n’arrivent pas à tenir bien longtemps à l’écoute des piaillements du Roi DIAMANT. En somme, les deux guitaristes danois se sont vraiment surpassés pour nous concocter un opus qui aura le mérite de bien relancer leur carrière, d’une part, et de redynamiser, d’autre part, une scène heavy qui s’assoupit depuis quelques mois, laissant les amateurs de ce genre musical intemporel sur leur faim. Heureusement, ce Masters Of Evil arrive à point, tel un messie, pour combler au moins partiellement l’insatiabilité des hordes chevelues vêtues de vestes en jean recouvertes de patches qui sont perpétuellement à l’affût de nouveautés. Cela dit, même si cette rondelle va satisfaire le manque potentiel d’adrénaline des metalheads, il n’en reste pas moins que le disque file à toute allure, ce qui ne permet pas de savourer pleinement sa teneur, à moins, bien entendu, de l’écouter autant de fois que nécessaire afin d’en retirer toutes les nuances et de remplir correctement son « estomac » otique. Cela dit, attendez-vous à vous prendre une autre dose de DENNER/SHERMANN à la figure en début d’année prochaine avec l’arrivée dans les bacs d’un second album dans la même veine, donc tout aussi percutant, du moins je l’espère. Mais, connaissant les scandinaves, il n’y a pas à se faire de frayeurs inutiles, puisqu’ils savent toujours mettre du piment dans leur musique. Une formation en devenir qu’il est nécessaire de suivre dans l’avenir. Mais, comme je le dis souvent, commençons, donc, par nous concentrer sur le moment présent et, plus particulièrement, sur ce Masters Of Evil plein de promesses et qui déchire grave et ramène parfois de bons souvenirs à la surface. MERCYFUL FATE est mort (quoique pas tout à fait, vu les pochettes de l’EP et de cet opus, qui font le lien avec le premier groupe des deux larrons), vive DENNER/SHERMANN !

Line-up :

Sean PECK (chant)
Hank SHERMANN (guitares)
Michael DENNER (guitares)
Marc GRABOWSKI (basse)
Snowy SHAW (batterie)

Equipe technique :

Michael Denner (production)
Hank Shermann (production)
Arnold Lindberg (enregistrement batterie, mixage)
Maor Appelbaum (mastering)
Brian Ames (design de la pochette)
Thomas Holm (artwork)
Sean Peck (paroles)

Tracklist :

1) Angel’s Blood
2) Son Of Satan
3) The Wolf Feeds At Night
4) Pentagram And The Cross
5) Masters Of Evil
6) Servants Of Dagon
7) Escape From Hell
8) The Baroness

Date de sortie :

24 Juin 2016

Son Of Satan (vidéo officielle)
COMMENTAIRES DES LECTEURS Vos commentaires, vos remarques, vos impressions sur la chronique et sur l'album
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Alain Le samedi 16 juillet 2016
Un crâne + des flammes = Melissa + Don't Break The Oath. Bon, il faut que j'écoute ça !
Commentaire de Jan : Salut Alain ! :D Ravie de voir que tu as commenté ma chronique. ^^ Oui, il faut que tu écoutes ce très bon album ! :D Tu ne vas pas être déçu. ;) Reviens me voir pour me dire ce que tu en penses dès que tu auras posé une oreille dessus, d'accord ? :) Bises et bonne semaine ! ^^
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