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Chronique
GAME OVER - Claiming supremacy

Style : Thrash
Support :  CD - Année : 2017
Provenance du disque : Acheté
10titre(s) - 38minute(s)

Site(s) Internet : 
GAME OVER FACEBOOK

Label(s) :
Scarlet Rec
 (17/20)

Auteur : Jan
Date de publication : 02/02/18
De l'excellent thrash old school qui fonce à toute vitesse comme une locomotive en roue libre...
Générique de début (Clip officiel) : cliquez ici

- « Salut Mario ! Qu’est-ce que tu fais ?
- Ciao Luigi ! Ca ne se voit pas ? Je raccommode mon futal ! Il a eu vraiment chaud aux fesses à cause de cet abruti de tyran sociopathe qu’est Bowser ! Je suis allé lui rendre une petite visite inopinée et courtoise pour récupérer Peach...Et lui, susceptible comme un Silvio Berlusconnerie sous chiantiphétamines n’a rien trouvé de mieux que de me gueuler dessus en crachant ses flammes, tu vois...Résultat, ma salopette grillée de chez grillée et mes noisettes ont failli devenir des Boloballs...
- Pfiou, et bien, quelle aventura !
- Ne m’en parle pas ! Ce mou du bulbe reptilien clame sa suprématie ! Et veut, par dessus le marché de Toads, que je lui montre ce que j’ai trouvé dans les canalisations du niveau 1...
- Il ne s’emmerde pas lui et son cauchemar privé qu’il souhaite répandre un peu partout dans le Royaume Champignon...
- Tu l’as dit, Luigi ! En plus, il surveille tous mes sauts et cassages de briques. Il m’a fait la remontrance de lui avoir pété onze de ses pots de fleurs les prenant pour des parpaings magiques.
- En même temps, il n’a pas tort à ce sujet, mec...De ce que j’en sais, ce sont des âmes brisées qui lui ont été offertes par les hérétiques bénis sur les sentiers fracassés quand il s’était déplacé au devant des Ténèbres. Avec cette petite erreur de parcours, Mario, et ta maladresse légendaire, il se pourrait que tu sois à deux pas des Ombres...
- Blablabla...Aurais-tu oublié, frangin, que je n’ai rien à craindre ? J’ai plein de super pouvoirs quand je me tape une fricassée de bolets, de lactaires et d’agarics cueillis par mes soins lors de mes pérégrinations sautillantes ?
- Peut-être, Mario...Il n’empêche que si tu veux avoir toutes tes chances avec Peach, il te faudra être plus discret et délicat dans tes déplacements.
- Comme Yoshi, c’est ça ?
- Euh, non, pas vraiment...Je pensais plutôt à Daisy, la BFF de ta copine...
- Ah, okay...Bon, je ferai à ta façon la prochaine fois que l’envie me prendrais de me faire poêler les châtaignes par un brasero ambulant...
- Dernière chose avant la fin de notre discussion, demie-portion rougeoyante...Car j’ai un rencard avec Papy Champi et ton ex, c’est quoi son nom déjà ?
- Pauline...
- Ah oui, exact ! On doit se taper un trip avec Harmonie, les fées Libella et Tiny Kong chez Niark. Un vortex s’est ouvert et Carottin s’est engouffré dedans...Je dois récupérer mon couvre-chef si je ne veux pas que les autres voient mon bun sur le crâne ! J’ai trop la honte...
- Qui t’a fais ça que je lui tire le drapeau, hein, qui, Luigi ? Et ne m’appelle plus « demie-portion », je ne suis pas aussi microscopique que les Koopas, OK ?
- No problemo, fratello mio ! Dis, avant que je ne tire ma révérence, ça te dirais une pizza ? Celles du p’tit nouveau Kreatore sont d’enfer !
- Si ça ne te gêne pas, j’ai plutôt envie de spaghetti au rock fort...
- No, non mi da fastidio, Mario...mais, c’est un po’ thrash, non ? Je passe un coup de fil et après ça, hop, j’y go...
*sonnette*
- Nom d’une Poum Poum et d’un Roi Boo...C’est le témoin de Jéhovah Lysander qui s’ramène...Juste au moment où j’dois me barrer de là...Super, j’vais encore être too late...
- Ne t’en fais pas, Luigi, je vais gérer...J’ai encore une arayée au plafond...Un jet d’acide sur l’intrus et bye bye la canaille...
- Sur ce, ciao, Mario...
- Arrivederci, Luigi...
*claquement de porte de la véranda à l’arrière de la boutique de plomberie*
- Quel p’tit con ! Par sa faute, j’ai perdu le fil de ma couture...Bene, tant pis...J’suis GAME OVER, comme d’hab’, quoi...
»

Générique de fin : cliquez ici


Tatatata, que dalle, oui, p’tit artisan moustachu, bleu de travail foutu ! C’est surtout votre emmerdeuse de chroniqueuse qui est GAME OVER ! Et bien comme il faut, vu qu’elle a le CD et la pochette qui va avec...What ?! Vous ne croyez quand même pas que je suis une gameuse professionnelle ? Non, mais ho ! Je n’ai même pas terminé le premier monde de la palpitante odyssée du kangourou karatéka toscan habillé comme un rappeur des eighties que je suis déjà obligée de me réincarner ad libitum pour me faire suer à tenter de ne pas me ramasser dans le précipice abyssal du level mycélium...Si c’est pas de la malchance, ça, envoie la peur ! Du coup, ne m’en voulez pas, je préfère raccrocher la manette et mettre la console sur « off »...Car, non, vraiment non, le virtuel ne me réussit pas des masses...

Ainsi, je préfère me raccrocher à quelque chose de palpable...Plus précisément d’écoutable...Et, conséquemment, il s’agit déjà du quatrième opus des transalpins de GAME OVER, d’où ma petite tirade sur leurs concitoyens pixellisés inventés, bizarrement, par les japonais...Bon, il est vrai qu’au Pays du Soleil Levant et dans la Grande Botte européenne, les gens partagent le même amour pour les nouilles...Du coup, ça les rapproche pas mal, en fait...Mais, ne comptez pas sur moi pour vous parler gastronomie cette fois, j’ai le bide qui risque une explosion nucléaire et je n’ai nulle envie de finir en champignon radioactif pour faire chier les frères Bros...

Laissez-moi, donc, vous compter la beauté de ce dernier album des rageux de Ferrara...

Après un obus très coloré, ‘Crimes Against Reality’, dont la jolie illustration rappelle fortement les pochettes des années 80, surtout avec son logo typé jeu d’arcade, le quatuor s’est lancé à corps perdu dans l’écriture de son successeur, l’excellent Claiming Supremacy, qui surpasse largement ses trois aînés. Doté d’une production plus puissante, made by Joel GRIND, et constitué de morceaux saignants, très bien illustrés par Mario E. LÓPEZ M., et constitué de morceaux saignants, il risque fort de vous défoncer les tympans et le crâne. Toujours ancré dans les « golden years of metal », il possède un atmosphère particulière qui va vous remémorer de très bons moments. N’hésitez pas à sortir votre veste à patches et vos Vans qui prennent honteusement la poussière dans votre armoire. N’omettez pas non plus de dévaliser votre frigidaire en quête de bière bien fraîche. Voilà, vous êtes prêt(e)s pour un voyage temporel mouvementé. Bouclez vos ceintures si vous ne voulez pas avoir être une face de pizza accolée au pare-brise. C’est parti, mon kiki.

Le périple s’initialise avec Onward To Blackness, un instrumental dont la première partie au synthé en fond serait parfait dans un film de science-fiction ou d’horreur, Terminator ou Nightmare On Elm Street en tête, avant de basculer dans un morceau heavy metal plaisant qui préfigure clairement la suite et donne une idée des influences des italiens, confirmées grâce à Two Steps In The Shadows, sorte de milkshake entre un METALLICA rajeuni et un ANTHRAX enragé. Ce titre nous ramène littéralement à l’époque des regrettés Ride The Lightning et Fistful Of Metal, tout en conservant en lui cette part de modernité grâce à une production fluide et dynamique. L’énergie qui se dégage de là demeure intacte tout au long des neuf autres compositions. Last Before The End est surprenante de mimétisme avec la troupe de James HETFIELD et Lars ulrich, surtout au niveau vocal, Renato CHICCOLI étant un clone du frontman du célébrissime groupe de la Bay Area de San Francisco. Ce qui permet aux latins de se démarquer de leurs aînés sont les chœurs scandés en fond, élément qui n’est pas plébiscité par Metallica, mais un peu plus par la tribu de Charlie BENANTE et Scott IAN. Toutefois, même si le reste persiste vaguement sur cette Via California, il est difficile de ne pas apprécier la qualité de l’écriture et de l’interprétation. Renato est judicieusement hargneux, mettant en exergue les textes engagés, Luca ZIRONI et Alessandro SANSONE sont comme des frangins tant ils se complètent bien dans leur jeu de tripotage de manche, tandis que Renato CHICCOLI et Anthony DANTONE sont hyper carrés dans la rythmique. La petite équipée ne dévie pas d’un iota en suivant, My Private Nightmare, Blessed Are The Heretics, Eleven, Broken Trails, Shattered Souls, Lysander, Show Me What You Got, s’enchaînant à toute vitesse telle une locomotive en roues libres. D’où la trop courte durée de l’opus, à mon goût. Cela reste, cependant, très cohérent avec cette volonté de ressusciter temporairement le very old school thrash metal apprécié par vos parents à l’époque et, peut-être par vous-mêmes si vous êtes de cette génération.

Claiming Supremacy est beaucoup plus tourné sur les mélodies que sur l’agressivité, chose la plus séduisante sur cet album, cela changeant du thrash actuel ponctuellement trop violent. Quant bien même GAME OVER n’en oublie pas pour autant ses racines et ce pourquoi il s’est lancé dans ce sous-genre du metal. Ainsi, Claiming Supremacy ne renie pas son identité enragée, mais n’omet pas non plus les envolées guitaristiques de toute beauté, caractéristiques du style pratiqué par le quartet. L’inspiration, surtout lors des soli de grattes, est au rendez-vous, tout comme la célérité dans le tempo. Cette ambiance des eighties qui règne ici est susceptible de réveiller une certaine nostalgie chez certain(e)s d’entre vous. C’était le cas pour moi, même si je n’étais qu’encore un peu jeune pour apprécier pleinement cette décennie dorée quand j’étais plongée dedans. Cela dit, je la connais par cœur et je peux affirmer avec certitude que GAME OVER est une machine à remonter dans le temps, aussi consistante qu’une glace à l’italienne et délicate qu’un filet d’huile d’olive sur des antipasti. Et ça y est, je suis à nouveau en train de parler de boustifaille...Quelle incorrigible gourmande fais-je...Cela dit, il n’est pas difficile d’imaginer à quoi peut bien ressembler la musique de GAME OVER avec cette description culinaire. Le thrash des quatre « cavaliere dell’Apocalisse » est plutôt goûteux, malgré son acidité partielle. A la manière du vinaigre balsamique qui marie les saveurs avec un millimétrique équilibre. Alors, oui, Claiming Supremacy est d’une efficacité sans faille, découpe microscopique assurée à la tronçonneuse, mais à la façon des peintres florentins de la Renaissance. Voilà, en somme, le contenu de cette galette. C’est de l’Art...et de la Saignée...D’une pierre, deux coups. Trop balèzes, les Michelangelo de la castagne musicale, les Da Vinci de la cisaille électrique ! Claiming Supremacy est aussi travaillé que la Tour de Pise, mais contrairement à cet ouvrage architectural, reste bien droit dans ses bottines. Pas comme le R.I.B. de TANKARD, par exemple, trop bourré pour ne pas tituber et se péter la gueule sur le bitume du parking de la taverne bavaroise dans laquelle les allemands ont abusé des blondinettes mousseuses. Si vous voulez vous en mettre plein les esgourdes avec GAME OVER, la tournée européenne étant malheureusement quasiment terminée, il ne vous reste plus qu’à prendre quelques jours de congés pour aller vous congeler sévère dans le pays de la Mannschaft le 10 février ou de vous les cailler grave dans la patrie de DVOŘÁK le 21 février, à Plzeň, la capitale est-européenne de la bière en plus ( ! ), de quoi se retourner les neurones jusqu’à plus soif ! Quelle génialissime synchronicité ! Bon, ce n’est pas tout, mais j’ai encore une partie de Super Mario à rejouer...Et j’ai besoin de défoncer du sinistre draconien, Claiming Supremacy m’ayant rendu trop vénère dans le bon sens ce soir ! Donc, si vous avez un moment, et l’argent qui va avec, permettez-vous ce petit plaisir discographique sous forme de shot de penne all’arrabiata benvenuto ! ;)


Line-up :

Renato « Reno » CHICCOLI (chant, basse)
Luca « Ziro » ZIRONI (guitares, chœurs)
Alessandro « Sanso » SANSONE (guitares)
Anthony « Vender » DANTONE (batterie)


Equipe technique :

Joel GRIND (production, mixage, mastering)
Mario E. LÓPEZ M. (artwork)


Crédits :

GAME OVER (paroles, musique)


Tracklist :

1) Onward To Blackness
2) Two Steps In The Shadows
3) Last Before The End
4) My Private Nightmare
5) Blessed Are The Heretics
6) Eleven
7) Broken Trails
8) Shattered Souls
9) Lysander
10) Show Me What You Got

Durée totale : 38 minutes environs.


Discographie non-exhaustive :

Heavy Damage [EP] (2009)
For Humanity (2012)
Burst Into The Quiet (2014)
Crimes Against Reality (2016)
Claiming Supremacy (2017)


Date de sortie :

Vendredi 17 novembre 2017



Pour écouter un titre de ce nouvel album : cliquez ici
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