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Chronique
AEONBLACK - The time will come

Style : Heavy Metal
Support :  CD - Année : 2021
Provenance du disque : Acheté
11titre(s) - 53minute(s)

Site(s) Internet : 
AEONBLACK FACEBOOK
AEONBLACK BANDCAMP
AEONBLACK WEBSITE

Label(s) :
MDD
 (18/20)

Auteur : Pumpkin-T
Date de publication : 08/08/2021
La perle heavy metal inattendue
Curieux de musique et infatigable fouineur, j’espère toujours tomber sur la pépite, l’album que je n’attend pas, la bonne vieille claque que je ne voit pas arriver car aucun battage médiatique ne m’y aurait préparé. Il en fut ainsi pour The Time Will Come d’AEONBLACK.

Faisons bref sur le contexte : fondé en 2003 en Allemagne, le groupe n’avait jusqu’à présent à son actif qu’un EP réalisé en 2006 et un album long - Metal Bound – d’honnête facture, sorti en 2015. Rien ne laissait présager, 6 ans plus tard, l’avènement à ce niveau de qualité d’un joyau qui figure d’ores et déjà dans ma courte liste des incontournables de 2021.

En effet, AEONBLACK délivre un heavy metal surpuissant qui s’inscrit dans la plus pure lignée des maîtres du genre : JUDAS PRIEST, ACCEPT, ou PRIMAL FEAR. Il n’y a pas ici de révolution du metal mais croyez-le ou non, AEONBLACK n’est pas là pour fourguer une simple resucée à la sauce des anciens. Quand un groupe fait du pur heavy metal aujourd’hui, il encourt le risque de perdre sa capacité à surprendre. De mon point de vue, cet écueil est évité car les compositions sentent la fraicheur grâce à une production très moderne et je ressens tout au long des 11 titres une noble rage, une impitoyable envie d’en mettre plein les oreilles de l’auditoire. Pour ce faire, le groupe s’appuie sur d’authentiques talents :

Tout d’abord, la voix hors norme de Holger FEHRKE-BERGE qui n’est pas sans rappeler celle d’un Rob HALFORD au meilleur de sa forme, chaude, puissante et capable de monter très haut.
Second gros point fort, des dialogues de guitares enflammés joués par les deux fous furieux que sont Michael “Maunze“ KAN et Ferdinand PANKNIN. Ils abattent le taf à merveille, qu’il s’agisse du riffage ou des solos. (Notez qu’à la recherche d’un cinquième guerrier, ce sont les guitaristes qui ont enregistré les lignes de basse en studio).
Autre avantage du groupe : Peter “Piet“ STEINBACH derrière ses futs est une locomotive rythmique, même si parfois il a le pied un peu lourd sur la grosse caisse à mon goût mais chacun son style, n’est-ce pas ?
Enfin, dernier aspect positif, et non des moindres, ces gars savent construire un morceau et faire varier les plaisirs sur plusieurs registres.

Principal registre d’AEONBLACK : le heavy metal à se déglinguer la nuque. Je citerai les excellents Specter In Black qui introduit le disque, le très British et très JUDAS PRIEST, The Phantom Of Pain ou l’hymnique Raw, Loud and Furious.
Mais les allemands savent booster le rythme et font aussi des étincelles en Speed Metal comme sur Warriors Call, ou l’endiablé Fire Wheels où ils n’hésitent pas à syncoper le riff à la frontière du Thrash Metal.
Le groupe parvient à maintenir la puissance sur des mid tempos et le prouve avec le titre aux ambiances les plus travaillées de l’album : The Time Will Come au riff inquiétant et au refrain glorieux. Mais aussi sur le superbe Nightwalker qui commence comme du CANDLEMASS et se déroule sur un style proche de DIO.
Reste l’exercice de la Power Ballade tenté sur No Man’s Land dont le final est assez intense pour que la compétence soit validée.

The Time Will Come est une excellente synthèse de ce qu’un power metal allemand teinté de NWOBHM aurait de mieux à offrir pour headbanguer à plein régime.
Et, cerise sur le gâteau, la pochette est elle aussi fort réussie. À ce propos, j’étais intrigué par ces chiffres sur le masque à gaz : 8-29… Une date ? Celle du dernier concert public des BEATLES le 29 août 1966 ? Pour en avoir le cœur net, j’ai demandé au groupe ce qu’il en était :
- Holger : « Hein ? Une date sur la couverture ? Tiens, je n’avais jamais fait gaffe à ce détail. Tu es le premier à l’avoir remarqué. Bravo, tu as gagné… je ne sais pas quoi, mais tu as gagné. Ah-ah-ah ! »
- Ferdinand : « J’ignorais que les BEATLES avaient eu leur dernier concert ce jour-là. Peut-être qu'il y a un lien mais à mon avis, la date fait plutôt référence au premier essai réussi d'une arme nucléaire par les soviétiques (Ndlr. 29/8/1949). »
Notez que ça tombe bien pour un album qui est une bombe.


Découvrez l’album complet en streaming :
The Time Will Come : Cliquez ici
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