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Dossier :  La N.W.O.B.H.M ou la Résurrection du Metal ( TYGERS OF PAN TANGWHITE SPIRITRAVENSAXONDEMONSATANDEF LEPPARDGIRLSCHOOLHOLLOW GROUNDWITCHFYNDEA-II-ZDIAMOND HEADVENOMANGEL WITCHIRON MAIDENROCK GODDESSJAGUARSWEET SAVAGE )
Date de publication : 11/12/10
Auteur : metalmp
On ne l’a jamais caché : chez Metal Intégral, même si nous sommes profondément ancrés dans notre époque, on aime bien se faire un petit coup de… non, pas nostalgie, le terme n’est pas approprié. On aime bien s’offrir un petit saut dans le passé, tout simplement. Normal, nous avons, la majeure partie de l’équipe, une petite (toute petite, même, voire même pas encore...) quarantaine. Alors après divers dossiers et autres relectures d’albums d’époque, on va s’amuser à secouer de nouveau la poussière et parler d’une époque légendaire. Laquelle ? te demandes-tu, cher lecteur ? Ah, ah ! Curieux, hein ? Allez, voici quelques indices pour t’aider. Rappelles-toi : si je cite, en vrac, WEAPON, SPIDER , AVENGER, RICOCHET, QUARTZ, VIRTUE, ARAGORN, ELIXIR, HELL, MYTHRA… ça évoque quoi ? Pas grand-chose ? Ah… Et TERRAPLANE, FIST , A-II-Z ? Toujours rien ? TRESPASS ou SWEET SAVAGE peut-être ? HOLLOW GROUND, PRAYING MANTIS ? Ah ! un léger mieux ?
Bon… et si je vous parle maintenant de certains disparus dont la simple évocation en laisse encore beaucoup rêveurs : des labels comme Neat ? Du coté des groupes, allez donc parler de DIAMOND HEAD à Lars ULRICH (METALLICA) ou évoquer SAMSON avec un certain Bruce BRUCE. Oui ? Nan, toujours pas ? JAGUAR ? BLITZKRIEG ? ANGEL WITCH ? RAVEN ? VARDIS ? Ah, ça y est ! Je vois poindre comme le début de la fin de cette cochonnerie d’amnésie ! VENOM, TYGERS OF PAN TANG ?
Et les filles, GIRLSCHOOL, ROCK GODDESS ? Un sourire, enfin ! Nan, une grimace…
Et les survivants, hein, les survivants, eux, y’t’rappellent rien non plus ? Qui ? Comment ça; QUI ? SAXON, pardi ! Et les jeunôts qui ont mis les USA à genoux, DEF LEPPARD et l’indécence de ses millions de galettes écoulées ! Ah, ben enfin, c’est pas trop tôt… Pas la peine que je cite IRON MAIDEN, aujourd’hui démesurément et incontestablement maitres du monde du Metal !
Alors, tu le trouves le point commun entre tous ces groupes ? Oui, ils font tous partie de ce mouvement dont l’histoire se souvient comme de la New Wave Of British Heavy Metal.
NWOBHM… six petites lettres de rien du tout qui brillent encore comme la constellation de la Pléïade au milieu de notre galaxie. Six petites lettres de rien du tout qui évoquent un mouvement culte et pourtant nécessairement éphémère. Il s’agit bien d’une vague, la Nouvelle Vague du HM britannique. Suivant le principe même de toute vague, un principe que tout amateur de mer connait bien : rouler, monter, tomber et étouffer ce qu’il y a face à elle en l’écrasant de sa masse, balayer les difformités, combler les aspérités et faire machine arrière. Flux et reflux.

Tout d’abord, posons les faits : la NWOBHM, c’est une époque, pas un style musical. Tel un peintre préparant ses couleurs sur sa palette, la NWOBHM est un patchwork de styles tous unis sous la bannière du Metal. Aucun groupe n’a lancé ce mouvement, aucun n'a pu s'y greffer. On en faisait partie intégrante parce qu’on était là. Au bon endroit (l’Angleterre) et au bon moment (fin 70’s, début 80's). On en était « membre honoris causa » par son esprit, son attitude et sa musique, point. Certainement pas parce qu’on voulait se distinguer, du genre « nous on joue de la NWOBHM… Eux, tu rigoles, c’est que du Metal ! » Non monsieur, pas de ça chez les métalleux anglais de l’époque ! Les guerres de clochers viendront bien assez vite.
Epoque ? Quelle époque ? A quand remonte ce phénomène ? Il suffit d’observer l’année 1976. Les mastodontes du Hard Rock sont dans un état de décrépitude tel qu’en s’auto sabordant par leurs excès en tous genres (rappelez-vous la riot house de LED ZEPPELIN…), les portes se retrouvent grandes ouvertes pour laisser s’engouffrer le Punk. Même le portier s’est sans complexe barré avec trois ou quatre groupies ! Malcolm MCLAREN, qui veut ouvrir une boutique de fripes, profite de cette ouverture pour lancer le groupe qu’il a monté et qu’il manage, les SEX PISTOLS. Composés de sales gosses sans éducation et sans aucun respect pour rien, les PISTOLS sont rapidement suivis par des GBH, EXPLOITED, DAMNED et plus « soft » CLASH et BLONDIE. Soft ? Musicalement, peut-être, mais le Punk c’est un esprit (demandez donc à Patrick EUDELINE ce qu’il en pense) plus qu’un style musical défini par des codes sclérosants. Mais être Punk, ce n’est pas seulement dire « merde » et cracher à la gueule du bourgeois, c’est avant tout une attitude et un comportement je m’en foutiste et – ce qui causa sa perte – nihiliste. Comment un mouvement auto destructeur dont le principe actif est de scander « No future » peut-il espérer survivre ? La jeunesse qui, comme le reste du monde occidental, fait face à la crise économique et au chômage, occultant un avenir heureux, adopte quelques temps cette attitude, au mieux impertinente et irrévérencieuse, mais se trouve bientôt confrontée à la réalité de la perte de repères. Or, l’être vivant a un besoin vital de repères, et l’humain a besoin d’appartenir à un groupe et d’être reconnu. Les punks se distinguent par leurs fringues, leurs épingles à nourrice dans la joue, leurs coiffures, leurs provocations incessantes, etc… Mais à trop vouloir révolutionner le système, les punks oublient le principal : pour pouvoir la mener à bien, cette révolution, il faut d’abord accepter d’intégrer le système, accepter d’en faire partie afin de mieux le gangréner de l’intérieur. En se démarquant de la sorte, et malgré la très grande ouverture d’esprit du peuple anglais, les punks se sont mis à l’écart, seuls, comme des grands. L’importance du mouvement s’est alors étiolée, et sans jamais disparaitre véritablement, le Punk est devenu plus sage et « in ». Un passage un peu rebelle, une sorte de glissement vers l’affirmation de soi au cours de l’adolescence qui n’effraie plus guère les parents.

Dès 1976, dès l’apparition du Punk, les chevelus, les amateurs de Hard Rock ont été montrés du doigt, bannis, refoulés. Le Hard Rock fut enterré. « À jamais » dirent certains. Ceux qui voulaient s’en sortir on courbé l’échine, ont accepté le compromis de la coupe de cheveux en échange d’une promesse d’enregistrement. Ceux-là ont disparu. Point. D’autres ont continué, inlassablement, de se réunir, qui dans un garage, qui dans une maison à l’écart, les plus chanceux trouvant un studio, pour répéter, travailler leurs gammes, créer et s’amuser. Les groupes en question ne crachent pas sur le Punk. Au contraire, ils observent, prennent ce qu’il y a de bon – notamment cet esprit démerde qu’est le Do It Yourself (ou Fais le toi-même, on n’est jamais mieux servis que par soi même) – et se méfient du reste. Là réside la force principale du Hard Rock et de ses sous genres : sans parler de remise en question, le genre a toujours su se renouveler, aller piocher à gauche et à droite afin de se diversifier sans pour autant s’éparpiller, assurant ainsi sa pérennité.

Parallèlement, le Metal a trouvé dans la presse musicale de la fin de décennie (Sounds, en premier lieu, qui enfanta bientôt Kerrang !!!, au départ supplément spécialisé Heavy Rock puis magazine à part entière, mais également, dans une moindre mesure, le New Musical Express) un allié de taille qui, sentant le Punk agoniser, s’est mis en chasse du phénomène de demain…
Les journalistes découvrent ainsi, au cours de leurs enquêtes et déplacements, que nombre de groupes existent toujours dans les caves et garages. Des groupes dont les influences principales se nomment LED ZEPPELIN, DEEP PURPLE ou SCORPIONS pour les aspects rock, mais également BLACK SABBATH, MOTORHEAD ou JUDAS PRIEST pour la lourdeur et l’énergie dégagées. Ces groupes sont répartis sur l’ensemble du territoire anglais, pas seulement à Londres. Le Royaume Uni semble infecté par une horde chevelue à la sauvagerie contrôlée. Une meute qui croit et décroit chaque jour, au rythme des formations et séparations de groupes… Et lorsque Geoff BARTON se passionne pour le phénomène, il rend ses investigations publiques dans un dossier intitulé The New Face Of Heavy Metal, publié par Sounds en Décembre 1979. Et l’on prend conscience que le Hard n’a jamais disparu.
Et donc, le mouvement dénommé « NWOBHM » n’est jamais né. Il est en réalité un « accident de parcours », heureux, certes, mais le fait est que ce phénomène est né d’un concours de circonstances. La New Wave Of British Heavy Metal résulte en réalité de la mise au repos « forcé » du Hard Rock au milieu des années 70 avant que les médias, sentant le messie Punk arriver à son terme, ne lancent un gigantesque filet sur l’ensemble des groupes Heavy du Royaume, les capturant et les enfermant tous sous cette étiquette de six mots. Six mots qui illuminent quatre petites années.
Car il s’en est passé des choses entre 1979 et 1982 : d’une disparité, d’une variété musicale alliée à l’unité et la complicité de tous ces groupes naquit une explosion métallique et vinylique qui a marqué l’histoire comme peu de mouvements l’ont fait avant, pendant ou depuis. Les plus malins ont « accepté » de faire partie du système, discrètement mais sans se fourvoyer ou se compromettre pour autant, et sont toujours présents aujourd’hui. Les autres ont laissé une trace, plus ou moins marquante, mais ont le mérite « d’en avoir été », d’avoir participé à la construction du metal d’aujourd’hui.

Pourquoi mettre un terme à la NWOBHM en 1982 ? D’une part, nombre de formations nées à la fin des 70’s ont su conserver cet esprit originel, mais les albums publiés tardivement arrivèrent avec d’autres phénomènes musicaux comme le hair metal ou, rapidement, le Thrash. D’autre part, les principales formations du mouvement (IRON MAIDEN, SAXON et DEF LEPPARD) ont muri et leur politique commerciale a naturellement évolué. En cherchant à percer sur le marché américain, ces trois formations ont vu leur son quelque peu modifié, affirmant une identité mature, mais une identité qui avait, naturellement, perdu la spontanéité des débuts et se faisait dès lors moins brute et rugueuse. Si la tentative de DEF LEPPARD fut un réel succès avec Pyromania en 1983, les opérations séduction d’IRON MAIDEN et de SAXON (respectivement avec Flight of Icarus sur Piece Of Mind et Crusader) se sont avérées moins fructueuses que prévu, en tout cas outre-Atlantique. Ces tentatives marquent selon moi la fin du phénomène NWOBHM, bien que certains groupes aient cherché à maintenir vivace son esprit, aujourd’hui encore. Cela exclu, de facto nombre de formations nées dans le mouvement mais dont les albums sont sortis à partir de 1983. Et croyez-moi, ça en fait un paquet, et pas des moindres : BLITZKRIEG, ROCK GODDESS, WARRIOR, VALLHALLA, TYSONDOG parmi tant d'autres…

Les majors ont donc compris que le vent tournait. Les vinyles se comptent bientôt par dizaines. Les MCA, EMI, Phonogram ou d’autres ont mis en branle tout leur attirail commercial afin de pouvoir tirer un profit rapide de l’intérêt nouveau du public pour le genre. A ce jeu, certaines formations se révèlent plus futées, trois se démarqueront plus particulièrement. Inutile de les citer de nouveaux, j'imagine...

IRON MAIDEN signe un contrat avec EMI qui porte sur trois albums. L’idée du manager, Rod SMALLWOOD, est de « forcer » le label à s’occuper des affaires de son groupe. Trois albums, trois étapes : lancer le groupe et susciter l’intérêt du public (quitte à perdre de l’argent), puis confirmer son potentiel (stabiliser les frais), enfin, le transformer en une valeur sûre (obtenir un retour sur investissement et réaliser un bénéfice). Pour mener à terme une stratégie, il est nécessaire d’en fixer les étapes et délais. Dans un premier temps, IRON MAIDEN enregistre quatre titres dans les murs du DJ Neal KAY, le Bandwagon ou Soundhouse, boite qui accueille et programme nombre de formations Heavy (il y a même fort à parier que sans l’acharnement et la passion de KAY, de nombreux groupes seraient restés dans l’ombre et que le mouvement n’aurait pas fait à ce point parler de lui. KAY, rendons lui justice, est un acteur majeur de la naissance de la NWOBHM.) Les quelques exemplaires du 45t pressés sur le célèbrissime Soundhouse Tapes, s’écoulent auprès des fans en un rien de temps, et cela conforte EMI dans son choix. Le groupe voit son premier single, Running Free, arriver dans les bacs en février 1980, alléchant le public avant que ne sorte le premier album en avril. Le succès est au rendez vous (l’album est classé N° 4 UK) malgré la monstruosité qui illustre la pochette du Lp. Cette monstruosité, Eddie, sorte de mort vivant indescriptible, devient le symbole indissociable de MAIDEN. Ce sixième membre sera le témoin de l’évolution du groupe au travers des années. Pour asseoir sa notoriété naissante, IRON MAIDEN commercialise, alors qu’il entâme une tournée à domicile et partira ensuite en Europe (avec KISS), deux autres singles, des maxi cette fois. Le premier scandale arrive grâce, ou à cause, de la pochette : une femme est au sol, poignardée. Eddie vient d’assassiner, Maggie, « la dame de fer », premier ministre Britanique qui vient de commettre l’irréparable : arracher une affiche de IRON MAIDEN ! Maggie se vengera avec le single suivant, attendant Eddie et ses deux charmantes compagnes du maxi Women in Uniform (une reprise en face A, et un choix considéré par la suite comme une erreur stratégique) au coin de la rue, sérieusement armée. IRON MAIDEN se prépare à retourner en studio, mais se sépare auparavant de Dennis STRATTON, remplace le guitariste par Adrian SMITH, ex-URCHIN et ami d’enfance de Dave MURRAY. La formation nouvelle enregistre le second album dont la sortie est précédée du maxi Twilight Zone, et sera suivi d’un second simple, Purgatory, dont la pochette semble démontrer que a : Maggie est parvenue à faire sa fête à la mascotte (qui en rit) ou b : le « syndrome Tintin » s’est emparé d’Eddie : deux faces qui pourraient illustrer les bonne et mauvaise consciences de la bête qui sommeille. Killers, le second album est fraichement accueilli en Angleterre à sa sortie en 1981 (n°12). Une des causes invoquées réside dans le fait qu’une des journalistes devant chroniquer l’album n’est autre que la très récemment ex de Paul DI’ANNO et n’a pas accepté la rupture… La vengeance se fait à l’aide d’encre d’imprimerie d’une acidité sans pareils. Malgré un accueil mitigé, le groupe s’engage dans une tournée européenne le confortant dans sa position sur le podium et s’offre même une escapade à l’autre bout du monde, au très convoité Japon. IRON MAIDEN continue ses attaques commerciales avec un nouveau maxi 4 titres, Maiden Japan, témoignage de son passage au pays du soleil levant. Mais de grands changements s’imposent, et, à l’issue de la tournée, Paul DI’ANNO est remercié, son comportement et ses addictions étant incompatibles avec l’évolution du groupe. Et remplacé. Bruce DICKINSON, anciennement vocaliste de SAMSON débarque et envoie la troupe au firmament dès 1982 et la sortie de l’album suivant, l’extraordinaire The Number Of The Beast, une nouvelle fois précédé d’un single, l’incontournable Run To The Hills, qui sera plus tard suivi le morceau éponyme, deux chansons qui se hisseront dans le cœur des fans au moins autant que dans les charts. L’album, n°1 en Angleterre, s’impose bientôt comme un incontournable de l’histoire du Rock en général. Il confirme les bases du genre, bases développées au cours des années passées par nombre de formations (imagerie, discours à prendre le plus souvent au second degré, spectacle…), mais IRON MAIDEN parvient ici à franchir les barrières. En choquant une Amérique bien pensante avec le morceau éponyme, les Anglais sont désignés comme suppôts de Satan et prennent les choses avec distance et philosophie : même si la reconnaissance sera (légèrement) plus difficilement acquise qu’en Europe, bonne pub ou mauvaise pub, on parle du groupe…

Le groupe de Steve HARRIS n’est pas le seul à développer son marketing autours d’un certain matraquage discographique. Le label français Carrère a signé SAXON en 1979. Surprenant car Carrère n’a rien d’un label Rock, encore moins Heavy. Claude CARRERE, le patron du label, varie les plaisirs et décide de rapidement lancer son poulain en sortant un premier album l’année du deal.
Si ce premier essai éponyme de SAXON ne touche, malgré la « pression » de trois singles – Big Teaser, Backs To The Wall et Stallions Of The Highway – que 15.000 acheteurs en Angleterre, le groupe bénéficie du soutien de Lemmy (MOTORHEAD) qui les embarque sur la tournée du trio, mais également du journaliste Geoff BARTON. Lorsque Wheels Of Steel arrive dans les bacs, soutenu par quatre 45t (747 (Strangers In The Night) , Wheels Of Steel, Motorcycle Man puis Suzie Hold On), le journaliste le gratifie de 5 étoiles et d’un commentaire dithyrambique. Le public suit et l’album grimpe en 5ème place des charts, est certifié double disque d’or avec plus de 250.000 exemplaires écoulés, à domicile. Carrère n’entend pas laisser le plat refroidir et convainc son désormais « nouveau meilleur ami » de sortir un autre Lp avant la fin de l’année. SAXON publiera donc Strong Arm Of The Law en novembre: 5 nouvelles étoiles, un classement un peu moins élevé (n°11) mais un accueil plus qu’encourageant partout en Europe mais surtout en France et au Japon (soutenu par les singles, deux versions de Never Surrender – simple et double– et Strong Arm Of The Law) propulsent SAXON au rang de valeur sûre et de « must see ». Dès lors, la troupe de Biff BYFORD (chant) se trouve placée sur le même podium que son principal concurrent, rivaux mais néanmoins complices, IRON MAIDEN. Pour se démarquer du reste de la scène, les deux formations adoptent une stratégie identique : tourner et enregistrer de nouveaux albums. En 1981, la balance penche légèrement du côté de SAXON qui propose un quatrième album, Denim And Leather (dont la chanson titre place le public au premier rang des acteurs de ce succès et lui rend un hommage mérité), tandis que la vierge de fer n’en est qu’à sa seconde offrande. Là encore, le quintette se fait généreux en singles : Princess Of The Night et And The Bands Played on. SAXON achève ses concurrents avec une tournée à succès qui se conclura par un premier album live, témoin de la fureur de cette période qui s’achève, The Eagle Has Landed. Ce succès grandissant n’est pas comparable à celui d’IRON MAIDEN en ce sens que, si la volonté et l’agressivité commerciale peuvent être mises sur le même niveau, le discours est fondamentalement différent : Biff BYFORD et sa troupe sont considérés comme des prolétaires, des laborieux, des mecs issus de la classe ouvrière. Ils revendiquent et assument totalement leurs origines, parlant, dans leurs chansons de la vie de tous les jours. Simplement, de telle sorte que le public s’identifie facilement à ces mecs loin d’être des canons de la beauté mais au discours et à l’attitude vrais. Enfin, si SAXON a souhaité sa mascotte, son aigle surnommé le « fuckin’ pigeon » n’est en rien une image aussi forte que celle d’Eddie, à côté duquel il n’apparait que comme un simple « artifice ».

Troisième futur gros morceau à vouloir conquérir le monde, DEF LEPPARD. Les gamins de Sheffield ont des ambitions et le font savoir… Leur premier Ep, The Def Leppard Ep, parait en 1979 et rencontre un succès immédiat. Tout comme The Soundhouse Tapes, ce premier essai est une pièce très recherchée des collectionneurs. DEF LEPPARD, signé par un gros label, Phonogram, bénéficie d’un facteur sympathie important, dû aux 17 ans de moyenne d’âge des musiciens. Mais l’âge ne fait pas tout. Le premier album est publié en 1980. On Through The Night est un succès immédiat à domicile (n°15) et permet à DEF LEPPARD de se faire connaitre en Europe et aux USA (n°51). Mais l’album doit affronter l’ire du peuple de sa Gracieuse Majesté. Un des titres choisis comme single, donc destiné à assurer la promotion du groupe auprès des radios, n’est autre que Hello America, chanson à travers laquelle le chanteur Joe ELLIOTT évoque l’attirance de son groupe pour le pays de l’oncle Sam. Afficher ses ambitions est normal, naturel. Mais pas celle là. Cela est considéré, par les Anglais, comme une suprême trahison. Il faudra bien du temps à DEF LEPPARD pour se faire pardonner…Peu importe, les p’tits gars de Sheffield s’envolent pour les States afin de jouer les chauffeurs de salle pour Sammy HAGAR avant de proposer un second album à ses fans. Ce n’est pas la brutalité directe de High’N’Dry, paru en 1981, qui sera source de pardon, malgré les singles attirants que sont Let It Go et Bringin’ On The Heartbreak, sorte de prélude aux heavy ballads qui seront plus tard une marque de fabrique. Les Anglais font la gueule, préférant soutenir les fidèles… Le groupe tournera en Europe avec JUDAS PRIEST, asseyant ainsi sa popularité sur le continent. Dès lors, le quintette, après avoir remplacé le guitariste Pete WILLIS par l’ex-GIRL Phil COLLEN, peut se concentrer sur ses ambitions de terre promise. Ce sera chose faite avec l’album suivant. Mais c'est là une autre histoire...

Et tous les autres groupes alors ? Tout ne tourne pas autour de ces trois monstres sacrés, quand même ? Evidemment, non. Mais aujourd’hui comme hier, le succès passe par la commercialisation de produits. Donc, par une certaine aisance financière. Rappelons-nous que le Metal a emprunté au Punk la notion de DIY. Certains entrepreneurs se lancent dans l’aventure en montant un label. C’est ainsi que naquit Neat Records, « responsable » du lancement de RAVEN ou VENOM parmi d’autres. Neat Records, dès sa création, en 1979 à Newcastle, savait ne pas avoir l’envergure d’une major. Ni commercialement, ni financièrement. Enfin, pas le label, son fondateur David WOOD, déjà un peu établi dans le domaine musical grâce au studio qu’il a monté pour aider de jeunes formations, le studio Impulse. Le label commença donc « petit », et prit la décision de ne sortir que des singles, 45t, moins onéreux à fabriquer et dont le retour sur investissements devait logiquement être plus rapide. Mais à ses débuts, Neat ne sait pas vraiment quelle direction prendre. Ce n’est qu’avec TYGERS OF PAN TANG et son titre Don’t Touch Me There (1980), troisième produit de la maison, que Neat définit son orientation, devenant par la suite un des acteurs principaux dans la promotion des groupes de la NWOBHM. Le label se spécialise d’abord dans la publication de singles sous format « classique » et « maxi », 45 t du même format qu’un album mais ne contenant que quatre titres, puis se démarquera avec des « picture discs » et albums. Les disques deviennent ainsi des objets prisés par les collectionneurs. Les sorties suivantes permettront à certains groupes de tenter leur chance : FIST, WHITE SPIRIT (avec Jannick GERS), BLITZKRIEG ou BITCHES SIN connaitront un début de gloire, certains parvenant à aller jusqu’à publier un album (parfois bien plus tard), d’autres trouvant en Neat un label leur permettant de continuer ce qu’ils avaient commencé, à l’image de FIST, déjà auteur d’un premier album en 80. D’autres n’auront pas cette chance et tomberont dans un certain oubli comme ARAGORN ou RAW DEAL. Ce n’est qu’au mois d’août 1981 que Neat sort son premier album (exception faite de Leadweight, compilation de groupes maison). Le produit est celui d’un trio local furieux : il s’agit de Rock Until You Drop de RAVEN. Ce premier Lp assoit la réputation du label ainsi que son sérieux.Il sera suivi l’année suivante de Wiped Out, plaçant RAVEN parmi les plus importants challenger de la scène européenne. Plutôt que de signer à tout va et envahir le marché, Neat préfère sortir quelques albums ciblés. Le label est notamment responsable des méfaits de VENOM. Le groupe s’est formé en 1980, soit en pleine explosion de la NWOBHM. Opportuniste ? Certes, et Cronos, Abadon et Mantas ont pour projet de conquérir le monde avec son Metal aux très fortes influence Punk hardcore. Dès son premier album, Welcome To Hell, qui sort en 1981, le trio se trouve confronté à la dure réalité : si l’album est perçu comme précurseur, il se fait également joyeusement allumer car, musicalement, les membres de VENOM passent pour de pauvres techniciens. Oh, l’imagerie est là, exagérée en tout, les chansons ne parlant que de diable, enfer, sorcellerie, thèmes qui effraient « certaines catégories de personnes » ne sachant pas prendre un artifice au second degré. Le salut passe alors par la scène… que le groupe repousse sous prétexte que les salles ne peuvent accueillir toute sa pyrotechnie. Personne n’a jamais proposé un spectacle aussi dense en la matière, laisse-t-on entendre. Seulement, peu de monde peut y assister, en tout cas jusqu’à la sortie en 1982 de Black Metal, album qui donnera son nom à un courant musical encore plus extrême. Pour l’heure, VENOM, au côté de RAVEN, devient le chef de meute de l’écurie Neat.
Pourtant, si certains groupes font aujourd'hui encore parler d’eux, Neat Records n’a jamais réussi à en faire exploser un en Europe ou dans le monde. La puissance financière des majors s’est dressée comme un mur face aux ambitions de certains labels indépendants qui ont plus ou moins rapidement disparus.

La pression commerciale des gros labels est si importante que certains groupes comprennent vite qu’il n’y aura de place que pour les plus ambitieux. Ainsi, DIAMOND HEAD ne parvenant pas à trouver un label depuis sa formation en 1976 décide de monter sa propre structure, HMR – Heavy Metal Records et sort 1981 son premier méfait dans une pochette blanc comme neige connu aujourd’hui sous le nom de Lightning To The Nations sur lequel se trouvent deux titres phares de la NWOBHM, le morceaux éponyme et le cultissime Am I Evil?. La formation de Sean HARRIS est dès lors considérée par certains comme le nouveau LED ZEPPELIN, pas moins ! L’avenir semble sourire à DIAMOND HEAD qui commet pourtant deux grossières erreurs : conserver un management familial face à des costauds très ambitieux et surtout professionnels, et, c'est paradoxal mais compréhensible, signer avec une major, en l’occurrence MCA. Le label est commercial et, en orientant le groupe dans ses ambitions musicales sur Borrowed Time (1982) dénature quelque peu ce que DIAMOND HEAD est vraiment, signant ainsi le début du déclin d’un groupe en pleine ascension.

MOTORHEAD trouve, au delà de SAXON, ses poulains avec le trio d'Algy WARD, issu de la scène Punk,TANK et avec un groupe composé uniquement de filles, GIRLSCHOOL. Qui ne connait l’attirance de Lemmy pour la gent féminine ? C’est donc tout naturellement que le bassiste prend les filles sous sa couette, pardon…, sous son aile, et les accompagne sur la route de la gloire. GIRLSCHOOL est signé chez Bronze, le label de MOTORHEAD qui publie Demolition en 1980. Les portes s’ouvrent alors rapidement et pas uniquement parce qu’il s’agit de filles : la puissance et la rage dégagées par ce premier témoignage sont tels que les barrières tombent. Oh, bien sûr, nombreux sont les mecs qui souhaitent les voir se dénuder sur scène, mais les commentaires machistes font bientôt place à du respect et de l’admiration. Certains groupes masculins seraient bien inspirés de prendre exemple sur Kim McAULIFFE et ses compagnes dont l’album suivant, Hit And Run (1981) c onfirme sa position de challenger plus que sérieux. Les filles se joingnent cette même année aux copains de MOTORHEAD pour un projet particulier: les deux groupes ffont cause commune et enregistrent un maxi trois titres sous le nom de MOTOR HEADGIRL SCHOOL. St Valentine's Day Massacre, un format 20 cm, devient rapidement un objet culte. Mais pour les filles, la pression à suivre est telle qu’elle entraine bientôt une sission et un changement de bassiste. La formation nouvelle enregistre Screaming Blue Murder, moins inspiré. L’album marque, au même moment que la fin de la NWOBHM, un ralentissement dans la croissance de GIRLSCHOOL qui, dès lors, connaitra plus de bas que de hauts, mais conservera toujours ces marques de respect du public.

TANK quant à lui, est une sorte de copie quasi conforme de MOTORHEAD : un trio, un chanteur/bassiste à la voix rauque ou un dynamisme très rock basique de ses compositions ne sont pas les seuls points communs entre les deux groupes. Fast Eddie, le guitariste de MOTORHEAD, est également producteur de TANK… Mais ce dernier a l’intelligence d’apporter sa propre touche qui le démarque suffisamment de ses mentors pour que le public ne crie pas au plagiat. Formé en 1980 par Algy WARD, ex-THE DAMNED, donc pur produit issu de la scène Punk, et les frères BRABBS, la réputation du trio grandit rapidement. TANK fait, avec ses deux premiers albums sortis en 1982, les beaux jours du label indépendant Kamaflage. Filth Hounds Of Hades, une perle (noire) de brutalité salvatrice, aujourd’hui encore considéré comme un des Lps incontournables de la NWOBHM, impose le trio comme un challenger des plus sérieux. Power Of The Hunter confirme l’urgence de la musique de TANK qui, malheureusement, ne parviendra jamais à exploser véritablement, malgré une signature à venir sur un label plus important et une palette d’autres albums efficaces.

La NWOBHM ne s’arrête pas avec ces quelques groupes, bien sûr. De nombreuses autres formations ont laissé une empreinte à l’image de WITCHFINDER GENERAL, VARDIS, ANGEL WITCH, PRAYING MANTIS ou encore SAMSON, auteur de quatre albums quasi référentiels au cours de cette période glorieuse. Ces trois derniers ont également reçu, dès leurs débuts, le soutien sans faille de Neal KAY (encore lui… incontournable, on vous dis !) qui les a fait jouer à maintes reprises au Bandwagon.
ANGEL WITCH fut comparé à un BLACK SABBATH moderne tant son Heavy transpire le Metal originel du groupe de Birmingham. Comme d’autres, le groupe trouve « refuge » chez Neal KAY avant d’être signé par Bronze chez qui sort un premier album éponyme en 1981. Mais ANGEL WITCH ne parvient pas à dépasser la concurrence et cesse ses activités musicale quelques années.

Autre groupe à avoir été soutenu par Neal KAY, PRAYING MANTIS, formé en 78 par les frères Tino et Chris TROY (guitare et basse), uet même le privilège d’ouvrir pour IRON MAIDEN au Marquee de Londres, le 19 octobre 79 au cours d’une des Heavy Metal Nights qu’organisa le club. Le groupe se fit remarquer par le label Arista qui publia, après quelques remaniements internes au groupe, un remarquable premier essai, Time Tells No Lies en 1981. Là encore, ne parvenant pas à monter en première division, le groupe implosa, malgré un passage remarqué au festival de Reading, et mit un terme à ses activités en 1982.

Formé en 1977 par le guitariste Paul SAMSON qui lui donna son nom, SAMSON ne parvint jamais, malgré une bonne presse et un soutien public plus qu'honorable, à jouer dans la cour des grands. Et pour cause: si le fin guitariste a su recruter certains des membres de son groupe parmis les meilleurs, le destin choisit une autre route pour ces derniers, notament son chanteur Bruce BRUCE, avec qui il enregistre entre 1979 et son départ fin 1981 trois albums dont l'intensité monte au rythme des sorties. Repéré par RCA, SAMSON publie son premier album, Survivors, en 1979. Malgré un accueil moyen, RCA place sa confiance dans le groupe et sort Head On en 1980, album soutenu par le single, Vice Versa. L'album suivant, Shock Tactics (1981) se révèlera décisif pour l'avenir du chanteur, repéré et recruté par Steve HARRIS pour remplacer Paul DI'ANNO au sein d'IRON MAIDEN dès l'année suivante. Le chanteur devient alors Bruce DICKINSON, et l'histoire se met en marche. Lorsque sort l'album suivant, Before The Storm (1982), le public découvre Nicky MOORE, le nouveau chanteur, ainsi que le nouveau logo du groupe et son nouveau label, Polydor. trois nouveautés pour une nouvelle route qui, malheureusement, ne permettra jamais à SAMSON de rejoindre les plus grandes avenues du Metal, laissant le groupe parmis les seconds couteaux, challengers de luxe mais permanents.
Après avoir enregistré un premier maxi 4 titres en 1979, VARDIS, mené et formé par le guitariste Steve ZODIAC, circule et se donne en concert tant et si bien que le petit label Logo signe le trio en 1980. Cette même année parait le premier album du groupe, un pari risqué puisque 100 M.P.H. est un live. Risqué mais réfléchi, le public étant ainsi immédiatement informé de ce que donne le groupe sur scène. Le groupe continue de tourner, sort premier album studio sort l’année suivante, mais ne parvientpas, comme tant d’autres à se démarquer. Ni The World’s Insane (1981), ni Quo Vardis (1982) ne réussissent à exciter les foules. Après un dernier essai, Logo laisse tomber le groupe qui ne parviendra jamais à remonter la pente.

WITCHFINDER GENERAL, quant à eux, parviennent à se démarquer en choquant, dès leur premier album. Le très Heavy Death Penalty, s’il contient son lot d’hymnes Metal, est montré du doigt pour sa pochette, sexiste et provocatrice au possible : le trio a attaché une femme à demi nue à une pierre tombale… Ce n’est pourtant pas suffisant pour que le groupe perce véritablement.

Nombreuses sont les formations à avoir marqué cette période, d’une manière ou d’une autre. Certains fans sont, par la suite, devenus musiciens professionnels. A leurs débuts, les membres de METALLICA, EXODUS, SLAYER ne juraient que par l’authenticité visuelle et musicale des groupes de la NWOBHM – cela malgré la « mode » du Spandex ! Lars ULRICH a rendu, avec Geoff BARTON, un hommage légitime en compilant nombre de raretés de JAGUAR, A-II-Z, IRON MAIDEN, DEF LEPPARD, SAXON, WITCHFINDER GENERAL… sur un double album difficilement trouvable aujourd’hui, NWOBHM, ’79 Revisited. Pourtant, on retrouve avec bonheur l’innocence des débuts des ces formations aujourd’hui cultes, ces formations sans qui il n’y aurait que peu des groupes actuels…


Pour en savoir plus…
A lire :
- Suzie Smiled… The New Wave Of British Heavy Metal, John Tucker, Independent music Press, 2005
- The international Encyclopedia Of Hard Rock And Heavy Metal, Tony JASPERS & Derek OLIVER, Sidgwick 1 Jackson Ltd., 1986
A écouter:
- Les albums mentionnés dans ce dossier, bien sûr…
Pour avoir un rapide aperçu auditif du phénomène :
- Metal For Muthas, 1979, EMI
- The NWOBHM, ’79 revisted, compilé par Lars ULRICH (METALLICA) et Geoff BARTON, 1990, Vertigo /Phonogram
- Give ‘Em Hell, 1995, Nectar Masters

Autres sources:
- http://fr.wikipedia.org/wiki/New_Wave_of_British_Heavy_Metal
- http://en.wikipedia.org/wiki/Neat_Records
- www.spirit-of-metal.com

COMMENTAIRES DES LECTEURS Vos commentaires, vos remarques, vos impressions sur le dossier
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Metal Knight Le jeudi 25 octobre 2012
Un excellent article. Le principal a été dit ! Vive la NWOBHM !
Commentaire de metalmp : Yeah ! Je te rejoins totalement ! Merci
Alain Le dimanche 19 décembre 2010
Excellente sybthèse de ce que fut la NWOBHM. Ce qui était sympa à l'époque, c'est que des formations des années 70 accédaient enfin au succès : AC/DC, SCORPIONS, JUDAS PRIEST, MOTÖRHEAD, ROSE TATTOO, THE ANGELS (ANGEL CITY)... On avait l'impression d'une lame de fond !Par contre, pour se tenir au courant, des formations obscures, il fallait se contenter de chroniques lapidaires dans Best (mensuel rock)... et plus sûrement du bouche à oreille. Quand ENFER mag puis METAL ATTACK parurent, IRON MAIDEN, DEF LEPPARD et SAXON avaient déjà creusé l'écart avec la concurrence et la NWOBHM refluait déjà, notamment sous les coups de boutoir du speed metal, puis du thrash metal.
Commentaire de metalmp : Je me souviens que dans Best, il y avait une rubrique d'une page consacrée au metal. Une page par mois (signée, si ma mémoire ne me trahit pas, par Hervé Picart), c'est peu. Rock n Folk n'aimait pas le hard (rappelez vous de quelle manière Manoeuvre a descendu Back in Black...) On pouvait remercier nos disquaires pour leurs conseils, ainsi que les potes avec qui les échanges et enregistrements sur K7 audio étaient banalisés (ouais, nous aussi on piratait!)avant cette révolution que fut Enfer Magazine...
Raskal Le mercredi 15 décembre 2010

Ville : CHAMBERY
Je viens de finir le texte et sincèrement Marpa a su expliquer de manière magistrale l'origine et le contexte de cette vague anglaise ! Bravo ! Je me permettrai quelques petits compléments...Pour avoir été entre 1978 et 1981 tous les étés un mois en vacances en Angleterre, sans être vraiment conscient de ce qui se passait du haut de mes "15 ans", une chose est sure, les bikers (motards) ont eu un rôle non négligeable dans le succès de la NWOBHM...En effet j'ai pu voir la passion des anglais pour leurs marques de motos nationales (TRIUMPH, TSA....), certains jeunes fans de Hard Rock rencontrés, en guise de cadeaux m'ont offert leurs badges (que j'ai toujours d'ailleurs) preuve de la connection très forte entre la moto et le Hard Rock...D'ailleurs SAXON a su trouver sa fan base dans ce milieu...Le look blouson en cuir, veste sans manches en jean par dessus, les badges ont leur doit en grande partie. D'ailleurs sur les albums ou 45t de cette époque on voit beaucoup de photos de groupes avec des motos.........Ensuite concernant TANK je me souviens que du fait de ses connections avec le monde Punk, le groupe se faisait souvent huer ou viser par des projectiles sur scène (en Angleterre surtout); preuve qu'une partie des Hardos était très peu ouverts sur les autres styles. Mais là encore, la culture anglaise en matière de style musicale était très cloisonnée...Il y avait les Punk, les Skin Heads, les Hardos, les Rockers, les Mods, les New Waves...et tout ce beau monde cohabitait sans problème mais il ne fallait pas franchir son territoire sous peine de gros "fight". Ces combats seront souvent planifié comme aujourd'hui pour les Hooligans de foot; certaines plages anglaises étaient réputées pour leurs combats nocturnes...........Un autre point qu'il est important de souligner c'est l'importance des compilations ! Là encore rappellez vous que les médias "Hard Heavy" étaient très limités et qu'internet n'existait pas...Grâce aux compilations nous pouvions découvrir d'un coup une dizaine de jeunes groupes et ainsi pouvoir surveiller de pret les sorties de leurs disques ! Je citerai les plus importantes; HEAVY METAL HEROES, METAL FOR MUTHAS, METAL PLATED, METAL MANIAXE, METAL WARRIORS, ONE TAKE NO DUB, LEID WEIGHT...mais la liste est beaucoup plus longue bien sûr ! .................Enfin dernier point, beaucoup de 45t son sorti au début avec une simple pochette blache sans inscription, juste avec le rond central visible. Cela était courant pour des question de budget surtout, et cela ne concernait pas que le Hard Rock ni que l'Underground...Ainsi les premiers 45t de CHATEAU, SAVAGE, MYTHRA, TOUCHED et des centaines d'autres sont sortis pour les 3/4 uniquement sous cette forme, d'autres on eu vu le succès droit à une pochette pour le deuxième pressage....amis collectionneurs de cette période soyez vigilants ! Voilà !
Commentaire de metalmp : Il semble que les commentaires se rallongent avec le temps ! Merci à tous, et merci à toi Raskal pour ces précisions complémentaires utiles à ceux qui n'on pas eu l'occasion de se trouver aussi souvent au Royaume uni.
Rémifm Le mardi 14 décembre 2010

Ville : Chambéry
Bon, ben moi, je peux aller aux dîners des anciens du métal, je suis calé sur le sujet de la NWOBHM !!! Sacré boulot man ! Merci et bravo ! Un spécial "big up" à John MUUT LANGE (auteur, compositeur, producteur) qui a envoyé DEF LEPPARD au firmament dès High'n'Dry ! Tout comme AC/DC d'ailleurs (et tant d'autres !), mais cela est une autre histoire !!! Bzzz
Commentaire de metalmp : Et un dossier spécial Mutt Lange, ça vous dit? Avant Shania Twain
Raskal Le lundi 13 décembre 2010

Ville : CHAMBERY
Moi je n'ai pas encore trouvé le temps de me lancer dans la lecture de ce nouvel hommage au Métal 80's, mais rien qu'à lire le sujet et à voir toutes ces pochettes....je dis déjà MERCI et BRAVO ! Pour info je suis entrain de prendre en photo ma modeste collection NWOBHM Underground et que dès que cela sera pret je créerai une galerie photo pour ceux que ça interessera !
Nico Le samedi 11 décembre 2010

Ville : Lyon
Super Marpa, félicitations pour ce beau dossier !!!
Axldobby Le samedi 11 décembre 2010

Ville : Bretagne
BRAVO !!! ;)
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