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Reportage :  INTERVIEW: VULCAIN fête 30 ans de Rock'N'Roll secours.
Propos recueillis par metalmp à Rebrechien (45) le, 22 mars 2014
( VULCAIN )
Date de publication : 28/03/14
Auteur : metalmp
Chez METAL INTEGRAL, on aime bien VULCAIN.
Le trio nous le rend bien et nous accorde sa toute première interview le jour même du concert de lancement de la tournée célébrant le trentième anniversaire de la sortie de Rock'n'Roll Secours, dans une ambiance bon enfant et détendue.

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METAL INTEGRAL : VULCAIN, vous êtes ce soir à Rebrechien, à côté d’Orléans…
Vincent PUZIO : Ouais.

METAL INTEGRAL : … Pour la première date de votre tournée…
VP : Ouais.

METAL INTEGRAL : Vincent a une grande conversation ce soir…
VP : Oui.

METAL INTEGRAL : Tournée qui vient célébrer…
VP : OUAIS !

METAL INTEGRAL : …les 30 ans de Rock’nRoll Secours. Est-ce que vous pouvez, les frères PUZIO, nous rappeler dans quel état d’esprit vous étiez au moment d’entrer en studio à Genève.
VP : On était en pleine santé, en plus…

METAL INTEGRAL : La scène française était en pleine mutation. HIGH POWER et BLASPHEME avaient chacun sorti leur premier album l’année précédente, et en 84, il y a eu un paquet de nouveautés. Comment avez-vous abordé la conception de ce premier album ainsi que son enregistrement, à Genève, ce qui était assez exceptionnel à l’époque ?
VP : Pour nous c’était un peu nouveau… Il faut revenir un peu en arrière, en fait. On a rencontré un mec qui s’appellait Philippe TOUCHARD quand on a commencé, on a fait quelque trucs, et un jour il nous a dit : « bon, les gars, dans 15 jours, vous allez enregistrer un disque à Genève »... Il avait un plan là-bas avec les responsables d’un studio qu’on ne citera pas – (tout doucement) ils sont pas gentils… Ils sont méchants – et quinze jours après, on est partis. En même temps, on était préparés, on avait donné quelques concerts, on répétait quatre fois par semaine. Et on n’attendait que ça. C’est comme ça que Rock’n’Roll Secours est né. Maintenant, comment on l’a appréhendé en studio…
Daniel PUZIO : On est rentrés pour la seconde fois de notre vie dans un studio 24 pistes, avec des gros boutons et des lumières, mais on était prêts, et il fallait qu’on le fasse.

METAL INTEGRAL : Aviez-vous l’impression à l’époque que vous étiez en train d’écrire un des pans de l’histoire du Metal français ?
DP : Non, on a fait les choses naturellement, on était loin de se douter que ça allait exploser comme ça. On est arrivés complètement décontractés, et, c’est vrai qu’il y a eu des prises de tête parce qu’on avait jamais travaillé en studio. Tout ça, c’était nouveau pour nous. Le métronome et tous ces trucs ça nous a gonflés très vite, mais on a fait ce qu’il fallait pour enregistrer.
VP : On avait beaucoup d’énergie à l’époque, on était à fond dedans et quand on nous a dit qu’on allait jouer à Genève, il n’était même pas question de dire non.

METAL INTEGRAL : Quand l’album est sorti, comment avez-vous vécu l’accueil très positif qu’il a reçu ? Vous vous attendiez à ça ? Ou vous l’espériez ?
VP : On est des gens assez humbles, donc on a fait notre truc sans chercher à prévoir quoi que ce soit. On était une bande de potes, on répétait le soir, on donnait des concerts, TOUCHARD est arrivé. C’est vrai qu’à l’époque, on remplissait les salles dans nos banlieues assez facilement. Mais on n’a jamais eu de plan de carrière. Maintenant, on était super contents, ça s’est bien passé, et nous, on est passés de rien à cobaye, groupe de première partie.
DP : Première partie de grands groupes, de MOTORHEAD.

METAL INTEGRAL : Marc, tu ne faisais pas partie du groupe à l’époque. Quels sont tes souvenirs quand Rock’n’Roll Secours est sorti ? Tu étais un gamin…
Marc VAREZ : J’étais un gamin, oui, et surtout j’étais de l’autre côté, j’étais dans le public. Je sais qu’à l’époque, je crois que c’était avant qu’ils ne partent enregistrer Rock’n'Roll Secours, je les avais vus jouer à un tremplin rock, et j’avais pris une claque en les voyant. Après, je les ai revus au festival de Brétigny sur Orge (NDMP : lors du premier France Festival en 1984, avec H-BOMB, SORTILEGE…), l’album était sur le point de sortir. Et quand j’ai vu que l’album était sorti, j’étais le fan et j’ai couru l’acheter. Cet album là, j’ai dû l’acheter 3 ou 4 fois parce que je voulais que mes potes le découvre…
DP : C’est un de nos meilleurs clients… (rire général)

METAL INTEGRAL : Tu continues aujourd’hui d’acheter les albums de VULCAIN?
MV : Ca peut m’arriver, oui !

METAL INTEGRAL : Comment vous vous situiez sur cette scène du renouveau du Metal français, en 1984 ? Il y a eu, cette année-là, de nombreux grands albums français parus…
DP : On espérait surtout arriver à leur niveau… On ne savait pas où on allait, il y avait une certaine euphorie…
MV : Le ressenti que j’ai par rapport à cette époque-là, quand je parlais de VULCAIN à mes potes en leur disant que j’aimais bien ce groupe-là, et après, quand j’y suis rentré… j’ai l’impression qu’on faisait partie des groupes dont on disait qu’ils étaient anecdotiques, « ça ne durera pas »... et on s’aperçoit, au final, qu’on a une des plus grandes longévités parmi tous ces groupes-là !

METAL INTEGRAL : Malgré une période d’abstinence de dix ans…
MV : Mais ça, c’est autre chose. L’absence, tu sais… Si tu es absent commercialement, au niveau du business, ou si tu es vraiment absent parce que tu en as fait le choix, eh bien, je crois qu’il vaut mieux en avoir fait le choix. Nous, on a fait ce choix, on revient dix ans après et toutes les portes s’ouvrent. Donc, on a bien fait de s’arrêter dix ans.

METAL INTEGRAL : Qu’est-ce qui vous a décidés à vous lancer dans cette tournée des 30 ans ? Pour le nouvel album, V8, il n’y a pas eu véritablement de tournée... Est-ce que vous avez simplement décidé de marqué le coup ?
DP : Je ne suis pas d’accord, il y a eu une tournée. On a fait dix dates.

METAL INTEGRAL : Bon, OK : alors il y a eu une tournée sur V8 (rire général)
VP : Mais c’est important ce que tu dis. Nous, on a fait dix dates en 2013, on considère que c’est beaucoup, toi non. Le problème, c’est qu’on voudrait bien en faire plus, mais c’est compliqué.

METAL INTEGRAL : Par rapport à quoi ?
MV : Par rapport aux gens qui veulent prendre des risques aujourd’hui de produire des dates. En ce qui concerne VULCAIN, tous les gens qui ont accepté de prendre des risques s’en sont bien sortis, mais c’est difficile parce que depuis qu’on s’est reformés, on a fait une quinzaine de dates par an, mais il n’y a pas de tourneur ou autre qui veuille s’occuper de nous, parce que, apparemment, on serait trop vieux, pas dans le vent. Par contre, s’aperçoit que, par rapport aux groupes qui « sont dans le vent », VULCAIN fait et rempli des dates. C’est le principal, et on a le choix des villes dans lesquelles on va se produire. VULCAIN, aussi, a la maturité aujourd’hui pour pouvoir choisir et être indépendant.

METAL INTEGRAL : Revenons à Rock’n’Roll Secours. J’imagine que vous avez intensément répété, sauf peut-être, un titre (regard surpris de Daniel…) C’est pas vous qui allez le chanter, votre « hit »
MV : ... notre tube mondial

METAL INTEGRAL : Qui a été visionné plus d’un million de fois sur le net. Maintenant, quelles ont été les réactions de vos fans lorsqu’ils ont appris que VULCAIN organisait cette tournée célébrant ces 30 ans ?
VP : C’est un peu tôt pour avoir des retours… C’est la première date…
Jacky FARAIN (Manageur) : Les retours qu’on a sur le forum et ailleurs sont positifs. Et cet album mythique de 1984 va être réédité 30 ans après.

METAL INTEGRAL : Vous le rééditez ? Chez qui ?
JF : On est actuellement en discussion avec nous-mêmes… (rires) On peut en parler de ce projet : il consiste à sortir un double album, en CD, avec simplement Rock’n’Roll Secours, mais rien de plus comme cela a été fait auparavant, et l’autre CD avec la version 2014 réenregistrée.

METAL INTEGRAL : C’est une bonne nouvelle… Vous ressentez, j’imagine, que les morceaux ont pu évoluer ? Vous les jouez à trois, avec Marc
MV : C’est une évidence, déjà, il y a un changement de batteur, l’album avait été enregistré avec 2 guitaristes, et il y a 25 ans de route ensemble.

METAL INTEGRAL : Ce soir, vous nous réservez des surprises ?
MV : Non, la grosse surprise, c’est la tournée anniversaire des 30 ans, et on va jouer l’intégralité de l’album et quelques morceaux de V8.

METAL INTEGRAL : Vous couvrez donc 30 ans de carrière avec seulement 2 albums…
MV : Exact !

METAL INTEGRAL : En 30 ans de carrière, vous avez vu et vécu beaucoup de choses, vous avez visité pas mal de pays, vous avez été le premier groupe de Hard rock français à jouer à Bercy… Il y a beaucoup de chose qui font que vous avez eu une carrière bien remplie. Pour les années qui viennent, vous souhaitez encore quelques surprises ?
MV : Oui, des surprises on en souhaite toujours, mais on n’a rien calculé. Comme d’habitude.
VP : Ce qui me ferait plaisir, c’est qu’on ait enfin une signature internationale. On a eu un bon contact avec SPV, et ce serait bien qu’on soit reconnus à ce niveau-là.

METAL INTEGRAL : Avec le chant en français Daniel, rassure-moi…
DP : On n’a pas le choix, là (rires)
MV : Autant on a pu souffrir de ce manque d’intérêt dans les années 80, des labels étrangers qui ne voulaient pas nous signer parce qu’on chantait en français… Mais je pense que maintenant, le problème de la langue existe moins.
VP : En tout cas pour les étrangers, c’est fini la barrière de la langue. Là-bas, on est attendus…
MV : On l’a vu quand on a fait le Headbanger Open Air, en Allemagne, on était vraiment attendus. On se demande pourquoi, ça nous a surpris…
VP : Et ils chantaient tous « La digue dou cou »… (rires) On a eu un bon contact avec SPV, mais on a un peu de mal à cause de la barrière de la langue à finaliser ce contrat, mais ce serait bien de signer un contrat international, aller jouer dans d’autres contrées…
MV : Et, enfin, on ne va pas se voiler la face puisque on est sur la fin de notre carrière et on voudrait finir en beauté. On s’aperçoit que ce qu’on a construit en 30 ans, c’est toujours là, il y a toujours des gens qui viennent nous voir, des gens pour qui VULCAIN représente quelque chose.

METAL INTEGRAL : Une toute dernière chose par rapport à ça : comment vivez-vous le manque de reconnaissance des grands médias nationaux. Je pense notamment à votre dernier concert à Paris qui n’a été couvert par personne…
VP : On est très surpris aussi de tout ça. On a employé un attaché de presse pour avoir des échos dans la presse et les médias, ça n’a pas marché non plus… Il n’y a pas de suivi. Ils ne sont pas motivés pour soutenir les groupes français. Mais si on revient en arrière, il y a eu des groupes comme SORTILEGE, H-BOMB, KILLERS. Ils ont tous fait de bons disques. Pourquoi ça n’a pas été suivi ? Parce qu’ils n’ont pas été soutenus. Et au bout d’un moment… Nous on a eu la chance de s’en sortir un peu, mais ça n’a pas été évident.
MV: On rencontre les gens qui nous disent « Vous êtes un groupe mythique, légendaire », etc… Quand tu vois que des groupes comme MOTORHEAD apprécient VULCAIN, Lee DORIAN de CATHEDRAL que j’ai rencontré me dit « Woah, VULCAIN ! » Et moi, je suis surpris qu’il nous connaisse. Je crois qu’on a été un groupe assez symbolique en France, on s’en contente, mais on voudrait maintenant cette vraie reconnaissance internationale.
VP : Les entreprises françaises ne nous ont jamais aidés dans ce sens-là – jamais, je le redis, ja-mais – et on va peut-être mieux s’en sortir tous seuls à l’international qu’avec toutes les maisons de disques qui n’ont jamais rien fait. Mais on a toujours la patate.

METAL INTEGRAL : Justement, on va attendre l’année prochaine pour parler de Desperados et de l’arrivée de Marc
JF : Non, non ! On a déjà fait la tournée des 25 ans ! On ne va pas non plus faire les 30 ans de chaque album ! (rire général)
MV : Quoique… Stoppe La Machine ça nous amène loin, quand même…


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