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Chronique
LOUDBLAST - Burial ground

Style : Metal
Support :  MP3 - Année : 2014
Provenance du disque : Reçu du label
10titre(s) - 45minute(s)

Site(s) Internet : 
Site officiel du groupe Loudblast

Label(s) :
Listenable Records
 (19/20)

Auteur : Jan
Date de publication : 19/04/14
...une arme de destruction massive.
Enfin !! Il est là, dans mon lecteur mp3 !! Trois longues années que j’attendais ce moment avec hâte, même si je suis connue pour être une personne plutôt patiente…Mais là, c’en était trop pour mes pauvres petits nerfs, déjà bien éprouvés ! Alors, quand on m’a proposé de faire la chronique de cette nouvelle pièce maîtresse métallique, je me suis jetée dessus comme un requin affamé sur un surfeur imprudent. Il fallait que je croque dedans afin de m’imprégner de la saveur de cette nouvelle galette ! Patienter jusqu’à sa sortie officielle prévue pour le 28 avril m’aurait rendue littéralement dingue, c’est dire à quel point j’adore ce groupe et sa musique ! Mais, de qui s’agit-il, allez-vous me demander ? Et moi je vous répondrais, avec des yeux exorbités aux veinules sanglantes et les cheveux en bataille, une binouze à la main, que c’est du dernier né du groupe nordiste LOUDBLAST, mené d’une guitare de maître par le sympathique et talentueux Stéphane BURIEZ, le très inspiré Burial Ground.

Effectivement, ayant adoré le précédent opus, le très sombre et glacial Frozen Times Between Life And Death, je ne pouvais plus supporter ce manque que ressentent tous les fans d’un groupe entre deux sorties. Le metal de LOUDBLAST est pour moi une drogue, en plus du chocolat et du thé, et comme je suis quelqu’un qui n’est jamais rassasié, il m’en faut toujours plus. Et, heureusement !, le quartet qui, je le rappelle pour celles et ceux d’entre vous qui ne le connaissez pas, est composé de Stef au chant et à la gratte, du « petit bleu » Drakhian (ancien TAAKE) à la seconde gratte, d’Alexandre LENORMAND (non non, rien à voir avec le Gérard qui est allé se balader avec ses gens heureux) à la basse et d’Hervé COQUEREL derrière les fûts, vient finalement d’accoucher de son septième rejeton, un très beau bébé dois-je ajouter.

Concrètement, Burial Ground est assez éclectique. Là où Planet Pandemonium était thrashy et Frozen Times Between Life And Death plutôt froid et ténébreux, Burial Ground ne l’est pas vraiment. Jouant énormément sur les ambiances, un peu comme Rembrandt le faisait avec l’ombre et la lumière, LOUDBLAST est arrivé à réaliser une toile métallique de toute beauté, mêlant les sonorités lumineuses aux mélodies plus noires afin d’amener l’auditeur dans une autre dimension faite de contrastes intéressants. En fait, en posant plusieurs fois une oreille plus qu’attentive sur Burial Ground, une seule conclusion m’est venue à l’esprit : ce disque n’est ni plus ni moins qu’une sorte de « pot-pourri » des différentes périodes de la formation lilloise, une hybridation réussie entre le passé représenté par le trio d’aînés, à savoir Sensorial Treatment, Disincarnate et Sublime Dementia et Frozen Times Between Life And Death, avec des petits plus qui ont beaucoup d’importance ici.

Cependant, le groupe a souhaité se renouveler un peu et a décidé d’apporter de nouveaux éléments à sa musique, tels que les atmosphères plus légères qu’auparavant ainsi que des parties heavy metal (solo de guitare sur A Bloody Oath et les riffs sur Darkness Will Abide qui n’auraient pas dépareillés sur les opus de GRAVE DIGGER ou MYSTIC PROPHECY, par exemple). Mais, rassurez-vous, chères lectrices et chers lecteurs, LOUDBLAST blaste toujours à fond et ne se détourne pas le moins du monde du style qui l’a rendu célèbre. Seulement, il faut parfois évoluer pour ne pas se transformer en perroquet. Stef et ses collègues l’ont compris. Ainsi, puissant, lourd, grandiloquent, noir, atmosphérique sont autant de qualificatifs qui siéent parfaitement à Burial Ground, dont chaque étape de construction a été soignée au détail près et la production confiée à Francis CASTE (studio Sainte Marthe) pour un résultat au-delà de mes espérances en tant que fan du combo en particulier et du metal extrême en général.

Car, grâce à l’expérience qui est la sienne, LOUDBLAST a su proposer avec Burial Ground une arme de destruction massive. Son death-thrash était déjà une bombe atomique, mais, avec les influences black amenées par Drakhian (Ascending Straight In Circle, Soothing Torments, The Void, The Path) et celles d’Alex (ex-CODE), on se retrouve désormais avec une bombe à antimatière, bien plus puissante et destructrice. Ce qui n’est pas pour me déplaire, bien évidemment. Et qui ne vous déplaira pas non plus. Les nouveaux titres devraient tout exploser sur scène et vous inciter à slammer et à pogoter comme des malades lors des prochains concerts du quartet du Nord, comme j’ai pu le constater en lisant les reports ou les avis post-performances de mes amis de la mini-tournée du groupe en compagnie de BENIGHTED en mars dernier. A noter dans vos agendas la présence de LOUDBLAST au Hellfest le 20 juin !

S’il n’y avait qu’un seul album à emporter sur une île déserte en plein milieu de l’océan Pacifique, outre le Powerslave d’IRON MAIDEN, le Painkiller de JUDAS PRIEST, le At The Heart Of Winter d’IMMORTAL, le Storm Of The Light’s Bane de DISSECTION ou encore le Demigod de BEHEMOTH, ce serait bien ce Burial Ground. Même si Stéphane BURIEZ et ses acolytes ont décidé de s’écarter du chemin pour nous offrir une rondelle différente qui nécessitera plusieurs écoutes avant de pouvoir bien en apprécier toutes les facettes, celle-ci devrait vraiment vous séduire de bout en bout. En tous cas, cela a été mon cas. Il n’y a aucun défaut de « fabrication », la qualité « made in France » est au rendez-vous. Et cette œuvre musicale finira certainement par être considérée par l’ensemble de la communauté metal comme un album majeur de la scène death-black, tel un The Satanist de BEHEMOTH. Je ne vous conseillerais que trop d’acquérir fin avril cette pièce d’orfèvrerie métallique (oui, je suis spécialiste de la tautologie) qui vous apportera la pêche dont vous avez besoin pour vous lever le matin, voire n’importe quand dans la journée. En somme, il s’agit d’un opus énorme et déroutant en même temps, mais qui ne décevra pas le moins du monde les amoureux du groupe tellement il touche du doigt la perfection, à part peut-être les die-hard fans de la période antique des lillois. Dans tous les cas, la recette testée par le quatuor a merveilleusement fonctionné et vous allez vous régaler.
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Alain Le dimanche 20 avril 2014
Frozen Times Betweeen Life & Death était déjà une tuerie Death, Burial Ground propose génialement de nouveaux développements. Voilà un groupe qui n'a jamais hésité à évoluer, sans rien renier. Admirable !
Commentaire de Jan : Salut Alain, oui le nouveau LB est un chef d'oeuvre ! :)
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