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Chronique
NIGHTMARE - The aftermath

Style : Heavy Metal
Support :  MP3 - Année : 2014
Provenance du disque : Reçu du label
11titre(s) - 50minute(s)

Site(s) Internet : 
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NIGHTMARE FACEBOOK
NIGHTMARE MYSPACE 

Label(s) :
AFM
 (19/20)

Auteur : Jan
Date de publication : 23/08/14
L'album de la consécration...
En France, le heavy metal est une véritable institution depuis les années 80. Certaines formations ont disparues en cours de route vers la gloire, d’autres ont tenu bon malgré un parcours parsemé de nombreuses embûches à la fois musicales et personnelles. Parmi ces combos ayant résisté aux tumultes de la vie, NIGHTMARE, un rescapé des eighties qui, depuis plus de 15 ans désormais, ravive pour notre plus grand plaisir notre genre préféré à la sauce frenchie. Après de nombreux albums plus ou moins bons (oublions ceux des années 80 qui n’étaient pas à la hauteur du talent de nos chers grenoblois), le quintet remet, en cette année 2014, le couvert avec un opus sobrement et simplement intitulé The Aftermath.

Bien meilleur que son prédécesseur, le très moyen The Burden Of God, qui nous avait laissé un goût amer de par son côté assez plat, malgré les guests prestigieux qu’étaient Stéphane BURIEZ (LOUDBLAST) et Maggy LUYTEN (ex- BEAUTIFUL SIN, ex- VIRUS IV, ex- EPYSODE), The Aftermath démontre de manière explicite que les isérois ne se laissent pas démonter par une erreur aussi inexcusable que l’était la galette de 2012, et qu’ils ont encore des choses à dire au travers de compositions directes, inspirées et sombres qui plairont à la majorité de sa fanbase.

Bien différent des brûlots que furent The Dominion Gate et Genetic Disorder, les deux chefs d’œuvre du groupe à mon humble avis et la quintessence du heavy metal à la française, The Aftermath se veut moins emphatique grâce aux titres courts et efficaces qui le composent ainsi qu’à une production plus rêche que d’habitude, réalisée par Jan VACIK et Mario LOCHERT au sein du studio Dreamsound à Munich. Par ailleurs, le ton de l’album se veut plus agressif tout en restant dans une veine classique, bien qu’une certaine modernité soit présente, notamment via le son de l’ensemble, puissant et massif. Néanmoins, les garçons n’oublient pas que s’ils veulent rester au top et se forger une renommée internationale plus solide hors d’Europe et d’Israël, ils doivent impérativement ratisser large et plaire à un vaste panel générationnel, y compris les plus jeunes. Du coup, certains éléments symphoniques qui pointaient déjà le bout de leur nez sur The Dominion Gate refont leur apparition avec plus ou moins de discrétion sur l’intro éponyme et en arrière-plan sur I Am Immortal, Ghost In A Mirror, The Bridge Is Burning et Alone In The Distance.

Musicalement, NIGHTMARE a énormément gagné en énergie et en maîtrise de chaque partie du processus de composition, ce qui fait de The Aftermath, leur enregistrement le plus abouti en termes d’interprétation et d’émotions. Outre l’introduction tout en douceur qui fait dresser les cheveux sur la tête tellement on peut avoir l’impression de se retrouver sur un disque de metal symphonique, c’est à partir de la seconde piste, Bringer Of A No Man’s Land, que les choses sérieuses commencent. Dès les premières notes, rassurantes soit dit en passant, NIGHTMARE envoie du lourd. Et cela fait un bien fou de retrouver également la superbe voix de Jo AMORE, toujours aussi versatile. Pas de doute possible, NIGHTMARE tient là son meilleur ouvrage à ce jour, sans aucun doute dû au fait que le groupe a changé de line-up il y a un peu plus de deux ans, J.C. LEFEVRE ayant cédé sa place à Matt ASSELBERGHS peu de temps après la sortie de l’album Insurrection en 2009 et la tournée qui a suivie et qui a donné naissance à un DVD live filmé le 30 octobre de la même année à Grenoble, et que, malgré la fausse note The Burden Of God, le quintet a pu retrouver un nouveau souffle qui, je l’espère pour eux, va durer, NIGHTMARE étant connu pour changer de guitariste comme de chemise depuis ses débuts…

Mais, retournons à l’album. De bout en bout de The Aftermath, les riffs acérés, les tempos frénétiques et les mélodies envoûtantes se succèdent à un rythme effréné pour notre plus grande joie. Forbidden Tribe, Necromancer, Invoking Demons ou bien Digital DNA, sont autant de tubes potentiels qui risquent bien de vous trotter dans la tête pendant très longtemps, comme l’ont fait Cosmovision ou Mind Matrix Schrizophrenia par le passé. Pas une seule seconde de temps mort n’est présente. Seules règnent la fougue des musiciens les plus jeunes et l’expérience des plus âgés. Ce mariage des qualités a permis l’émergence d’une galette monstrueuse qui va propulser les isérois parmi les ténors du heavy metal européen, voire mondial. Ce qui serait une bonne chose, vu le manque de reconnaissance du metal mélodique francophone de nos jours. Par ailleurs, NIGHTMARE, mettant toujours les petits plats dans les grands pour faire plaisir à ses fans, a cette fois invité Elie SYRELIA, la vocaliste de SOLISIA, pour pianoter un petit coup sur l’avant- solo de The Bridge Is Burning, David BOUTARIN de THE SEVEN GATES et FOR MANY REASONS pour pousser la chansonnette en grognant méchamment sur Digital DNA et Ghost In The Mirror, Patrick LIOTARD de POLARBITCH pour poser sa voix sur Forbidden Tribe et Mission For God et le claviériste Jonathan MENARD de VELOCE HYSTORIA qui vient, par sa présence, apporter de la profondeur aux morceaux en leur offrant quelques atmosphères bienvenues. Côté artwork, c’est Anthony MOUCHET, accessoirement six-cordiste de PSYGNOSIS, qui s’est collé à la tâche pour un résultat assez proche de celui de la pochette du dernier VANDEN PLAS, Chronicles Of The Immortals : Netherworld (Path 1) (dont l’artiste n’est autre que Stanis W. DECKER, bassiste du combo de prog’ metal AWACKS et illustrateur pour plusieurs formations européennes et américaines, dont ADX, KILLERS, MANIGANCE, LAHANNYA, MONUMENTS, NO RETURN, STRYPER, TIMO TOLKKI’S AVALON, et j’en passe), mais qui change radicalement des couvertures précédemment réalisées pour NIGHTMARE.

Après plusieurs écoutes consécutives, il est plus qu’évident que cet album est celui de la consécration pour NIGHTMARE. Des opus comme celui-ci ne poussent pas comme des champignons et il est, donc, important de préciser que The Aftermath a dépassé toutes mes espérances. Ce disque surpasse largement, qualitativement parlant, les derniers GRAVE DIGGER et ACCEPT. Et c’est un exploit, quand on a en face de soi des seigneurs du heavy metal tels que les deux combos teutons que je viens de citer et qui ont donné des lettres de noblesse à ce style élégant et racé. NIGHTMARE est apparemment arrivé au paroxysme de son talent et doit maintenant maintenir ce cap. Cela ne va pas être chose aisée, mais Jo et son frère David, Yves, Frank et Matt ont en eux le pouvoir de tenir bon et de continuer sur cette lancée. Toutefois, rien n’est jamais certain à l’avance…Seule certitude réelle : The Aftermath va vous botter les fesses bien comme il faut ou vous exploser à la figure. Dans les deux cas, préparez-vous au carnage, ça va riffer grave dans votre home sweet home dans les prochaines heures !!
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