Français  
Accueil    Association    Liens    Livre d'or    Contacts 
Login: Passe:
 
S'inscrire gratuitement
Votre panier est vide
0 article
Valider votre panier
Chronique
HOWARD - Oscillations

Style : Rock
Support :  MP3 - Année : 2025
Provenance du disque : Reçu du groupe
11titre(s) - 36minute(s)

Site(s) Internet : 
HOWARD FACEBOOK
HOWARD BIG CARTEL
HOWARD BANDCAMP

Label(s) :
Auto Production
 (19/20)

Auteur : Pumpkin-T
Date de publication : 28/03/2025
Résoudre l'équation organique/synthétique
Quelle lourde responsabilité de succéder à Alain pour vous présenter le nouvel album de HOWARD. Afin de limiter les risques et pour situer l’œuvre du groupe, je m’appuierai donc sur des citations de notre grand sage qui disait à propos d’Obstacle : « Le premier opus regorge d'un Rock d'obédience 70's, chaud et remuant, également subtil quand cela s'avère nécessaire. »
Puis affirmait au sujet d’Event Horizon : « Les compositions de cet album possèdent intrinsèquement leur propre valeur, indépendamment du référentiel d’influences que l’on pourrait évoquer. »

Où en sommes-nous en 2025 ? Mon constat prolonge les précédents témoignages. HOWARD s’est gavé du rock des années 70, puis l’a digéré et a commencé à s’émanciper par une approche personnelle, pour aujourd’hui façonner sa propre identité, celle d’un heavy rock qui résout avec maestria l’équation organique/synthétique. Considérez simplement le terme d’oscillation. Celui-ci renvoie bien entendu à l’oscilloscope, ami de toujours des électroniciens, pour caractériser le côté geek du groupe mais il fait aussi référence à cet ascenseur émotionnel qui trace des sinusoïdes dans notre cœur soumis aux aléas de la vie. Ainsi, rien que par le titre de l’album la dualité électronique/biologique est posée.

Ce n’est pas un scoop en ce qui concerne ce trio, le synthé est une pièce importante de leur équation musicale, probablement plus encore sur cet album que sur les précédents, qu’il s’agisse de lignes mélodiques, de rugissements « d’ogre » Hammond, de textures d’ambiance, ou de scintillements rythmiques. Claviers tenus, notons-le, par un musicien hors pairs (mais ses deux compères aussi sont des bruts, hein ! #padjaloux). Au-delà des interludes purement synthétiques Oscillations I & II, l’exemple le plus criant de cette progression de l’électronique est sans doute le morceau Myself qui tient nettement plus du synthwave-techno-indus-kraut-rock que du bon rock-bio-tradi de papa. Cela m’a fait penser, au très bon morceau 1234me des italiens de HIJSS sorti l’an dernier dans Stuck On Common Ground.

Les évidentes qualités du groupe ne s’arrêtent pas – et loin de là – à la forme. Chaque morceau est un exercice de composition parfaitement abouti, susceptible de déployer de puissants riffs (Dead, Daydreaming, Liars) tout comme des atmosphères mélodiques plus ou moins romantiques, pêchues, (Lighthouses, Black Tongue) ou vivaces (Keep Running, Myself), bien qu’en réalité, les émotions « oscillent » à l’intérieur-même des différents morceaux. Une autre qualité de l’album tient au chant parfaitement maitrisé qui explore des registres de jeu très variés et ajustés aux différents propos, depuis un chant clair et puissant jusqu’à une voix écorchée limite punk rock, en passant par une chaude narration. Là encore, les registres d’expression peuvent évoluer au sein d’un même titre au fil de la dramatique. Je passe sur la quantité de filtres réglés avec beaucoup de créativité.

Au long de cette présentation d’Oscillations, je me suis un peu focalisé sur les synthés car ils sont plus prégnants que sur les précédents opus du groupe, mais n’imaginez pas une seconde que le tandem rock par nature des guitares/batterie soit réduit à de la figuration : ça tranche, ça martèle et ça riffe sévère lorsque besoin est – les racines stoner et heavy rock sont là et bien là. Je souligne donc que HOWARD réussit le mariage parfait des deux mondes et qu’il m’a très rarement été donné d’entendre sur un album autant d’électronique au service du groove et de la vie.

***


HOWARD est composé de :
- J-M CANOVILLE, guitares et chant ;
- Raphaël JEANDENAND, orgue, synthés ;
- Tom KARREN, batterie.

***


Discographie :
- 2018 : Howard I - (EP) ;
- 2020 : Obstacle - (LP) Lire ici ! ;
- 2022 : Event Horizon - (LP) Lire ici ! ;
- 2025 : Oscillations - (LP).

***


Extraits d’Oscillations :
- Dead : Cliquez ici !
- Keep Running : Cliquez ici !
- Don’t Make Me Go Back : Cliquez ici !


COMMENTAIRES DES LECTEURS Vos commentaires, vos remarques, vos impressions sur la chronique et sur l'album
Pour pouvoir écrire un commentaire, il faut être inscrit en tant que membre et s'être identifié (Gratuit) Devenir membre de METAL INTEGRAL
Personne n'a encore commenté cette chronique.
 Actions possibles sur la chronique
Enregistrer la chronique au format .PDF
Afficher la version imprimable de la chronique
Envoyer la chronique par email
Ecrire un commentaire
Poser une question sur la chronique
Signaler une erreur
Chroniques du même style
TEMPLITT
Templo mayor
DIZZY MIZZ LIZZY
Forward in reverse
BYRDI
Byrjing
GINGER TREE
Along with the tide
ROCK MOUNTAIN
Sex, dogs and rock'n roll
Chroniques du même auteur
MESSERSCHMITT
Oh death
EYE OF THE GOLEM
Nigredo
WOLFNAUT
|||
UNCUT
Space cowboys
WOLF
Shadowland
© www.metal-integral.com v2.5 / Planète Music Association (loi 1901) /