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Chronique
KORN - Korn

Style : Metal
Support :  CD - Année : 1994
Provenance du disque : Acheté
13titre(s) - 65minute(s)

Site(s) Internet : 
KORN MYSPACE 
KORN WEBSITE

Label(s) :
Epic
 (17/20)

Auteur : Chouman
Date de publication : 17/05/12
oldies but goldies : un pionnier du neo metal
Nous avons décidé de vous faire découvrir (ou re découvrir) les albums qui ont marqué une époque et qui nous paraissent importants pour comprendre l'évolution de notre style préféré.
Nous traiterons de l'album en le réintégrant dans son contexte originel (anecdotes, etc.)...
Une chronique qui se veut 100% "passionnée" et "nostalgique" et qui nous l'espérons, vous fera réagir par le biais des commentaires ! ......
Bon voyage !


Après la vague Grunge, un nouveau courant majeur apparaît aux Etats-Unis, le Neo Metal, dont KORN constitue l’un des pionniers. L’épicentre du phénomène se situe à Bakersfield, au nord de Los Angeles, où le groupe naît en 1993. Il résulte de L.A.P.D., dans lequel évoluaient James « MUNKY » SHAFFER (guitare), Reginald « FIELDY » ARVIZU (basse) et David SILVERIA (batterie). Suite à la sortie de l’EP Who’s Laughin’ Now (1991), ceux-ci se séparent de leur chanteur Richard MORALES. MUNKY et le guitariste Brian « HEAD » WELCH, venu renforcer la formation provisoirement appelée CREEP, approchent alors Jonathan DAVIS, qui les avait subjugués lors d’un concert en 1992. Rapidement intégré au groupe, il est à l’origine de son nom définitif : KORN provient en effet de l’expression « corn rows » que lui inspirait les cheveux de FIELDY. Les musiciens sortent en 1994 un premier album éponyme, produit par Ross ROBINSON, un jeune assistant ingénieur du son ayant officié sur les disques de MACHINE HEAD et FEAR FACTORY.

Soutenus par des riffs apparemment dépouillés, la plupart des titres composant Korn sont marqués par une lourdeur évidente, caractéristique qui découle notamment des guitares à sept cordes utilisées par MUNKY. FIELDY y ajoute des parties de basse en slap, à travers lesquelles on peut reconnaître l’influence de Les CLAYPOOL (PRIMUS). Ce modèle, qui sera adopté par toute une génération d’artistes, produit des morceaux d’une efficacité et d’une puissance redoutables. Certains d’entre eux, tels que Blind, Need To ou Predictable, deviendront de véritables hymnes.

La nouvelle mouvance que KORN a grandement contribué à définir se caractérise également par le type de chant pratiqué. Tout au long de l’album, Jonathan DAVIS s’illustre ainsi par des hurlements spectaculaires, en particulier sur Ball Tongue. Ce style vocal s’accommode fort bien de paroles belliqueuses, à l’image du « I hate you » (Need To) sans doute gravé dans la mémoire de nombreux fans de Neo Metal. Cependant, DAVIS peut tout aussi bien opter pour une interprétation proche du murmure, voire aborder les deux registres successivement (Faget). La réussite de l’album résulte pour une large part de ses prestations, dont on comprend aisément qu’elles aient tant impressionné ses camarades.

Malgré la grande qualité de ses compositions, Korn pourrait passer pour trop uniforme. Ce serait négliger l’originalité dont peuvent faire preuve les Californiens. Shoots And Ladders est en effet introduit par une cornemuse, instrument pratiqué par Jonathan DAVIS. En outre, Daddy ne ressemble à aucun autre morceau du disque. En premier lieu, il atteint presque le quart d’heure, alors que la majorité des plages n’excède guère les quatre minutes. Ensuite, il s’agit d’un titre très personnel, renvoyant au traumatisme subi par le chanteur pendant son enfance : victime très jeune d’un viol, il est confronté à l’incrédulité de ses parents qui estiment que « ce genre de chose ne [peut] pas arriver à leur fils ». Daddy se révèle d’autant plus éprouvant que DAVIS y éclate en sanglots. Selon lui, ce drame, ainsi que les mauvais traitements que lui infligea son beau-père, sont à l’origine de ses performances scéniques.

Sans parvenir au sommet des charts, l’album, rapidement certifié disque d’or, obtient un franc succès. KORN poursuit son essor dès son deuxième opus Life Is Peachy (1996). Deux ans plus tard, le retentissant Follow The Leader lui offre les meilleures ventes de sa carrière. Avec les départs de HEAD (2005) puis de David SILVERIA, remplacé en 2008 par Ray LUZIER, le groupe a connu les quasi-inévitables changements de line-up. Ceux-ci ne l’ont nullement empêché de sortir régulièrement des albums. Le dernier en date, The Path Of Totality (2011), a été publié par Roadrunner, qui a signé la formation en 2010. Plutôt bien accueilli, il montre un groupe s’ouvrant aux sons dubstep et est marqué par la participation du célèbre DJ SKRILLEX.

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