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Chronique
IRON MAIDEN - The book of souls : live chapter

Style : Heavy Metal
Support :  CD - Année : 2017
Provenance du disque : Acheté
15titre(s) - 101minute(s)

Site(s) Internet : 
IRON MAIDEN WEBSITE

Label(s) :
Parlophone
 (16/20)

Auteur : Jan
Date de publication : 29/11/17
Un plaisant cadeau qui ravira les fans...
Décidément, il s’agit d’une véritable habitude désormais chez MAIDEN de nous sortir un double live après la mise sur le marché d’un album studio depuis le retour au bercail de Bruce DICKINSON et Adrian SMITH et le fantastique Brave New World. Ou presque. Car, A Matter Of Life And Death n’a toujours pas fait l’objet d’une galette en public. Pourtant, ce disque est l’un des meilleurs que les britanniques n’aient jamais enregistré avec des titres aussi majestueux que Brighter Than A Thousand Suns, The Longest Day, Out Of The Shadows, The Reincarnation Of Benjamin Breeg et, surtout, le mémorable The Greater Good Of God. De plus, la tournée qui s’en est suivie est la seule durant laquelle le groupe a joué l’un de leurs opus dans son intégralité. Du coup, il s’agit d’un véritable sacrilège de ne pas avoir pris la peine d’immortaliser l’un des nombreuses dates, dont celle de l’édition 2007 du Download Festival à Donington (UK). Fort heureusement, pour satisfaire quelque peu notre impatience et notre insatisfaction, de nombreux bootlegs de cette tournée sont aisément trouvables sur le web. Cela dit, il est aussi extrêmement fâcheux de ne pas avoir eu droit non plus à des témoignages scéniques de l’ère Blaze BAYLEY, surtout que The X Factor est une rondelle fabuleuse également, et quand bien même Virtual XI ait été moins inspirée que la précédente. Pourtant, Paul DI’ANNO, lui, a eu droit à des vidéos de ses prestations ainsi que l’énergique Maiden Japan, recueil live de morceaux mis en boîte au pays du Soleil Levant.

Après les Rock In Rio (équivalent contemporain qualitativement parlant du célèbre Live After Death), Death On The Road, In Vivo ! , voici que la bande à Steve HARRIS nous offre un beau présent au travers de The Book Of Souls : Live Chapter, continuité de la seizième réalisation des anglais, le massif The Book Of Souls.

Tout aussi soignées en design que celles des versions cristal, book et vinyle de son pendant studio, les pochettes de The Book Of Souls : Live Chapter ne manquent pas de variété chromatique, même si la couleur dominante reste, bien évidemment, le doré si cher aux peuples précolombiens, dont les Mayas, sujets de l’épique The Book Of Souls. Exit les hiéroglyphes présents dans le livret de l’album studio. Place à des tas de superbes clichés pris sur le vif lors de cette tournée en deux parties, ainsi qu’une préface de mister Rod SMALLWOOD himself, le manager en chef de notre sextet favori. Sans oublier quelques illustrations du frenchie Hervé MONJEAUD, auteur des t-shirts et calendriers officiels. Les symboles Mayas n’apparaissent timidement que sur les impressions des CD et sur l’arrière du petit feuillet au-dessus de la tracklist de chaque rondelle. Et Eddie, toujours aussi menaçant (c’est sexy, ça !) sur ce bel artwork, œuvre de Stuart CROUCH, qui donne super envie de faire plein de bisous au petit zombie vénère.

Pour ce qui est du live en lui-même, le fait d’avoir sélectionné une (ou deux) chanson par pays aurait pu se révéler être une bonne idée, comme sur A Real Live One, A Real Dead One et Flight 666, permettant ainsi à chaque fan, peu importe son continent, de pouvoir se dire « j’y étais ! ». Malheureusement, cela n’est pas aussi évident, l’ambiance n’étant pas aussi explosive qu’un direct auquel on assiste dans la salle. Cet assemblage est assez étrange dans le sens où les interventions de Bruce sont rares, voire carrément coupées au montage. Cela induit une atmosphère trop introspective à mon goût et pas suffisamment festive comme sur le Rock In Rio. Bon, c’est vrai, le chanteur écrivain et businessman vient de sortir d’un cancer. Cela dit, la Vie étant une célébration constante, il aurait été de rigueur de pouvoir ressentir cela sur The Book Of Souls : Live Chapter, comme sur le pourtant moyen In Vivo ! . D’autant qu’en live, IRON MAIDEN pète la forme et que ce trip mondial entrepris par nos métalleux préférés a été plutôt joyeux et lumineux. Alors, d’où le problème vient-il ?

Je dirais sans me planter que son origine est à chercher du côté du mixage de Tony NEWTON, légèrement faiblard à mon goût par moments, loin du son Kevin SHIRLEY qui était aux manettes jusqu’à présent. Les cymbales manquent de dynamisme et l’on entend à peine la basse de Steve. Le chant de DICKINSON est assez poussif sur la fin (The Number Of The Beast). Aurait-il victime de mauvais retours ? Les instruments sont relativement déséquilibrés ce qui est assez étonnant de la part d’un ingé-son bossant avec le plus grand combo de heavy metal de tous les temps. Par chance, le mastering rattrape sensiblement cet égarement et le plaisir de retrouver les hits de la formation aux côtés des nouvelles compos est plus fort que tout. Du coup, à force d’écouter ce live, on en oublierait presque les petites erreurs techniques, tant l’interprétation est toujours aussi sublime, tant au niveau des guitares d’Adrian SMITH, de Dave MURRAY et Janick Gers, tous trois d’une impressionnante fluidité, que du jeu de Steve HARRIS, toujours aussi cavalier, et du tapotage de Nicko MCBRAIN, tribal et groovy, ou que de la chansonnette poussée par Bruce DICKINSON, d’un lyrisme absolu, tout autant du moins que sur Death On The Road.

The Book Of Souls : Live Chapter est, malgré certains éléments, une agréable surprise. Qui aurait pu être excellente si la version audio (versions cristal, mediabook et vinyle) avait pu être complétée par une version DVD au lieu d’un simple one-shot streaming sur YouTube, désormais disponible en téléchargement légal payant sur iTunes. Car, bien que nous vivions au 21ème siècle et que le tout numérique est devenu une norme, avec la dématérialisation des productions musicales, les fans de la Vierge de Fer, dont je fais partie intégrante, ne l’entendent pas de cette oreille, ayant encore un pied dans les années 80 et sont en demande constante de choses à collectionner, les albums et autres DVD avant tout. Avec les maints commentaires dans ce sens sur sa page Facebook, le groupe n’a plus aucune excuse pour ne pas gratifier ses supporters de longue date d’un énième DVD, quand bien même les prises de vue sur certains titres qui ne sont pas exemptes, elles aussi, de quelques anachronismes amusants, comme un Adrian SMITH au veston successivement boutonné ou non sur un même titre ou un Bruce DICKINSON, drapeau français dans le futal un moment et l’instant d’après sans et rebelote avec quelques secondes plus tard, et la version audio de Wasted Years sensée avoir été capturée au Brésil, mais dans la vidéo on voit bien qu’il s’agit, en réalité, de la main stage du Wacken Open Air 2016. Comme si le monteur et sieur Steve s’étaient mélangés les pinceaux dans le tri des heures d’enregistrements qu’ils devaient visionner. Ne leur en tenons pas rigueur, cependant, les mauvais raccords arrivent tout le temps, même à Hollywood (cf Star Wars, Le Réveil De La Force, par exemple).

Quant à la setlist, il n’y a rien à redire, si ce n’est que, plus que Wrathchild et The Great Unknown, j’aurais largement préféré que MAIDEN choisisse Tears Of A Clown et Hallowed Be Thy Name. Malheureusement, cette dernière ne peut plus être interprétée sur scène suite à un procès en soi-disant violation des droits d’auteur (car Steve aurait utilisé six phrases de Brian QUINN) perdu par le management de MAIDEN, Steve HARRIS et Dave MURRAY face aux musiciens de BECKETT, un groupe des années 70, dont Steve était un fervent admirateur. Mais, croisons les doigts, un accord amiable devrait être trouvé dans les mois à venir, ce qui permettrait, espérons-le du fond du cœur, aux MAIDEN maniacs que nous sommes, de pouvoir à nouveau entonner ensemble avec DICKINSON, HARRIS et SMITH, ce tube légendaire en communion avec eux lors de prochains shows. Et pourquoi pas durant le Legacy Of The Beast Tour 2018 ? Ce serait génialissime.

Côté visuel, MAIDEN dépote sévère. Les spotlights en mettent plein la vue et les décors sont tout bonnement somptueux. Ces derniers n’ont pas à rougir face à ceux du World Slavery Tour ou du Death On The Road Tour. Dommage que les backdrops ne sont plus les mêmes que ceux de la première partie de la tournée The Book Of Souls World Tour en 2016, la facette thématique ayant été mise de côté au profit d’une mise en scène plus sobre correspondant sans doute mieux à l’atmosphère de The Book Of Souls. Bruce DICKINSON déborde de vitalité, ce qui est beau à voir. Janick GERS se prend toujours pour une ballerine, taquinant momentanément Eddie sur The Book Of Souls, les inséparables Dave MURRAY et Adrian SMITH sont constamment dans l’élégance et la discrétion, tandis que Steve HARRIS gratouille ses cordelettes (et non pas coucougnettes, hein) passionnément, envahi par l’esprit de sa musique si inspirante et Nicko, toujours le sourire aux lèvres tout en mâchant ses chewing-gums.

Pour clôturer ce très bon live, du moins la version vidéo diffusée le 11 novembre dernier sur la chaîne YouTube du groupe, une séquence humoristique où l’on voit un roadie demander à un Eddie boudant de retourner dans sa box de rangement non sans s’essuyer quelque mutinerie de la part du géant Maya. Finalement, main dans la main avec son copain technicien, la mascotte d’IRON MAIDEN se résigne à disparaître...pour mieux revenir sous une autre forme lors de la tournée best of Legacy Of The Beast Tour 2018 qui passera trois fois par la France (une date au Hellfest, deux autres à l’Accord Hotel Arena, anciennement Bercy). Enfin, c’est Bruce DICKINSON, casquette sur le crâne, crinière plus longue, qui a l’honneur (et la difficile tâche) de refermer le Livre des Âmes (comme il l’avait fait avec Le Livre de Thel lors de sa carrière solo en 1998). Ainsi se termine cette fabuleuse aventure musicale, exceptionnelle à plus d’un titre, notamment à cause de l’incertitude entourant la maladie dont Bruce était atteint lors du gravage de The Book Of Souls aux studios Guillaume Tell à Paris, puis durant les mois suivants avant que la miraculeuse nouvelle ne tombe et que son cancer ne soit plus qu’un mauvais souvenir. The Book Of Souls World Tour 2016 était une mise à l’épreuve pour savoir si le frontman allait encore avoir la patate et suivre le mouvement. The Book Of Souls World Tour 2017, quant à lui, était une confirmation que le chanteur aux multiples talents était bel et bien en forme et que le groupe allait encore durer très longtemps.

Alors, quoi dire d’autre pour terminer ma tirade, si ce n’est que The Book Of Souls : Live Chapter, loin d’égaler les meilleures communion en public que sont les Live After Death et Rock In Rio, est un plaisant cadeau qui ravira les fans, même si, personnellement, mon cœur penche plus en faveur de sa version vidéo, plus bombastique du point de vue sonore, comme si Tony NEWTON avait eu plus le temps de peaufiner cet aspect-là, pourtant très important sur CD. Bon, en même temps, il n’y a pas mort de qui que ce soit non plus, hein. Mais bon, j’aurais trouvé plus cohérent de n’opter pour qu’un seul concert, celui du Wacken d’août 2016, quitte à remplacer Hallowed Be Thy Name par le The Great Unknown issu d’un film sur un autre festival. Au moins, au Wacken, Bruce semblait avoir plus de pêche et son discours à la toute fin du show, juste après Wasted Years, était vraiment intéressant. Dommage que le groupe et son management n’aient pas réalisés cela lorsqu’ils se sont penchés sur les choix qui se présentaient à eux il y a quelques mois. Toutefois, je le répète, même si mon prénom n’est pas Coco et que je ne suis en aucune façon membre de la famille des psittacidés, The Book Of Souls : Live Chapter s’écoute avec un enchantement certain, d’autant que IRON MAIDEN a évité le pire avec les récents problèmes de santé du seul et unique Air Raid Siren. Ce qui en fait un témoignage scénique assez spécial et magique en soi. Et rien que pour cela, les acquisitions matérielle du support audio et virtuelle de la vidéo se justifient amplement. Même si, encore une fois (ça y est, mon disque est rayé), Rock In Rio et Live After Death sont des monuments imbattables qualitativement parlant. Malgré tout, vous pouvez vous jeter sur The Book Of Souls : Live Chapter sans problème, car il y a pire comme immortalisation en direct de la part de nos chers anglo-saxons, Raising Hell, par exemple...Cependant, un petit DVD aurait été plus que de rigueur, histoire de permettre aux die-hard fans (on parle de moi ?) d’agrandir leur collection sur la Vierge de Fer. Peut-être aurons-nous cette chance dans un avenir proche, qui sait. Pour le moment, préparons-nous à subir avec un plaisir non dissimulé le nouvel assaut de la Bête fin juin - début juillet 2018 avec une setlist du tonnerre. ;)



Line-up :

Bruce DICKINSON (chant, piano)
Dave MURRAY (guitares)
Adrian SMITH (guitares)
Janick GERS (guitares)
Steve HARRIS (basse)
Nicko MCBRAIN (batterie, percussions)


Equipe technique :

Tony NEWTON (production, enregistrement, mixage)
Steve HARRIS (production)
Ade HEMSLEY (mastering)
Stuart CROUCH (artwork)
Hervé MONJEAUD (illustrations)
John MCMURTRIE (photographie)
Justin DE REUCK (photographie de l’Ed Force One sur Le Cap, Afrique du Sud)
Rod SMALLWOOD (management)
Andy TAYLOR (management)
Dave SHACK (management)
The BOYS (roadies)


Tracklist :

CD1 :

1) If Eternity Should Fail (Sydney, Australie)
2) Speed Of Light (Le Cap, Afrique du Sud)
3) Wrathchild (Dublin, Irlande)
4) Children Of The Damned (Montréal, Québec)
5) Death Or Glory (Wroclaw, Pologne)
6) The Red And The Black (Tokyo, Japon)
7) The Trooper (San Salvador, Le Salvador)
8) Powerslave (Trieste, Italie)

CD2 :

1) The Great Unknown (Newcastle, Angleterre)
2) The Book Of Souls (Donington, Angleterre)
3) Fear Of The Dark (Fortaleza, Brésil)
4) Iron Maiden (Buenos Aires, Argentine)
5) The Number Of The Beast (Wacken, Allemagne)
6) Blood Brothers (Donington, Angleterre)
7) Wasted Years (Rio De Janeiro, Brésil)

Durée totale : 1 heure 41 minutes environs.


Discographie non-exhaustive :

The Soundhouse Tapes [Démo] (1979)
Iron Maiden (1980)
Killers (1981)
The Number Of The Beast (1982)
Piece Of Mind (1983)
Powerslave (1984)
Life After Death [Live] (1985)
Somewhere In Time (1986)
Seventh Son Of A Seventh Son (1988)
No Prayer For The Dying (1990)
Fear Of The Dark (1992)
A Real Live One [Live] (1993)
A Real Dead One [Live] (1993)
Live At Donington [Live] (1993)
Raising Hell [Live] (1994)
The X Factor (1995)
Best Of The Beast [Compilation] (1996)
A Real Live Dead One [Live] (1998)
Virtual XI (1998)
Ed Hunter [Compilation / Jeu Vidéo] (1999)
Brave New World (2000)
Rock In Rio [Live] (2002)
Edward The Great [Compilation] (2002)
Eddie’s Archive [Box] (2002)
Dance Of Death (2003)
The Essential Iron Maiden [Compilation] (2005)
Death On The Road [Live] (2005)
A Matter Of Life And Death (2006)
Somewhere Back In Time : The Best Of 1980/1989 [Compilation] (2008)
Flight 666 : The Original Soundtrack [Live] (2009)
The Final Frontier (2010)
From Fear To Eternity : The Best Of 1990/2010 [Compilation] (2011)
En Vivo ! [Live] (2012)
The Complete Albums Collection 1980/1988 [Box] (2014)
The Book Of Souls (2015)
The Complete Albums Collection 1990/2015 [Box] (2017)
The Book Of Souls : Live Chapter [Live] (2017)


Date de sortie :

Vendredi 17 Novembre 2017



The Book Of Souls (Clip officiel) : cliquez ici

If Eternity Should Fail (Clip officiel) : cliquez ici

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Jan Le jeudi 30 novembre 2017
Vous pouvez aussi lire ma chronique de l'album studio de Maiden, 'The Book Of Souls', sur mon blog à l'adresse suivante : http://les-chroniques-de-metalangel.over-blog.com/2017/11/iron-maiden-the-book-of-souls-2015.html
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