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Chronique
DECASIA - An endless feast for hyenas

Style : Rock
Support :  MP3 - Année : 2022
Provenance du disque : Reçu du label
10titre(s) - 45minute(s)

Site(s) Internet : 
DECASIA FACEBOOK
HEAVY PSYCH SOUNDS BANDCAMP
DECASIA BANDCAMP

Label(s) :
Heavy Psych Sounds
 (16/20)

Auteur : Alain
Date de publication : 07/04/2022
De la fort goûteuse charogne psychédélique
DECASIA est un trio formé à Nantes dans la première moitié de la décennie 2010 ? Relocalisés en Île-de-France en 2014, Maxime RICHARD (guitare et chant), Fabien PROUST (basse et synthés) et Geoffrey RIBERRY (batterie) ont pour vocation passionne de s’adonner au Rock psychédélique. Pour trop de gens encore aujourd’hui, le terme psychédélisme évoque de jolies mélodies un peu troubles, des harmonies aériennes, le tout sur fond d’une myriade de couleurs éclatantes. Autant prévenir immédiatement, notre triplette itinérante s’apparenterait plutôt à cette mouvance actuelle de groupes de Heavy Rock psychédélique qui n’ont pas oublié la forte dose d’électricité acide, nécessaire pour animer de manière dynamique ces mélodies flottantes et ces couleurs mirifiques. Songeons aux pratiques différentes, mais communément animée par un farouche esprit d’exploration et un tempérament orageux, actuellement mises en œuvre par ELDER, NEBULA, SPACE COKE, ALL THEM WITCHES, ARRAKIS, KING BUFFALO, SATORINAUT, AMON ACID et tant d’autres. Evoquons derechef les Grands Anciens, qui osèrent perturber les joliesses du psychédélisme à grands coups d’électricité saturée et d’acidité : BLUE CHEER, AMBOYS DUKES (avec un certain Ted NUGENT à la guitare), FRIJID PINK, TRUTH AND JANEY, JERICHO JONES et tant d’autres au cours de la décennie magique 1965-1975.

Tout entier obnubilé par son projet, le petit collectif DECASIA enregistre en 2014, dans des conditions auto-produites et amateures (dans une maison familiale auvergnate) un premier EP sans titre, riche de cinq copieuses compositions (parution confidentielle en 2015). S’ensuit en 2017 la parution chez More Fuzz Records d’un second EP de trois titres, baptisé The Lord Is Gone. Œuvres que je vous enjoins à explorer, pour mieux vous concentrer sur ce premier album : An Endless Feast For Hyenas.

Avant même d’aborder la matière principale – la musique, quoi d’autre ? -, qu’on me permette de saluer le pari graphique réussi par Mariette BRIAND pour la réalisation de la pochette ; soit un fouillis végétal, paradoxalement ordonné par le triptyque central de trois figures humanoïdes (les mains humaines apparentes en attestent) porteuses de masques cérémoniels, valant pour on ne sait quel culte. A des années-lumière des illustrations typiques du Rock psychédélique, l’artiste parvient à la fois à produire une identité distinctive pour DECASIA, et à cocher les cases de la profusion des formes et des couleurs, typiques du psychédélisme. Concaténation improbable entre le Douanier Rousseau, la pochette de The Seeds Of Love de TEARS FOR FEARS (1989) et le do it yourself, expression anglophone pour le bricolage génial.

Musicalement parlant, le trio n’échappe en rien aux pesants préceptes incontournables du Heavy Rock psychédélique originel, à savoir des riffs de guitare acides et des solos incisifs ; une basse noueuse, sèche et métallique ; une batterie impérieuse dans son marquage laconique du tempo, mais intense dans son entreprise de densification, notamment via les cymbales. Ponctuellement, un versant acoustique se fait jour, porteur d’une délicatesse mélodique relative. On déguste même avec un sens lascif de la presse quelques zébrures de slide guitare qui nous transpose outre-Atlantique.
Au niveau vocal, on demeure dans un registre clair et médium, mais légèrement filtré. Rien d’exceptionnel de ce côté, juste une parfaite maîtrise de codes institués par d’autres, ailleurs et il y a longtemps.

A la manière du JEFFERSON AIRPLANE fondamental, le trio sait dégager des pistes lyriques et farouches à la fois, sans que la capacité à lourdement lester le tout soit absente. D’ailleurs, dans certaines alternances entre prurits orageux et passages lancinants, on retrouve un je ne sais quoi de Grunge (NIRVANA, GRUNTRUCK, SOUNDGARDEN) On ne saurait faire autre chose que les encourager à creuser encore et encore le sillon du Heavy Rock psychédélique, à la fois pour en revivifier le contenu rebelle et pour en proposer une version réactualisée.

Vidéo de Sunrise : cliquez ici
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