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Chronique
SHADOWSIDE - Shades of humanity

Style : Heavy Metal
Support :  CD - Année : 2017
Provenance du disque : Acheté
12titre(s) - 49minute(s)

Site(s) Internet : 
SHADOWSIDE WEBSITE

Label(s) :
EMP Label Group
 (17/20)

Auteur : Jan
Date de publication : 20/12/17
Une véritable palette chromatique de nuances musicales pour un retour à la créativité et au dynamisme...
L’Humanité... Un terme qui devrait rassembler au lieu de diviser et qui, pourtant, continue à interroger l’être humain sur sa place au sein de l’écosystème planétaire, voire même dans l’ordre universel de la Vie et de la Mort, d’où il souhaite s’extirper, se croyant de nature divine et pensant que cette posture face à l’inévitable pourra lui permettre de se soustraire à sa destinée de créature mortelle.

Malheureusement pour lui, il n’en est rien et pour ne pas faire pâle figure devant ce qu’il ne peut contrôler, il se pare d’un voile multiple qui lui permet de ne pas sembler fragile, vulnérable, en présence de ses semblables. C’est ainsi que l’Humanité, de peur d’être dans la vérité de la reconnaissance de son impermanence, préfère se dissimuler derrière de faux-semblants, n’avouant jamais aux autres de quelle bois elle est faite.

Ainsi, les apparences se teintent d’une palette complète de nuances permettant aux hominidés que nous sommes de dissimuler nos sentiments, nos aspirations profondes et notre essence périssable.

Cette démarche n’est pas toujours efficiente, bon nombre d’homo sapiens sachant faire la part entre ce qui est vrai et ce qui est faux. Cela dit, si cette intuition était constamment juste, l’Humanité ne serait toujours pas aujourd’hui sous l’emprise de son émotionnel et de son ego. Et n’userait pas de feintes pour parvenir à ses fins. Elle serait comme un livre ouvert et ne serait pas une brume permanente que l’on tâtonne pour se frayer un chemin au cœur même des gens.

C’est pourquoi il est nécessaire d’être sans cesse dans la vérité tout en conservant une part de mystère en soi.

Pourtant, cette variété de pensées, de ressentis et de costumes psychologiques fait de l’Homme ce qu’il est de nos jours : une riche diversité d’individus uniques, parfois déchiffrables, tantôt impénétrables, mais toujours accessibles à l’amélioration de leur karma...Du moins, quand ils croient à ce concept et qu’ils ne s’estiment pas illusoirement parfaits comme beaucoup d’âmes ici-bas...

Et, occasionnellement, ce masque dissimulant peut même varier, selon les humeurs, chez une seule et même personne, la rendant ainsi étonnamment compliquée à appréhender. Toutefois, l’être humain est une union perfectible d’un torrent impétueux et d’un fleuve tranquille dans laquelle les sinuosités dessinent un relief plus ou moins marqué par les épreuves de la Vie.

Voilà pourquoi la charmante Dani NOLDEN et ses collègues masculins se sont penchés sur cette thématique concrètement abstraite qui rend la réalité aussi insaisissable qu’un nuage puisqu’étant une multiplicité de vécus.

D’où, la première chose qui frappe d’emblée : la pochette, qui présente les musiciens, visages tuméfiés, symbolisant les difficultés de l’existence et les nombreuses cicatrices en résultant qui forgent les caractères, les personnalités bonnes ou mauvaises, les tonalités chromatiques des consciences et les variations de luminosité dégagée par les hominiens.

Grâce à cette première indication, nous pouvons aisément nous douter de la teneur textuelle, particulièrement sombre sur la plupart des chansons, avec, DIO soit loué, une pointe d’espoir sur le dernier titre qui porte bien son nom, Alive.

Enormément de musiciens évoluant sur la scène metal ont traversé des passages extrêmement sombres dans leurs Vies respectives et expriment leurs sentiments par le biais de la musique. Parfois cela semble être une confession paisible. Mais, dans la plupart des cas, il s’agit d’un sorte d’exorcisme forcé pour évacuer le trop plein de négativité accumulée sur un certain laps de temps. D’un exutoire salvateur qui autorise à nouveau une Vie heureuse.

Dani a l’habitude de parler de la Vie et de ce qu’elle ressent en elle. Sur Shades Of Humanity elle ne déroge pas à la règle et nous livre une partie de son être à travers ses mots douloureux emplis de courage et de persévérance. Malgré les tracas, elle ne lâche pas prise et continue à se battre. Ce qu’elle affirme haut et fort durant le refrain de Alive », peut-être pour moi la composition la plus frappante émotionnellement et la plus représentative du message que Dani souhaite transmettre (I get to know I’m still alive / I know that I am a fighter inside), à la manière d’un Blaze BAYLEY sur One More Step (All that you do is / Just take one more step / I’m screaming in my head / Just take one more step).

Pour autant, musicalement, il y a d’autres chansons tout aussi puissantes qui remuent les tripes.

En commençant par Beast Inside, dont la mélodie heavy assez classique se retient aisément. Tandis que les autres compos sont bigarrées stylistiquement, What If étant hardcore dans sa structuration des couplets, du moins dans la façon dont Dani interprète ce titre, Make My Fate faisant penser à du modern metal avec ses claviers aériens et sa rythmique en blast-beasts, un peu à la manière du death mélo de SOILWORK ou ARCH ENEMY, tout comme sur le jeu de guitare caractéristique. Sur cette chanson, particulièrement, Dani se permet quelques envolées vocales dans un registre plutôt aigu comparés au reste de l’album. Ce qui en fait, également, l’un des morceaux les plus touchants de ce Shades Of Humanity. Aucune surprise de taille avec le titre suivant, Insidious Me, qui se situe dans la même veine, tandis que The Crossing est plus « pop » dans son refrain et certaines intonations de Dani sur certains mots prononcés me rappelle un peu l’organe vocal de RIHANNA, notamment les vibratos en mode basse et médium qui sont assez similaires à ceux de la chanteuse Barbadienne sur son tube Russian Roulette. Stream Of Shame revient à quelque chose de plus dur musicalement, quant bien même les soli de gratte, dont le premier en tapping, adoucissent l’ensemble. Parade The Sacrifice est sans doute la ritournelle la plus groovy et dansante de la rondelle avec sa rythmique sautillante, alors que Drifter est la plus traditionnelle de toutes. Unreality contraste énormément avec Alive qui la suit. Effectivement, elle démarre littéralement en trombe et ne tombe jamais dans la mollesse. Cette pénultième piste du disque est un vrai défouloir avant la douceur de Alive qui fait retomber tout doucement, mais de manière relative, la pression.

Ce, désormais, quatrième album studio, sans réelle surprise, est toutefois très irisé. Le heavy metal du groupe est une palette de nuances plus ou moins prononcées qui autorise Dani et son trio d’excellents zicos de pouvoir jouer sur plusieurs plans, à la fois sur les mélodies, mais aussi sur les tempi, ce qui donne un opus dynamique et intéressant artistiquement. D’autant que les atmosphères célestes et les orchestrations, réalisées au synthé par la talentueuse Dani, apportent énormément de profondeur, ce qui induit une cohérence entre les titres eux-mêmes, mais aussi entre les compos et les paroles. Le décor planté est assez théâtral, surtout sur Alive. Ce qui correspond bien au clip qui a été livré avec ce premier single ambitieux. Entourée d’une équipe de choc avec son gratteux de compatriote et collègue depuis les débuts de SHADOWSIDE, j’ai nommé Raphael MATTOS, son bassiste scandinave Magnus ROSÉN (ex-HAMMERFALL) aux doigts de fée et le tapeur de cymbales Fabio BUITVIDAS (BULLETBACK, ex-PASTORE), Dani fait finalement des merveilles, même si Inner Monster Out, était en deçà de ce que la sud-américaine pouvait faire. Shades Of Humanity a relancé la machine, qui était un peu grippée, pas forcément énergétiquement, mais plutôt sur un palier créatif qui n’a pas été atteint précédemment. Ici, tout est rassurant. Ce recueil discographique qui nous a été offert cette année va péter du feu de Dieu sur scène s’il est interprété dans sa quasi-intégralité. Le résultat devrait alors être épique et communicatif, si l’on se réfère au fait que beaucoup de metalheads vivent aussi (ou ont vécu) des moments délicats dans leur Vie et pourraient être touchés par les textes de la vocaliste, dans lesquels ils/elles/iels se reconnaîtraient sûrement. Au moins avec Alive, qui traite de dépression et de lutte intérieure pour s’accrocher coûte que coûte à l’existence. Pour moi, Shades Of Humanity n’est ni plus ni moins qu’un hommage à toutes les personnes qui souffrent à travers le monde, de quelque manière que ce soit. Qu’elles fassent le bien...ou parfois le mal, puisque ces dernières souffrent malgré tout d’être coincées dans les ténèbres. C’est ce qui explique la pochette, dont le concept a été mis en lumière par Douglas JEN. Côté son, c’est le duo Fredrik NORDSTRÖM (six-cordiste de DREAM EVIL) / Henrik UDD (ingé-son de plusieurs célèbres formations comme HAMMERFALL, DELAIN ou POWERWOLF, entre autres) qui permet aux douze pistes de gagner en puissance et luminosité. De ce fait, Shades Of Humanity rend SHADOWSIDE beaucoup plus crédible et concurrentiel que par le passé. Et l’adjonction de Magnus ROSÉN au line-up est un énorme plus pour Dani qui, ainsi, voit sa formation « professionnalisée » et plus visible parmi les représentants du heavy metal contemporain. La qualité est là, la maîtrise instrumentale et vocale également. L’inspiration idem. En fait, Shades Of Humanity est l’une des sorties les plus plaisantes de ce second semestre 2017, même si je ne la chronique que maintenant par manque de temps. Alors, qu’attendez-vous pour l’offrir à vous-mêmes ou à vos proches pour Noël, hum ? ;)



Line-up :

Dani NOLDEN (chant, claviers)
Raphael MATTOS (guitares)
Magnus ROSÉN (basse)
Fabio BUITVIDAS (batterie)


Equipe technique :

Fredrik NORDSTRÖM (production, enregistrement, mixage, mastering)
Henrik UDD (production, enregistrement, mixage, mastering)
Douglas JEN (artwork, design livret)


Studios :

Enregistré, mixé et masterisé à Göteborg dans les studios Fredman (Suède).


Tracklist :

1) The Fall
2) Beast Inside
3) What If
4) Make My Fate
5) Insidious Me
6) The Crossing
7) Stream Of Shame
8) Parade The Sacrifice
9) Drifter
10) Unreality
11) Alive
12) Haunted (bonus track)

Durée totale : 49 minutes environs.


Discographie non-exhaustive :

Theatre Of Shadows (2005)
Dare To Dream (2009)
Inner Monster Out (2011)
Shades Of Humanity (2017)


Date de sortie :

• Mercredi 26 Juillet 2017



Alive (Clip officiel) : cliquez ici


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